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TISSUS PARIÉTAUX

cuticulaires des Ponlodrilus et probablement de la plupart des Lombricieus terrestres sont dans ce cas.

Les cellules cylindriques et les cellules coniques à extrémité ramifiée présentent dans un grand nombre de cas une modification remarquable au voisinage de leur extrémité libre. On y observe une couche de substance plus ou moins épaisse, peu

Fig. 306. — Endothélium des capillaires lymphatiques imprégné d’argent dans l’intestin du Lapin. — 208 diam. (d’après Ranvier).

Fig. 307. — Cuticule et hypoderme de la larve de Corethra.

Fig. 308. — Cellules épithéliales de l’intestin de la Grenouille, isolées après l’action du sérum iodé. — e, plateau strié; n, noyau; o, extrémité irrégulière des cellules. — 560 diam. (d’après Ranvier).

résistante à l’action de l’eau, se colorant d’ordinaire plus lentement que le reste de la cellule sous l’action des réactifs et traversée par de fins canalicules. C’est ce qu’on appelle le plateau de la cellule. L’épithélium de l’intestin grêle de l’Homme est formé de cellules cylindriques à plateau; celui de la Grenouille, de cellules à plateau, à extrémité ramifiée (fig. 308).

Dans la couche épidermique de certaines régions de l’ombrelle des Méduses de la cavité gastrique des Coralliaires (Sagartia)^ dans la gouttière ambulacraire des Échinodermes

Fig. 309. — ■ Cellules épithéliales et fibres neron trouve de nombreuses cellules terminées veuses d’un filament mésentéroïde de Sagartia

vers l’extérieur par une sorte de long gou- (d’apres o. et r. Hertwig).

lot, vers l’intérieur par uu filament unique variqueux (fig. 309). Cette forme particulière de cellules épithéliales constitue probablement des cellules sensitives en rapport avec des fibrilles nerveuses.

Toutes ces formes de cellules sont susceptibles de présenter à leur surface libre des cils vibratiles. L’importance physiologique des épithéliums vibratiles est si considérable qu’on les considère habituellement comme formant un groupe à part, bien que des cils vibrants puissent être portés par des cellules de n’importe quelle forme. Ils revêtent le corps tout entier d’une foule d’embryons (beaucoup d’ÉPONGES, la plupart des Polypes, divers embryons de Vers annelés, gastrula à'Amphioxus) ou se disposent en ceintures (trochosphère, embryon mésotroque

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des Cüetopteridæ), en bandes diversement contournées (embryons d’ÉcniNO- DERMES, des Némertiens, Tornaria). Sauf chez les Arthropodes, ils sont le revêtement constant des branchies et même des organes de respiration aérienne, notamment de la trachée-artère chez l’Homme, des cavités pulmonaires et de la trachée-artère de la plupart des Vertébrés terrestres. La plus grande partie du tube digestif est vibratile chez les Échinodermes, beaucoup de Vers annelés, y compris le Lombric terrestre, un grand nombre de Mollusques et même VAmphioxus. L’épithélium de la cavité générale chez les Échinodermes, l’épithélium interne des organes segmentaires des Vers annelés, celui des systèmes de canaux sécréteurs des Vers plats sont de même vibratiles.

On doit distinguer deux sortes de cellules vibratiles : les cellules flagelliféres, à un seul cil, le plus souvent allongé en flagellum, et les cellules pluricilides auxquelles on peut, par abréviation, réserver le nom de cellules ciliées. Les cellules flagelliféres sont surtout fréquentes chez les Phytozoaires. Elles se présentent dans la cavité gastrique ou dans les corbeilles vibratiles des Éponges calcaires (fig. 9f, p. 6o) avec une forme qui reproduit exactement celle de certains Infusoires flagellifères {Codosiga, Codonocladium, fig. 36, p. 32, etc.) ; une collerette hyaline entoure la base du flagellum. La collerette manque dans les cellules flagelliféres des Polypes, dont le flagellum est généralement court (fig. 41, p. 33, fig. 89, p. 64).

Le nombre des cils qui surmontent les cellules pluriciliées est, comme leur forme,

très variable. Il oscille entre 10 et 30 chez les Mammifères. Chez les Invertébrés les cils, le plus souvent aplatis, sont longs et pointus; chez les Mammifères, ils ont fréquemment la forme de petites lanières terminées par une extrémité arrondie (fig. 310, n° 2 et n“ 3). Ils peuvent se souder entre eux et former des lames ou des mem-

Fig. 310. — 1, cellule à cils vibratiles de l’aesophage de la Grenouille, après macération dans le sérum iodé; c, cils vibratiles ; p, plateau ; n, noyau ; m, extrémité irrégulière de la cellule (1100 diam.). — 2, cellule épithéliale à cils vibratiles de jla trachée du cochon d'Inde; alcool à un tiers; bleu d’aniline soluble. — c', cils; q, plateau strié; n, noyau; l, extrémité pointue de la cellule. — 1000 diam. — 3, deux cellules à cils vibratiles des fosses nasales de l’homme, isolées dans le liquide du coryza. — 750 diam. (d’après Ranvier).

branes ondulantes (membranes buccales de beaucoup d’iNFUsoiREs, lames pectinées des Cténoprores). Les cils semblent d’ordinaire reposer sur un plateau strié longitudinalement (fig. 310, n° 2) qui rappelle beaucoup l’aspect de la formation que présentent les cellules dites à plateau. Mais tandis que les vrais plateaux sont très lents à se colorer sous l’influence des réactifs, les plateaux des cellules ciliées se colorent au contraire les premiers. Ces plateaux sont traversés par de fines stries qui ne sont autre chose que des canalicules au travers desquels les cils se prolongent jusqu’au cytosarque de la cellule.

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