NAVETTE
COLZA , COLSA.
Brassica oleracea arvensis (T.) Brassica campestris (L.)
La navette ou colza, que l'on cultive surtout dans le nord de la France comme plante oléagineuse, semble être une des espèces primitives peu altérées du genre brassica.
Proprîeiés.
L'huile de navette, d'une couleur jaune , irès-visqueuse , ayant une odeur analogue à celle des piaules crucifères , est
aonce et d-u.e odeur ^.éable ciu^
savoiis, peut, comme l luiiio Yermifuge. Prise h
nlovée en médecine : elle est laxativc ^^y^^"' n ..
KTose de 60 à lOQ g'^^mmes , par eu. er^^^^^^^^^^ cesser des constipations opiniâtres Da ce^^^ ;^^^^^^ les alTections verm.neuses Jf ^ ^' ^^^^^^^^^^^^ pour remplacer lavements. On peut s'en ^e'-vu' a } extei leiu^^^ P^^ composition les huiles d'amandes douces et d olives dans la cou y des liniments.
NÉNtJPHAK,
LYS d'Étang.
Nijmphœa alha major {T.]-Nymphœn alba (L.)
Le nénuphar brille à la surface des étangs comme le lys dans iioTparterres. Ses racines et ses lleurs sont usitées.
Préparations et rtoscs.
A L'INTKHIEDR : Infusion , de 400 à 500 gram. (racine) par kil. d'eau.
Eau dislillée, en potion. inft»r pn notion
Sirop ( i sur 2 d'eau bouillante et de sucre), 50 a 100 gi . en pouon.
A l'extérieou : en cataplasmes.
PrOBsriélés.
Les anciens ne balancent pas à reconnaître dans les semences et la racine de nénuphar, la vertu d'eleindre les dSrs vénériens, et même d'abolir la faculté génératrice Personne n'ignore la confiante ei aveugje crédulité avec laauelle les religieuses de nos couvents faisaient usage de cette plante pour réprimer des désirs que l'on ne parvient a éteindre que par l'absence de toute excitation, soit morale,
Re^Sée^par les uns comme émolliente et rafraîchissante, Cl na? les autres comme excitante à la manière des toniques et des amers, nous restons dans le doute sur les véritables propriétés de la racine de nénuphar. Ce dont j'ai pu me convaincre , c'est qu'à l'état frais elle rougit et enflamme la peau sur laquelle on l'applique. Cet effet explique le succès (tout révulsif) quQ Detharding a obtenu contre la fièvre intermittente, en appliquant cette racine, coupée en long, sur la plante des pieds.
[ Bien que les lleurs de nénuphar aient ete regardées par
Alibeit comme légèrement narcotiques, elles ne sont en lealiie, maigre lenr odeur un peu nauséabonde, que mucilagineuses , emoliientes et adoucissantes ]
IVEIiPRUlV,
NOIRPRUN , BOURG - ÉPINE.
Hhammes catJiarticus (T.) Rhammes cathariicus (L.)
Le nerprun est un arbrisseau très-commun dans les taillis, dans les haies , dans les forêts de la France et de l'Europe septentrionale, où on peut le multiplier à volonté. Les baies seules sont employées.
Piëparations et dosos.
A l'iatéhietjr : Décoriiuu , 20 à 50 baies par kilog deaii. Suc cjpnmé dfS baies, de 8 à 50 •^ram. en [.otion ETiraii des haies ou rob , de 1 à 8 giam. en potion. Sirop (] de suc des baies sur i de sucre), de 50 à 100 gr. en poiion.
A l'exïéhiedr : Sw<:,en lavement, de 50 a 100 gr. délayé dans l'eau. *• Proprîéicsi.
Les baies de nerprun sont un purgatif drastrique énergique , commode et sûr. On l'a surtout recommandé dans les hydropisies, et, comme puissant révulsif, pour déplacer cerines affections éloignées (apoplexie, congestions célébrales, paralysies). On l'a aussi vanté comme vermifuge. Il produit une vive irritation de la muqueuse gastro-intestinale, et agit souvent comme émélo-cathartique.
Les habitants de la campagne font un usage fréquent des baies de nerprun pour se purger. Ils en avalent de dix à vingt , fraîches ou sèches , et mangent immédiatement après de la bouillie pour émousser l'action irritante de ces pilules toutes préparées par la nature. Ils les emploient aussi en décoction au nombre de 40 à 60 pour 390 grammes d'eau , en y ajoutant un peu de miel.
J'ai souvent administré les baies de nerprun en substance, en faisant avaler par dessus un verre de décoction de racine de mauve ou de guimauve miellée. J'ai aussi donné la décoction et le suc mêlés avec le mucilage étendu dont je viens de parler, ou avec le bouillon de veau. Ce purgatif est très-approprié au tempérament des habitants de la campagne qui , pour l'ordinaire, est peu irritable. Le sirop de
nerormi a conservé sa place dans nos pharniaeies ; il entre Sans ^"s por.ons purgatives. Je l'administre souvent seul dans un peu de décoction mucilagmeuse.
Linné prescrivait un gros (4 gram.) de gramo do nerprun torréfiée ei pulvérisée . ou deux gros (8 gram.) en decocuon. To HM^^ort en administrait depuis 4 gram. lusqu a 6 sèches et pulvérisées dans un peu de conserve d orange, ou bien 5 h 20 baies boui,11ies pendant une demi-houre dans un bou lon avec un demi-gros g^am.) de crème d^^^^^^^^ Duro-ation est douce et ne cause aucune tranchée. Un aoit Choisir surtout pour être conservés, les grams gros , b,en nourris noirs, luisants, glutineux et sucements.
L'écorce moyenne de nerprun est éméto-cathari.que ; mais on n'en fait point usage, sans doute à cause de la facilite que Ton a de se procurer les baies de cet arbrisseau.