NOYER
Nux juglaus , sive regia vulgaris (T.) JugJans rcgia (L )
Le noyer, originaire de la Perse, est naturalisé en France, quoiqu'il n'y soit point acclimaté au point de pouvoir résister au froid des hivers rigoureux. On emploie les feuilles , le brou , les écorces et les fleurs.
Préparations et cSoses.
A l'intérieur : Infmtion des fe-uilles fraîches ou sèches, 15 à 20 ffram par kilog. d'eau ; 2 à 5 tasses par jour. Décoction de feuilles fraîches, de 45 à 30 gram. par kil. d'eau;
2 à 5 lasses par jour.
Bécoctiou de brou sec, de 30 à 60 gram. par kilog. d'eau. Teinture de brou (\ sur 6 d'eau-de-vie) , de 20 à 30 grammes. Extrait de hou. de 2 à 8 grammes.
Extrait de feuilles fraiches (par la méthode de déplacement),
AS à 96 cent, en pilules avec suffisante quantité de poudre de
feuilles de noyer. Extrait de feuilles sèches (se conserve plus long- temps), idem. Sirop ( 40 cent, d'extrait pour 52 gram. de sirop simple) , 2 à 4
cuillerées à café aux enfants dans les vingt -quatre heures;
30 à 45 gram. pour les adultes.
Sirop avec les feuilles vertes (plus aromatique, mais moins facile
à doser) idem.
A l'extérieur : Huile, de 20 à 30 gr. en lavements, frictions, etc. Feuilles sèches ou fraîches, en décoction pour bains, lotions,
injections, fumigations, cataplasmes, pansements, etc.
Propriétés.
Les différentes parties du noyer sont astringentes, toniques , sudorifiques, détersives. On les utilise contre les scrofules , les affections herpétiques et vénériennes , l'ictère , les ulcères aloniques , scorbutiques, scrofuleux , les aphtes. L'extrait de brou de noix est purgatif et anthelmintique, avantageux contre les lombrics. L'huile est calmante , adoucissante , tant qu'elle est récente. L'écorce intérieure de la racine est vésicanie.
Dans un mémoire de M. le docteur Baudelocque inséré dans la Revue médicale {année 1833), on trouve une observation fort intéressante sur l'emploi des feuilles vertes du noyer et des noix tendres contre les affections scrofuleuses. Voici cette observation : M, Psorson, médecin à Chambéry, rapporte qu'une fdle , âgée d'environ vingt ans, se présenta
l iiez lui dans l'état le plus pitoyable. Oiitie plusieurs autres symptômes de scrofules, son cou était tellement sillonné par de larges ulcères , allant de la mâchoire aux clavicules , et même jusque sur la poitrine , que presque toul le muscle peaucier semblait mis à nu. En plusieurs endroits la peau avait évidemment été détruite par le mal , et une abondante suppuration découlait de ces vastes ulcères.
Cette malheureuse offrait un aspect si repoussant, que sa famille l'avait chassée, et qu'elle ne trouvait à servir nulle part. M. Psorson se rappela que le professeur Jurine , de Genève , avait souvent retiré de bons effets de la tisane de feuilles de noyer et des noix tendres non écalées dans le traitement des engorgements lymphatiques II conseilla donc à sa malade d'en prendre au moins une verrée le matin à jeun, le midi et le soir, de laver en outre ses ulcères avec de l'eau salée , et de les couvrir dans l'intervalle avec des cataplasmes des mêmes feuilles de noyer cuites. Ce médecin l'engagea en même temps, comme on était au milieu de l'été, 'à faire sa provision de noix tendres, coupées par quartiers et séchées , pour faire sa tisane dans la saison morte, pendant laquelle les cataplasmes de feuilles d'oseille pourraient remplacer ceux de feuilles de noyer. Quant au régime, il est évident que chez une mendiante on ne pouvait rien prescrire à cet égard. .
A la fin de l'automne suivant, celte jeune fille revint tellement rétablie, qu'il était dilïicile de la reconnaître; on ne voyait plus sur le cou que des cicatrices blanches et régulières , indiquant à peine le mal qui existait cinq mois
auparavant. , , , , •
M Psorson fait préparer, avec l'ecale verte de la noix, un sirop et une conserve qui réussissent très-bien h ranimer les forces digestives chez certains estomacs trop irritables pour admettre des toniques trop excitants. ^ ,
M le docteur Négrier, d'Angers, a publie deux mémoires intéressants sur l'objet qui nous occupe. Dans le premier fl841] ce praticien annonçait que depuis plusieurs années 1 employait les feuilles de noyer dans le traitement des scrofules, et qu'il avait obtenu par ce moyen de nombreuses
^"poiTbien constater les effets de ce médicament, M. Néerier avait partagé ses malades en diverses séries ; les uns I Lt auefnts d'engorgements scrofuleux non ulcères les autres d'ophtalmies scrofuleuses , une 3" série offrait des erg^rgemTnts strumeux abcédés; enfin, les malad.es de^ S étaient réservées pour une 4^ catégorie. [I resuite de ses
rrouvfde l'amélîoraiioii. Depuis celte époque, deux ORt succombé à la phlbisie tuberculeuse , deux autres ont guén l"nn d'eux offrait une carie de la colonne vertébrale avec congestion. Les autres sont dans un eiat plus^ satisfaisant et n'ont pu être retrouves
T 'auteur dans le second mémoire 1844 ) , a cru pouvoii dédiUre les conclusions suivantes des diverses expériences ^nx-fiiielles il s'est livré pendant plusieurs années ""oTe aîrècfions scrofileuses sont, en généml radica e^ crJvw^ nar Tusaffe des préparations de feuilles de no>er , ^ L'acUon de cet agiu thérapeutique est assez constante por.r qu'on puisse compter sur la guérison des tro.s-quart.
'VfS.^ ^' -S^nt est généralement lente il f., t de vingt à cinquante jours , selon la nature des symptômes et "a constiUUion des sujets, pour que les effets en
''T'LrrufeTs guéris par les préparations de feuilles de nover con e vent%resque tous la santé qu'ils ont ob enuc soGs l'influence dii traitement : on voit peu de rechutes
'^S'Les'eî^^J^its par l'usage intérieur de l'extrait des feuilles de Hoyer sont d abord généraux ; l'influence de cette médication ne se manifeste que plus tard sur les symptôme.
60 Dans certaines formes de l'affection scrofuleuse , on n'observe qu'à la longue une action efficace de ce traitement. Cette remarque est applicable surtout aux glandions strii-
meux non ulcérés ; ^
7" Les préparations de feuilles de noyer exercent , au contraire, une action a^se/. prompte sur les ulcères, les plai-'s
iîsiiilcuses, eniretenues ou non par la carie dos os, sauf chez les sujets d'un tempérament sec et nerveux ;
8° Jusqu'à ce jour, les ophtalmies scrofulcusès que j'ai observées ont été sûrement et plus rapidement guéries par ce traitement que par toute autre médication.
M. Négrier donne les feuilles en infusion édulcoréc ; il en forme aussi un extrait et un sirop. Il sn sert de la décoction des feuilles en lotions et en injections, et enfin, il prescrit ordinairement, dans les ophtalmies scrofuleuses, un collyre composé de 192 grammes de décoction de feuilles de noyer, d'un gramme de belladone et d'un gramme de laudanum de Rousseau.
J'ai donné mes soins, en 1837, à une petite fille âgée de dix ans, atteinte d'un ulcère avec engorgement glandulaire au côté gauche du cou ; cet ulcère, de la grandeur de cinq cent, environ, était sinueux, avec décollement de la peau, chairs blafardes, suppuration modérée. Le tempérament lymphatique et l'aspect général de cette malade achevaient de caractériser son état évidemment scrofuleux. Je la mis à l'usage de la décoction de feuilles fraîches de noyer le 2 juin ; elle prit deux verres par jour de celle décoction pendant tout l'été. Je faisais appliquer sur l'ulcère les feuilles bouillies et broyées, après avoir réprimé les chairs avec la poudre d'alun calciné. Un bout d'un mois l'état général de la malade était très-amélioré ; elle se sentait, disait-elle, beaucoup plus forte et mangeait beaucoup plus ; l'ulcère commença à se cicatriser au bout de deux mois, quoiqu'il eût pris plus tôt un meilleur aspect; bref, au mois de novembre il était cicatrisé et l'engorgement était presque entièrement dissipé. Le reste de cet engorgement a persisté pendant l'hiver, malgré l'usage continu de la décoction de feuilles sèches de noyer. Le printemps suivant la malade reprit la décoction des mêmes feuilles fraîches pendant trois mois. Je la revis à la fin de l'été de 1838 : elle était complètement guérie.
J'ai en ce moment plusieurs scrofuleux en traitement par les feuilles de noyer. L'un d'eux porte un vaste ulcère à la partie antérieure de la jambe gauche depuis l'âge de deux ans , avec nécrose d'une portion considérable" du tibia. J'observerai, avec autant d'attention que d'intérêt, les elTels de ce traitement (i).
cl) Ce malade , jeune tjarcon âgé tic douze ans, grâce au traitement par les feuilles de noyer et Je brou de noix long-temps continue, est dans r<itat le plus satisfaisant. Il y a eu éliminalion d'un 5éi]ues(rc de la longueur de 5 ccnlimOtrcs. La plaie s'est cicatrisée.
Damv de Boulogiie-siir-mcr, âgé de neuf ans éniineni-
?ouë du S côté, offrant à son centre vers 1 angle, le \Zl Ti au-dessous de la mâchoire, un ulcère fongueux, sordide de l'é ei due transversale de 5 cent, sur 2 cent, de la .èu^ avec suppuration fétide , abondante, et aboutissant à Sne portion nécrosée de la face externe du maxillaire
'"je" mis aussitôt ce malade à l'usage de la décoction de feuilles fraîches de noyer, à la dose de trois verres par jour; e f pratiquer des injections, des lotions , et appliquer des cataplasmes de ces mêmes feuilles broyées sur l'ulcere et sur toute l'étendue de l'engorgement. Les chairs fongueuses furent réprimées de temps en temps au moyen de 1 alun
"'AL^'LTtZn mois de ce traitement, l'état général du petit malade était amélioré , ses forces étaient augmentées, son appétit plus prononcé ; mais aucun changement notable ne l'éilh opéré du côté de l'affection locale, ce qui , d ailleurs, s'expliquait par la coexistence de la nécrose.
Après trois mois de traitement les forces étaient presque complètement rétablies, la coloration de la face beaucoup meilleure, l'appétit elles digestions dans leur état naturel l'exercice plus facile et mieux supporte, la tristesse et l'abattement dissipés. L'engorgement élait diminue au cou ; la suppuration moins abondante, les chairs un peu meilleures. . j, , „ Vers les premiers jours d'octobre une portion d os nécrosée se présenta dans la bouche, devint de plus en plus saillante et enfin , à peine adhérente au commencement de décembre, fut extraite avec facilité. Elle avait un centimètre et demi de longueur sur un demi centimètre de largeur a son centre , lisse d'un côté , rugueuse de l'autre.
Dès lors , l'ulcère prit un aspect favorable, la suppuration diminua et fut de meilleure nature, l'engorgement se dissipa peu à peu. Le traitement, secondé par un régime fortifiant, fut continué pendant l'hiver avec la décoction de feuilles sèches de noyer. Au printemps de 1848, le malade était dans l'état le plus satisfaisant : la plaie, devenue superficielle, de la grandeur d'un centime environ et no fournissant que peu
de suppiiraiion , marchait rapidement vfirs la cicatrisation, que quelques cautérisations avec le nitrate d'argent fondu favorisèrent. L'usage ijiierne des feuilles fraîches de noyer fut repris et continué durant toute la saison. Vers la fin de l'année, la cicati'ice, qui depuis deux mois s'était complètement fermée, s'est rouverte pour donner issue à une parcelle d'os. Il reste seulement une petite plaie qui continue de suppurer un peu sans s'agrandir et sans engorgement. Le malade, du reste, a continué de se bien porter.
Si je me suis étendu sur les propriétés anti-scrofuleuses des feuilles de noyer et du brou de noix , c'est parce que ce médicament est à la portée de tout le monde et infiniment préférable, pour la campagne, aux préparations diode dont le prix est si élevé, et qui, d'ailleurs, sont loin de mériter les éloges qu'on leur a prodigués : ils déterminent souvent des accidents graves, et causent l'émaciation.
On m'a rapporté que le docteur Souberbielle employait contre l'ictère 2 à 4 gram. de feuilles de noyer séchées au four, pulvérisées et infusées du soir au matin dans 150 gram. de vin blanc. Il donnait celte dose à jeun. Douze à seize doses , suivant ce praticien , ont toujours suffi pour la guérison de l'ictère simple, et le soulagement de l'ictère par cause organique. Que penser d'une pareille assertion quand on sait que la couleur jaunen'est que le symptôme commun d'alTections dissemblables du foie ou de ses annexes? Le médecin doit rechercher, autant que possible, la nature et le siège de la lésion dont un symptôme peut n'être que l'expression vague ou incertain (i).
R. Solenajider [Cansil. 8, sectA) assure avoir constamnjcnt réussi à arrêter les hémorrhagies utérines en administrant le malin à jeun , pendant plusieurs jours ; un gros ( 4 gram.) de fleurs de noix bien mtires en poudre mêlé avec line suflisanle quantité de vin chaud. Ces mêmes fleurs peuvent remplacer la racine de ralanhia et tous les astrin-
Ci) Il n'est peut <?tic pas de maladie contre laquelle on ait propose un aussi Rrand nombre de remèdes (ju-i contre la jaurmse.Les non.bri uses médications prouvent bien moins les ressources de l'art que son niutdite au son impuissance. La jaunisse guéru presque lo-.jours sans aucun ren.cde du d5e au 30. jour, lorsqu'elle n est point entretenue par un vice organique. J ai vu souvent des pe rsonnes allcinlesde celle H.alad.e, conserver toules leurs forces , manger avec plaisir, d.gé.er. vaquer a leur* atfaires, n'éprouver, en un niot , aucun dérangement dans leurs fonctions. L'exploralion du foie ou du duodénum neréve ait m point douloureux, n". inflammation ; il n'y avait aucun signe de souflrance. Ces .cte.cs cm etc abandonnés à eux-mêmes, et quand parfois j'ai pi escrit quelques formule, insignifiantes , ce n'était que pour satisfaiic aux désirs do personnes qui jugrant du de^rc de grarité de leur maladie par la couleur de leur peau,
ffenls exotiques. L'épiderme mince qu. recouvre la substance de la noix, quoique moins aslingenie que les fleurs et le brou , jouit de propriétés analogues. ^ Le docteurJ.-S. Frank regardecomme sudonfiquel ecorce
du fruit du noyer ; il prescrit trois gros (12 grain.) de celle substance en décoclion dans 500 gram. aromatises avec un peu d eau de fenouil. Sous celte forme , ce médicament égale et surpasse même, dit cet auteur, l'eiricacile du sassafras, surtout quand on administre l'extrait aqueux de ses fruits non mûrs, avec le double d'eau de canelle, a la manière de Fischer. Ce dernier , après avoir fait dissoudre 8 grammes d'extrait de noix verte dans 16 grammes d eau distillée de canelle, donnait aux enfants, comme vermifuge, 20 a 50 gouttes de ce mélange , suivant leur âge. Ce brou , associe au miel , formait une préparation connue autrefois sous le nom de rob nucum , et qui jouissait d'une grande réputation. ] -e ^ •
J'ai administré avec avantage, comme vermifuge, Je vin de brou de noix et d'ail. Ce vin, pris à une certaine dose, est à la fois vermicide et laxatif.
Peyrilhe regarde le brou de noix comme vermifuge, aniisyphililique et anli-gangréneux. Le chaton de noyer en fleurs, selon Bœcler, est un puissant auxiliaire dans les maladies vénériennes. Swediaur a reconnu dans l'écorce de noix une vertu antisyphilitique ; mais comme il 1 emploie avec la salsepareille, la squine et le sulfure dantimoine, peut-on raisonnablement attribuer à cette écorce un effet du sans doute aux substances plus énergiques auxquelles elle est jointe ?
Schrœder considère comme émétique la seconde écorce des jeunes branches enlevée au printemps pendant que la sève est en activité. Il la prescrit à la dose d'un demi-gros à 1 gros (2 à 4 grammes). Ray et Buechner lui ont aussi reconnu cette propriété.
[Les noix confites avant leur maturité off'rentun aliment agréable et tonique. Le ralafiat de brou de noix a les mêmes
rraurai(înt pu croire à leur guérison si je les av.iis négligés , si je ne les avais pas iiiédicameiitcs.
J. a profusion des remèdes proposés contre rictere dependanuruiic lésion organii[ue du foie, prouve, non la puissance de l'art, ruais la gravité de la maladie. On multiplie les moyens conire les maux qu'on ne guérit que didicdcmcnt ou qu'on ne guérit f)as. Que devient , en effet, aux yeux du praticien non routinier, un remi'de contre la jaunisse qui dépend , soit de l'irritation , de l'inflammation ou de l'cngorscmcnt atoniquc .secondaire du foie, soit de concrétions de bile, de calculs, d'obâlaclcs mcc.iuiques quelconques dans les conduits biliaires?
qualités, Hippocralc avait obsorvé que les noix mangées en
se rs
el des fruits clans des étals différents.
Il coule , par des incisions faites au noyer, une sève mucilagineuse et sucrée. Baron a retiré, d'un quintal de ce liquide, plus d'un kilogramme de sucre cristallisé.
J'ai souvent fait, avec les noix récentes, des émulsions cpmme avec les amandes douces. J'ai prescrit l'huile de noix par expression, comme laxative et vermifuge. On l'emploie surtout en lavement dans la colique des peintres. Elle peut remplacer, pour l'usage médical, les autres huiles; mais elle doit être employée récente, car elle devient facilement rance et acre.
J. Bauhin indique l'eau distillée des feuilles de cet arbre comme un déteisif et un cicatrisant efficace, appliquée sur les ulcères, en y maintenant des compresses constamment humectées de celte eau. La simple décoction de feuilles de nover est tout aussi effîcace. ]
Hoffmann indique la seconde écorce des racines du noyer trempée pendant une heure dans du vinaigre, comme un rubéfiant prompt, susceptible d'agir comme vésicatoire dans des cas urgents. Wauters s'exprime ainsi à ce sujet : « Niliil cjficacius coriice interno radicis jîiglandis recentis, vel cum aceto, contuso .- hune sœpiùs succeaentem mdi, dùm cantharides nuUas producebant vesicas. Ingens aliquando mihi prœsUtit obsequium ubi procul à pliarmacopœis , apud rusticos, promptissimè vesicato opus erai ( op. cit., p. 29.) » ^
J'ai élé à même de constater cet effet vésicant : il est sur
et prompt. , , ■ , • \
L'écorce du noyer blanc ou cendre {juglans cmerea], proposée par Macartan [Journal de médecine, sept. 1809), séchée et mise en poudre , paraît aussi emcace que les caniharides , et n'en a pas les inconvénients. Celte écorce , ainsi que celle du tronc , est , dit-on , purgative.
J'emploie avec succès, dès le début de l' angine tonsillaire, la décoction de feuilles de noyer ou de brou de noix en gargarisme. Je parviens souvent ainsi à arrêter l'inflammation. Ce gargarisme convient aussi vers la fin de l'amygdalite ai^ue et dans les angines chroniques. «. , - ,
T Le docteur Becker, chez un jeune garçon aflecle de congestion ancienne des tonsilles, a employé la préparation suivante, appliquée à l'aide d'un pinceau : Extrait de brou de noix, 4 grammes ; eau distillée, 60 grammes : faites dis-
soudre. Ce lopiqiie fut si emcace , que rengorgenient des amygdales élait disparu avant qu'on eût employé la totalité de la solution {Abeille médic, 1845 , p. 196.)
« Si le noyer, dit avec raison Bodart , ne se cultivait que dans le Nouveau-Monde , nous nous empresserions de le ranger sur la ligne des végétaux les plus utiles en médecine ; mai's il croît abondamment autour de nous, et nous négligerions encore d'étudier les propriétés de ses différentes parties , si d'illustres praticiens ne tentaient de ramener l'attention sur ce végétal précieux et injustement abandonnne. »]
NUMMULAÏIIE, *