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IV. CLASSE

ONYCHOPHORES

Arthropodes à corps vermiforme, présentant antérieurement une paire d' antennes annelées. Une bouche subterminale, armée intérieurement de deux paires de crochets fonctionnant comme des mandibules. Un nombre variable de paires d’appendices locomoteurs, se répétant régulièrement sur toute la longueur de la face ventrale du corps et réduits à un cône membraneux, terminé par deux crochets. Trachées rudimentaires.

Importance de la classe des Ouycliophores ; sa distribntiou géographique. —

Tous les animaux qui appartiennent à la classe des Onychophores sont actuelle-

ONYCHOPHORES.

ment réunis dans un seul genre, le genre Peripatiis, Guilding, qui fut un moment considéré comme un genre d’Armélides terrestres. Les Péripates ont excité un vif intérêt en raison de l’apparence très primitive de leur organisation externe et de leur singulière répartition géographique qui semblent les signaler comme remontant à une haute antiquité, et se rattachant de près à la souche ancestrale des Arthropodes terrestres. Tous les Péripates actuellement connus appartiennent à l’hémisphère austral; mais ils sont disséminés dans des régions sans communication entre elles.

Les espèces de Péripates sont assez nombreuses; beaucoup d’entre elles sont encore incomplètement caractérisées, mais on est au moins fixé sur les localités dans lesquelles le genre est représenté; ce sont: 1“ les Antilles {P. jidiformis, de Saint-Vincent, Cuba, la Jamaïque); 2“ la Guyane, le Venezuela, l’Amazone (P. Edwardsi) ; 3° le Chili (P. Blainvülei] ; 4° l’Australie (P. Leuckarti) ; S" la Nouvelle-Zélande (P. Novæ-Zelandiæ)] 5“ le ca|) de Bonne-Espérance (P. Capensis, fig. 868; P. Balfouri et P. brevis). Si l’on admettait l’hypothèse proposée non sans vraisemblance par quelques auteurs que toutes ces espèces dérivent d’une forme unique qui se

Fig. 868. — Peripatus capensis (d’après Moseley).

serait répandue et diversifiée sur des terres en continuité, il faudrait admettre que m le genre Peripatus remonte à une période où l’Afrique australe, l’Australie, la Non- B velle-Zélande, l’Amérique du Sud, y compris les Antilles, ne formaient qu’un seul et B même continent complètement séparé des terres boréales. Comme cette distribution w géographique est sensiblement la même que celle des Oiseaux coureurs ou RATiTÆjK qui se prêtent aux mêmes raisonnements, elle n’assigne pas aux OnychophoresT . une ancienneté nécessairement plus lointaine que la période secondaire; or, à cette ^ époque, toutes les classes d’Arthropodes étaient déjà en pleine prospérité, de sorte que les Péripates peuvent tout aussi bien être des descendants dégénérés de l’une d’entre elles que des descendants non modifiés des formes ancestrales primitives.

morphologie externe. — Les corps de Péripates est allongé, légèrement aplati dans le sens dorso-ventral, surtout du côté ventral, atténué à ses deux extrémités, principalement à fextrémité postérieure; il ne présente pas de division nette en segments, et l’on ne saurait davantage y distinguer de régions distinctes ; le corps est d’une seule venue, et rien ne permet d’y reconnaître même une tête. La bouche est située à l’une j des extrémités du corps que nous appellerons V extrémité céphalique ou animewre; elle ! est nettement ventrale; l’anus est situé à l’extrémité opposée; il est terminal; immé- j diatement au-devant de lui, sur la ligne médiane de la face ventrale se trouve un j orifice impair qui est Yorifice génital. Les appendices n’éprouvent de modifications | qu’au voisinage de ces orifices. Au-dessus de la bouche, exactement à l’extrémité antérieure du corps, deux appendices allongés constituent les antennes-, à l’intérieur de la bouche, deux tubercules symétriques, qui ne sont que deux pattes modifiées, portent chacune deux puissants crochets, aplatis, qui sont les organes masticateurs-, \

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