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TISSU NERVEUX

tuent les fibres nerveuses. Ces fibres très délicates, ou tout au moins un grand nombre d’entre elles sont en continuité avec certaines cellules épithéliales; on peut d’autre part les suivre dans les faisceaux des fibres musculaires des Echinodermes, où elles portent de place en place des renflements pourvus d’un noyau (Comatules); mais on ignore jusqu’ici comment elles se mettent en rapport, chez ces animaux, soit avec les fibres musculaires, soit avec les cellules des glandes.

La différenciation des parties du système nerveux, sans doute par suite d’une rétrogradation, est à peine plus avancée chez les Nématodes, les Trématodes et les Cestoïdes, tous parasites. Ce n’est guère que théoriquement qu’on peut distinguer chez ces animaux des ganglions. Cette distinction s’accentue au contraire chez les Vers annelés et les Mollusques, à mesure que l’on s’élève dans ces classes d’animaux; elle est toujours très nette chez les Arthropodes et les Vertébrés.

Il convient d’étudier séparément les fibres nerveuses et les cellules.

Les fibres nerveuses sont de deux sortes, qui ont été désignées depuis longtemps sous les noms de fibres pâles (fig. .360) et de fibres à double contour (fig. 3b6). Les premières ont l’aspect de filaments homogènes qui, après avoir été soumis à l’action d’un acide faible (acide citrique étendu ou acide formique), prennent une coloration violette lorsqu’on les laisse quelques heures en contact avec une solution de chlorure d’or; l’acide osmique n’a sur ces fibres qu’une faible action colorante.

Les fibres à double contour sont ainsi nommées parce que, examinées à un grossissement suffisant, elles se montrent constituées par un filament comparable à une fibre pâle, le cylindreaxe, entouré d’une gaine d’une substance particulière, la myéline, que l’acide osmique colore fortement en noir, comme il colore les graisses.

La myéline est elle-même comprise entre deux membranes délicates, la membrane de Schwann, comparable au sarcolemme des faisceaux pri- Fig. 356. — Tube nerveux à myéline du nerf

...„ J , ... . , . 7 sciatique du Lapin adulte, dissocié dans une

mitifs des muscles stries, et la game de Mauthner qui sépare la myéline du cylindre-axe.

Les fibres à myéline paraissent jusqu’ici propres aux Vertébrés; mais ces animaux sont aussi abondamment pourvus de fibres pâles, dites fibres de Remak, qui sont fréquentes surtout dans les nerfs dépendant du grand sympathique et dans les nerfs mixtes. Ces fibres se ramifient et s’anastomosent entre elles; elles présentent une structure fibrillaire très caractéristique et sont enveloppées d’une mince couche protoplasmique pénétrant entre les fibrilles et contenant des noyaux allongés, étroitement appliqués contre la surface de la fibre (fig.358,n). Cette couche protoplasmique et les noyaux qu’elle contient représentent peut-être dans les fibres de Remak la gaine à myéline des fibres à double contour.

Le cylindre-axe des fibres à double contour se prolonge d’une part jusqu’à une

solution de picrocarminate à 1 pour 100. Le dessin a été fait une heure après le début de l’action du réactif, A, à un grossissement de 300 diamètres ; B, à 600 diamètres. — a, étranglement annulaire; m, gaine de myéline; cy, cylindre-axe (d’après Ranvier).

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cellule ganglionnaire, d’autre part jusqu’à une cellule épithéliale, une cellule glandulaire, ou une fibre musculaire. Il est toujours dépourvu de myéline dans son trajet à travers les centres nerveux et perd aussi sa gaine au moment où il est sur le point de se ramifier sur les cellules musculaires. La gaine de myéline des fibres à double contour est divisée en segments par des rendements biconîques (fig. .359, C, Dr) du cylindre-axe, régulièrement espacés et auxquels correspondent des épaississements annulaires de la membrane de Schwann (Ranvier). Chaque segment est rétréci au niveau des renflements biconiques, et porte vers son milieu un noyau allongé longitudinalement et fixé à la membrane de Schwann par une petite masse protoplasmique, qui s’étend d'ailleurs au delà du noyau, paraît doubler la membrane dans toute son étendue et se continuer avec la gaine de Mauthnerg (fig. 358). On peut donc comparer chaque segment à myéline à une cellule adipeuse en forme de manchon dont l’axe creux serait occupé par le cylindre-axe. Les réactifs que la myéline empêche d’atteindre le cylindre-axe peuvent arriver jusqu’à lui au niveau de chaque étranglement où la myéline manque.

On reconnaît ainsî que le picrocarmînate d’ammoniaque

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