‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 127 sur 278 · BAUME · texte numérisé non relu

BAUME

r Menthe sauvage {menihasire, meniha sylvesiris L.) 2° Menthe aquatique {meniha aquaUea L.) 5° Menthe pouliot {meiitha pidegium .L.)

Ces trois espèces de menthe croissent partout en France spo^mné^^ni La menthe aquatique, que l'on trouveîdans les terrains marécageux et humides, est la plus commune..

Préparaiflons et doses.

A L'iNTÉniEtm : lufasion , 8 à gram. par kilog. d eau. Eau disiUlé^ , SO à 400 gram. en potion. Sirop {\ de feuilles sèches sur \G d'eau bouillante et 32 de sucre),

45 à 60 grammes.

Suc mêlé avec aulaui de'wop aimpte, 45 à 50 grammes. Teinture ( 4 sur 8 d'alcool à 20° ), 45 à 30 gram. en potion EsprU ou alcoolat (4 sur 4 d'alcool à 20»), 4 à 5 gram. dan. une

Hmle^^e^sentieUe , 40 à 40 cenlig. sur du sacre on en potion. A L'EXTÉRIEUR : Infusiou , de 45 à 30 gram. par kilog. d'eau on ds vin pour lotions, fomentations, Jnjections, etc.

ProprSétéii.

Les feuilles et les fleurs de ces plantes sont toniqu^'s , excitantes, stomachiques, antispasmodiques. Les menthes portent surtout leur effet sur 1« système nerveux , en réveil-

lani puissaminem l'aciion des lissiis. J< lies conviennent dans les affections atoriiques de resloinac, les naluosiiés, les cardialgies, dans l'hystérie, l'hypocondrie, certaines améiiori'hees, flux chroniques, vomissements spasmodiqucs, etc.

[ La menthe pouliot active rcxhalaiioii broiichitiue et favorise 1 expectoration. A ce litre on l'emploie vulgairement dans l'asthme, dans rcngouemeni nuKjiieiix des voies aériennes chez les vieillards, où je l'ai vu agir comme le serpolet, la sauge, l'hysope, etc. Sauvages a' recommandé 1 infusion aqueuse de celle espèce de menthe dans la coqueluche, et Cullen dit qu'elle lui a paru nuisible dans celte maladie , ainsi que tous les échauffants. Celle différence dans les résullats tient, sans doute, aux circonstances diverses dans lesquelles se trouvaient les malades, soii sous le rapport des périodes de la maladie , soit sous celui des symplôrnes concomitants ou des complicalions. Il est, en effet, de la dernière évidence que, s'il y avait dans les cas observés par le premier, atonie , absence d'irriiaiion et de phlogose pulmonaire, l'usage de la menihe a pu être a\aniageux, tandis que si , dans ceux où Cullen administra cette plante, il y avait plélhore, orgasme des voies respiratoires, vive sensibilité de ces voies , elle ne pouvaliqu'augmenier ces symptômes et produire même des accidents plus ou moins graves. Les mêmes remarques peuvent s'ajjpliquer à ce qu'ont dit les anciens de la venu emménagogue du pouliot, venu qui ne peut être que relative à l'état d'asthénie, au défaut d'excitation, soit générale, soit locale. La menihe crispée est aussi tellement emménagogue que, selon Bodarl [Bot. méd. compar.), son huile essentielle a souvent causé des hémorragies utérines.

Suivant Campegius, le suc de menihe (dont il n'indique pas l'espèce) , mêlé avec du vinaigre ou du suc de grenade, arrête le hocquet, le vomissement, l'hémorragie, le choléi-amorbus, et tue les lombrics.

A l'extérieur, les menthes conviennent dans les engorgements cellulaires non inflammatoires, l'œdèuie, et dans tous les cas où les aromatiques sont indiqués. On en fait un grand usage dans nos campagnes. On compose avec ces pîanies un vin aromatique pour l'usage extérieur, comme résoluiif.

On enq)loie, conmie ayant les mêmes propriétés, la meiuhe verte romaine ou à épis {mentha viridis (L.) ; la menihe crépue ou frisée [meniha crispa (L.) ; la menthe ridée,' menihe à feuilles rondes, de cimetière [mentha rotondlfolia (L.)

On doit cueillir les feuilles de menthe un peu avant la

floraison, et, afin qu'elles conservent une partie de leur couleur et de leur odeur, on les fait sécher rapidement à l'étuve. xAinsi préparées, elles donnent un meilleur produit à la distillation .

MEOTHE POIVRÉE,*

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