PASSER AGE
GRANDE PASSEHAGE, PASSERAGE A LARGES FEUILLES.
Lepidium IniifoHum (T.) Lepidium latifoiium (L.)
La passerage croît aux lieux ombragés et humides. Toute la plante est usitée.
K*ré|inra jions et doses.
A L'iNTÉuiEiiR : Iiifiisiou drs feiliUes, de 30 à GO gram.par kiloff. d eaii ou de vin , en 5 ou 4 prises. Suc, (iO à 120 grammes
Décoction des ruciitrs , de 16 à 52 gram. par kilog. d'eau. Eau disiillée [i sur 1 d'eau), de 50 à 400 grara. en potion. A l'extérieur: fomentations, lotions, cataplasmes.
Propriétés.
Celte plante, d'une saveur acre, pénétrante, poivrée, est stimulante, tonique, antiscorbutique, résolutive, rubéfiante. On l'emploie à l'intérieur contre le scorbut comme le cresson , le cochléaria , le raifort. On l'a mise aussi en usage dans l'hypocondrie , l'hystérie, l'hydropisie, les scrofules, elc.
[ La passerage , quoique rarement employée , est d'une grande énergie. C'est un de nos antiscorbutiques les plus puissants. On pourrait aved" avantage la joindre au cresson de fontaine ou à la cardamine, soit pour être mangée en salade , soit pour servir à la préparation des sucs d'herbe.
On reconnaissait autrefois à cette plante des propriétés diurétiques très-énergiques. Ses feuilles, réduites en poudre, étaient données avec succès dans l'hydrothorux et l'anasarque , à la dose de 45 grammes chaque malin.
A l'extérieur, la grande passerage est résolutive, détersive et excitante. On a employé le suc ou la décoction de cette plante dans la gale , les dartres et quelques autres maladies cutanées. Je l'ai vu employer dans les névralgies et les rhumatismes comme rubéfiante.
Les anciens appliquaient contre la sciatique la racine de passerage fraîchement récoltée et pilée avec du beurre. Ce mélange restait sur tout le membre et particulièrement sur la cuisse pendant quatre heures. On mettait ensuite l'extrémité malade dans le bain ; on la frictionnait avec du vin, on l'essuyaitjct on l'enveloppait de flanelle. La rubéfaction de la peau était le résultat de cette application.
DaccpRAOE P\sserage ibéride, Ciïasserage,
chmé n quïna fil employer celle planle. Les docleurs
B Mi l Riusiieis er, Trinius et Blum s'en servirenl L heibe en^i^i'e "^«'^ de juin el de ju.llet de
rannée plécédenle, el l'on en ^^^f^^-fV^^^"^ dons une livre d'eau que l'on reduisail a hu l onces. i.es malades auaqués de la fièvre tierce ou quolid.enne en prévient peSnt l'inlermission , deux cuillerées a bouche de deux heures en deux heures. De quarante qui prirent ce Scan enl , il n'y en eut que deux qui ne furent pas guéris, r£w t enipl^ ce l'emède sans la moindre prepara- Tn Son u âge, tendant une seule inlermission, sutïisait S pour empêcher les accès. Hahnemann croit que celte nîin e e t l'iberis des anciens, qui en connaissaient deja ruiil îé ( L^m.:^ du Bulletin de la Société méd demulat, dans le Journ. de Méd., oct. 1815, vol. 84, p 289 )
< Le professeur Williams, médecin a l'hopi al Saint- Thomas, a constaté les bons effets de celte plante [ lepidmm ib^is 0 1 ibens amara) contre l'asthme, la bronchite , I hyïropisie, et surtout l'hypertrophie du cœur. Elle ne d.mm e pas le non.bre des pulsations comme ladigilale; mais el e modère leur violence , ce qui la rend ti'es-recommandable dans l'hvperlrophie avec hydropisie. Un autre médecin anolais, le docteur Sylvestre, lui attribue des propriétés spécifiques analogues à celle de la digitale et de la belladone ; il la considère également comme un des moyens les plus propres à régulaViser les battements du cœur. Ces deux praticiens prescrivent Vibéris amara en poudre , associée a la crème de tartre , dans le but de dissimuler son gout nauséeux et en même temps de faciliter sa trituration. Elle détermine quelquefois des nausées, des élourdissemenls et de la diarrhée ; mais on fait rapidement cesser ces accidents en suspendant son emploi pour quelques jours.... Il y aurait donc utilité à se livrer à de nouveaux essais sur les propriétés
de a i)assornge, qm a clé rayée, on ne saii trop pourquoi , de la liste des nicdicamenls , après y avoir figuré avec honneur pendant vingt siècles. » ( Journ. des conn. méd. chirurg., mars 1849, 114 el 115. ]
La Passerage cresson alénois , Cresson des jardins , JVasitort [Lepidium satmmL.) , qui croît naturellement dans les lieux stériles, et que l'on cultive dans les jardins potagers, est d'une saveur chaude, un peu acre, piquante et très-agréable. On la mêle, comme l'estragon et la capucine, à la salade de laitue pour en relever le goût. Elle est antiscoibuiique comme ie cresson de fonlaine, et peut, comme ce dernier, être mangée crue ou adminisirée en décoction ou mieux sous forme de suc ou en infusion vineuse. Celte plante a été employée avec avantage dans certaines affeclions atoniques, telles que l'hydropisie , la dyscrasie qui suit les fièvres intermittentes, l'engorgement chronique des viscères abdominaux quand un état phîegmasique douloureux ne s'y joint pas. J'ai fait disparaître en peu de jours une anasarquecausée par une suppression de transpiration, survenue chez un ouvrier de cinquante ans après un sommeil de deux heures sur l'herbe humide , en lui faisant prendre le suc de cresson alénois dans le vin blanc, à la dose de 100 grammes matin et soir.
Le docteur Roques rapporte que, sous forme de salade, les feuilles de cette plante , avec le cresson de fonlaine et la chicorée sauvage, ont dissipé une affection scorbutique rebelle jusqu'alors à des moyens plus conqîliqués. Le malade éprouvait des douleurs musculaires qui sinmiaient le rhumatisme ; tâches d'un rouge livide sur la poitrine el aux extrémités supérieures, gencives molles et saignantes , faiblesse générale, sentiment profond de tristesse.
Ce malade prenait trois fois par jour une forte dose de cresson alénois , de cresson de fonlaine et de chicorée sauvage , simplement assaisonnée avec quelques grains de sel et un peu de vinaigre ; son principal repas consistait en quelques viandes rôties, en salade aiiiiscorbulique el deux verres de vin de Bordeaux. Au bout de deux mois , ce régime fut suivi d'une guérison complète.
Ambroise Paré ( Petag., p. 678 ) prescrit celte plante pilée ou frite dans l'axonge de porc sur la croûte laiteuse des enfîtnts. Il est prudent d'employer préalablement, dans ce cas, un traitement dépuratif convenable. La suppression subite de celte gourme peut amener des dangei-s , surtout lorsqu'il existe sur un organe principal comme le cerveau ou le poumon, une irritation prédisposante etaiiraclive.
t> A..., imn, nt \ nponosédesnbsiiliierle cresson alénois n^:^^.^T^t'y"v^v^^^^^. ionique c. a„.isco,-b„liq..c.
de 1652 kilog. Nous eussions donc ^^'^^J^^^^^^^^^ seul médicament, l'émission de V^^'f ^ll^^^^'^J^''^^^^ de France si nous nous fussions contentes de nos ant.scoi
'"L's DL'rj!'& toutes les plantes du même genre, n ont une g^^^^^^^^^^ germmat.on ^
Su nasUorfestsi proV Q^e 1'(H. P^^t se p~^^^ niante fraîche en tout temps et en tout lieu. Semée sui du coton ou de la laine imbibée d'eau, elle pousse comme eii pSe terre, dans un appartement, même en hiver. J en ai fai germer et croître au mois de janvier sur une planche recouverte d'une couche légère de mousse entretenue hum.de.
i» PATIENCE SAtJVAGE,
PARELLE, PATIÈNCE FRISÉE.
La^aihim foUo acido crispo (T.) humex pcdieniia crispus (L.)
î- PATIENCE AQUATIQUE,
PATIENCE d'eau, PARELLE DES MARAIS, HERBE BRITANNIQUE,