‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 153 sur 278 · HERBE A PARIS, RAISIN DE RENARD, ÉTRANGLE -LOUP · texte numérisé non relu

HERBE A PARIS, RAISIN DE RENARD, ÉTRANGLE -LOUP

Uerha paris (T.) Paris i[\[adnfolia (L.)

^ La pariselle vient spontanément dans toutes les forêts de l'Europe. On emploie les racines, l'herbe et les fruiis.

La pariselteest émétique, purgative, narcotique. On l'a conseillée dans la manie , les spasmes , la coqueluche, lepilepsie. Les fruits de cette plante peuvent produire l'empoisonnement.

La parisette a une cdeur vircuse, narcotique. Tout annonce dans celte plante un médicament énergique et que les.observateurs ne devraient pas laisser dans Toubli. L'action de ses fruits et de ses feuilles sur l'organisme paraît assez analogue à celle des narcotiques. Giiibert a éprouvé des anxiétés après avoir avalé deux baies mûres de parisette. J'ai répété celle expérience d'abord avec deux baies, ensuite avec trois. La première dose m'a produit un léger sentiment de conslriclion à lepigaslre suivi de pesanteur de lête et de propension au sommeil ; cet effet n'a duré qu'une demiheure. La seconde dose, prise deux jours après, m'a fait éprouver les mêmes symptômes, mais plus prononcés et avec nausées , inquiétudes vagues , rougeur à la face , besoin de repos, et enfin efFort de vomissement sans elTet. Cet état n'a cessé complètement qu'au bout de deux heures, et n'a eu aucune autre suite qu'une irritation gastrique légère qui a duré deux jours. Je n'ai pas poussé plus loin ces essais.

Gilibeil et moi avons cp ou o pa =

de graines de celle Pj^^^\l(r J'"' lHl,,, dangereuses ; car Il pavaîl que,les ^^^^Z^T.^^Z 20 c^nlig.) de ces

Bcr^.

feuilles

iiicint de loux conviubivu, qu. ■ . '

?Sàlvines:suivies d'un somme, pu.s.b ,

^■'""î- '^V.iXrc' n mo vo nU à double dose d'e l'ipé-

?j;;rnuV,iennV,"^ ne vo,nU poinj, .nais qui e„t cnq 'X^'i^. ^^":;fV l'cSr q.îe;^;acine de pa.seue. .'i flniible dose, éciuivaul à l'ipécacnanna. ' t doit conclure de lous ces fails ^-^^^^^^^ Kuv nos organes des effels divers selon la parlie de la piame nn'on emnlo 0 et surlout, selon les doses auxquelles elle est ndmfnisTrt Narcolique el anlispasmodique à dose alleranle, S dev eni vo^^^ pu'^S^tive à dose plus élevée. Dans

fe nrm e cas , elle resie en coutacl avec les organes d.gesnfreuransmél au svslème nerveux, par absorpUon ouauemen s^^^^^^^^ délélère ; dans le second, elle concenlre irie celte aclion sur l'eslomac el les iîilesl.ns, en y deier- TTiimTii des coniraclions musculaires.

Je m- propo^e^^^^ me livrera des essais ihérapeuuques, afin dTdéierminer d'une manière précise les cas ou la pariseue peul éire employée avec succès à dose alléranle. La proni L^ priumée de celle planie conlre l empoisonnement par la noix vomique a besiin aussi d elre conslalee par de nouvelles expériences.

Noncut-on pas allribne.-. comme pour r«p'um , Tinnocuitc^ d'une doi am^i Olcîéc à l'cxallaliun du syslùne ucrycux de ces deux maniaques ?

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