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CLASSIFICATION DES TISSUS CONJONCTIFS

organes actifs tels que les glandes, les muscles et les nerfs; 5° de constituer des intermédiaires, au point de vue de la nutrition, entre les organes digestifs et les diverses parties du corps.

On peut grouper les formations conjonctives de la façon suivante : lo tissus de

Fig. 314. — Glande sous-maxillaire du Chien adulte. Coupe faite après durcissement par l’acide picrique. Coloration par le picrocarminate. — A, acinus coupé suivant son axe; B, acinus coupé en travers près de son fond; a, cellule muqueuse; I, canal excréteur muni d’un épithélium strié; m, couche endothéliale avec des noyaux n; g, croissants de Gianuzzi; in, lacunes lymphatiques intermédiaires. — 330 diam. (d’après Ranvier).

Fig. 315. — Glandes à pepsine, a, en voie de formation par plissement de la muqueuse ; 6, complètement formée.

substance conjonctive simple; tissu conjonctif réticulé; 3° tissu gélatineux; 4® tissu fibrillaire; 5° tissu élastique; 6° tissu cartilagineux ; 1° tissu osseux.

Fig. 316. — Coupe d’une vertèbre de la larve du Domhinator igneus. Ch, cellules de la corde dorsale ; ChS, étui de la corde ; Sk, tissu squelettogène ; N, moelle épinière.

Arthropodes elles Mollusques, et constitue f tébrés (fig. 316).

Tissu de substance conjonctive simple.

— Le tissu de substance conjonctive simple est formé de cellules plus ou moins régulières, souvent enveloppées dans une membrane assez résistante, mais d’ailleurs contiguës, la substance interstitielle étant réduite au minimum. Ce tissu forme la masse parenchymateuse qui remplit le corps des Trématodes, se retrouve fréquemment chez les

Fig. 317. — Cellules axiales d’un tentacule de Campanulaire.

la corde dorsale des embryons de Ver-

LES TISSUS

L’axe entodermique des tentacules de certains Polypes hydraires {Obelia, Campanularia, lîg. 317) est formé de cellules qui ressemblent beaucoup aux cellules du tissu conjonctif simple, d’où l’on peut conclure que l’origine embryogénique de tissus remplissant les mêmes fonctions et ayant la même forme peut être fort différente.

Les formes de tissu conjonctif désignées par les anatomistes sous les noms de tissu conjonctif gélatineux, réticulé, fibrillaire , ont entre elles les plus grandes ressemblances. Dans ces divers tissus on observe toujours un système de faisceaux de fines fibrilles, comprenant entre eux des éléments cellulaires qui se moulent fréquemment sur les faisceaux. Ces derniers sont souvent revêtus par un délicat endothélium de cellules aplaties, à bords sinueux, ressemblant aux cellules endothéliales des vaisseaux. Parmi ces faisceaux de fibrilles conjonctives que le carmin ammoniacal colore en rose et qui se gonflent sous l’action de l’acide acétique et de la potasse, courent d’autres . fibrilles qui résistent à l’action de ces réactifs, ne se laissent pas colorer par ' le carmin, mais prennent une teinte jaune clair sous l’action de l’acide picrique, d’un jaune brunâtre sous ' l’action de l’iode; ce sont les fibres élastiques (flg. 318, h).

Ces diverses parties constitutives du tissu conjonctif n’ont pas la même valeur morphologique. Le tissu conjonctif des embryons est toujours exclusivement formé de cellules, comme celui des Trématodes qui représente, par conséquent, un état primitif. Mais peu à peu un liquide albuminoïde apparaît entre les éléments cellulaires, sépare les uns des autres les éléments primitifs qui flottent désormais dans sa masse, où ils prennent le plus souvent une forme étoilée, et peuvent former un réseau en s’unissant par leurs prolongements. Les fibrilles conjonctives et les j fibres élastiques ne sont que le résultat d’une modification des substances albuminoïdes primitivement dissoutes dans le liquide interstitiel, et sont par conséquent non des éléments vivants, ou des plastides modifiés, mais de simples substances inertes. Les fibrilles conjonctives semblent apparaître d’emblée sous forme de filaments; elles se montrent les premières et quelquefois existent seules; les fibrilles élastiques résultent, au contraire, de la fusion de granulations primitivement disposées en files plus ou moins anastomosées (fig. 319).

Les caractères des diverses formes du tissu conjonctif proprement dit dépendent de la proportion relative du liquide interstitiel, des faisceaux de fibrilles conjonc- ! tives et des fibres élastiques.

Dans le tissu gélatineux ou muqueux (fig. 320), les fibrilles conjonctives existent '

Fig. 31S. — Tissu conjonctif vivant d’une Grenouille. a, cellule pille, contractée, renfermant un petit bloc obscur; ô, corpuscule étoilé à noyau vésiculeux; d et e, cellules à grosses granulations, n’oflfrant aucun mouvement; /; fibrilles; jr, faisceaux de tissu conjonctif ; h, réseau élastique (d’après Frey).

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