PERSIL
Apium hortense, seu petroselinum (T.) Apium petroselinum (L.)
Le persil , cultivé dans tous les jardins potagers , connu depuis très-longtemps , se rencontre en Provence dans .son état sauvage. Les racines, l'herbe et les graines sont usitées.
Préparations et closes»
A l'intérieur : Dècoct. des racines, de 13 à 60 gram. par kil. d'ean.
Eau distillée, de 60 à 400 gram. el plus, seule ou comme véhicule.
Suc exprimé des feuilles, de 100 à 125 gram. par jour. A l'extérieur : feuilles fraîches, contuses, pour cataplasmes.
Propriétés.
C'est un diurétique que l'on -emploie dans les engorgements des viscères abdominaux, l'hydropisie, l'ictère, la leucorrhée, certaines aménorrhées atoniques, quelques exanthèmes fébriles avec défaut d'action vitale, eic. On a aussi employé le persil depuis quelque temps comme fébrifuge. La semence de persil est considérée comme carminalive el préconisée contre les maux d'cstomacavec flatuosilés, quand il n'existe pas de gastrite chronique. Les feuilles, à l'extérieur, sont résolutives , employées contre les engorgxîmenls des mamelles, appliquées fraîches et contuses sur JCG& organes, quand, toutefois, ces engorgements ne sont pas
innaniniatoires ou phlegmoiieux. La racine de persil est diurétique lorsque, toutefois, l'atonie des voies urinaires en favorise l'action. w /
M le docteur Péraire a publié, dans leiBuUetm médical de Bordeaux, plusieurs mémoires sur le iraiiement des affections périodiques par les préparations de persil Ce médecin a fait un irès-fréquenl usage de celle plante dans les fièvres intermittentes, et les succès qu il en a obtenus mérilent de fixer toute l'attention des praticiens. Les laits nue M Péraire rapporte ne laisseraient aucun doute sur la vertu fébrifuge de cette plante , si l'on ne savait que dans tous les temps on a tour-à-tour préconisé et abandonné une foule de substances contre les fièvres întermittentes;c'esl que souvent ces fièvres guérissent spontanément ou sont suspendues par la plus légère révulsion. Bien que dans mes mains le suc de persil , que j'ai administré à six malades (dont trois ont été guéris après la 2^ S^ou 4edose, un n'a éprouvé aucun soulagement, et deux une diminution notable dans les accès), n'ait pas aussi bien réussi, il n'en est pas moins vrai que c'est un remède qu'il ne faut pas regarder comme inefficace,el que de nouvelles observations mettront peut-être au rang des fébrifuges indigènes à l'usage des pauvres de la campagne.
Voici les diverses préparations dont M. Peyraire fait usage: Poudre de persil, 2 gram. par \om\—Tei7iture ( suc récent 250 gram., alcool à 125 gram.) 4 gram. par jour —Sirop, . 3 ou 4 cuillerées à café par jour pour les enfants, 4 cuillerées à bouche pour les adultes, ou incorporées dans une potion. — Vin (teinture de persil 60 gram., vin blanc de Grave 330 gram.) par petites verrées trois fois par jour. — Extrait, de 60 centigram. à 1 gram. par jour, associé à la poudre de persil.
Il emploie aussi les formules suivantes : Pihiles fébrifuges de persil : extrait de persil, 1 gram. 3 décigram.; thridace, 6 décigram.; poudre, q. s. pour 12 pilules. — Potions fébrifuges : eau distillée de persil, 100 gram.; extrait de persil , 6 décigram.; sirop d'absynthe, 30 gram. à prendre en trois fois. — Autre potion : eau de mélisse, 60 grammes ; eau de menthe, 30 gram.; extrait de persil, 1 gram.; sirop de persil, 20 grammes. — Même mode d'administration.
[ J'ai employé avec succès le suc de persil dans le vin blanc contre les engorgements des viscères abdominaux, l'œdème et l'anasarque qui suivent ou accompagnent les fièvres intermittentes automnales, dans la leucorrhée et la blennorrhée, l'albuminurie chronique.
J.-F. HerrenshAvand {Médecine domest., Berne 1795.—
Ordonn. pour l'Àpoihicmrc, n" 214) regarde la racine de persil comme pouvant êirc subsiiiuée à celle de parcira brava. ]
On a vanté contre la syphilc l'extrait de persil donné en pilules à la dose de 4 grammes le matin et de 2 grammes le soir, ou en sirop h la dose de 45grammesmatin et soir. Chez plusieurs malades, d'après les essais de Cullerier (Dict. des Scienc. méd.), le mal a disparu, chez d'autres il a résisté, chez la plupart les symptômes sont revenus, ou bien la maladie a reparu sous une nouvelle forme. Le professeur Lallemand CJoum. de Chim. méd., t. ^, p. 30) a employé avec succès l'huile essentielle de persil, à la dose de deux ou trois gouttes par jour dans un verre d'eau, contre des blennorrhagies qui avaient résisté au copahu et à la térébentlne. Un médecin homœopathe m'a dit avoir souvent guéri l'urethrile, aiguë ou chronique, au moyen d'un mélange à parties égales de suc dépuré de persil et d'alcool à 40°. Le malade en met deux ou trois gouttes sur la langue, le matin à jeun, et reste ensuite deux minutes sans ouvrir la bouche, et quelques instants sans boire. Crede
Les gens de la campagne appliquent les feuilles de persil froissées sur les contusions et sur les coupures. Dans le premier cas , elles peuvent être utiles comme résolutives ; mais, dans le second, elles sont évidemment nuisibles par l'irritation qu'elles causent aux bords non réunis de la plaie, qu'il suffît dans tous les cas de rapprocher et de maintenir en contact, sans autre traitement. Il est difficile de faire croire aux paysans que la nature guérit les plaies.
J'ai vu employer, d'après le conseil d'un vieux curé, dans les engorgements scrofuleux, l'hydarihrose , les glandes engorgées des mamelles, etc., du persil pilé dans un mortier avec des limaçons à coquille, jusqu'en consislance d'onguent, qu'on applique sur la partie malade, étendu sur de la filasse et qu'on renouvelle tous les Jours, Ce topique est un résolutif mitigé. Je l'ai appliqué avec avantage sur les abcès froids, pour y déterminer la maturation (i).
Ci) Les personnes qui ne connaissent pas bien les plantes prennent quelquefois la petite ciguë, qui est un poison violen t fcci/ii/ifl cynapium), pour le persil, qui lui ressemble beaucoup , et parmi lequel elle se trouve souvent dans les jardins. Bulliard rapporte plusieurs accidents fâcheux causc's par cette erreur ; il cite, entre autres, rcxcmpic d'un jeune garçon qui avait cru manger du persil; tout son corps s"cnl]a et s- couvrit de lAches livides; sa respiration devint embarrassée, et, bientôt après, il expira.
Le fait suivant, communiqué à Vircy, jirouvc que la petite cigue, cm-
PEllVENCUE,
VIOLETTE DES SORCIKKS.
Pervinca vuhjaris amjusiii'oUa (T) Vinca minor (L.)
jours du mois de mai.
Propriétés.
rv.t un flible astringent que l'on a administré contre
l^oycc à l'clàiau-, peut donne- lieu à .les aeeidents analogue, à eeux que proililit son ingestion. o^,>m,rhpmont et ne nourris-
. Wme P. B. quelques J^^.^f -;;,«"3;;T f T dimim-c^^ Tcxlr^mc sant pas son enfant, voulut fane P^^^'^^J"" (fannliquer un opi-
gonnement du sein. La sagc-fcm.^e, ';y^f f^^sa ïïun de ces pléthcmc de persil sauvage, fncassti ou cuit, on ^J^^^J" J ^ ; ,1^5 ^i^tcndus b/anistes, ^^\^^^^ ^ ^^^^ ^ ^'^tlS Mn.i B. dins (œlhusa cympuim h), 'U" '^ff "^^ „. 'ip.^r ,.ou.reur, anxiétés ressentit une douleur vive et P°'g"^" ?J'^^,f 'ela 'vésicules, nrdœrdiales. Le lendemani une P, f ' ' j ,cnl beaucoup
!-emplies de ly.nphe. s'élevèrent sur ^'^l^^'^^f^^J^^ ^'^^^^^^ de iquide sc^reux à la levc'e du top que. La J." vio entes nalomueLée. ne respirait qu'avec grande V^^^^.'
p talions de cœur des agitations et des ^"g«' ^V/^^^^^^^ ï^f;- p 'rce que lerré et tendu, une soif ardente qui ne pouvait être '^^^^^^ ÇJ^J , » , des mhcs des pustules enflammaient la gorge rcnd- cnt 1 ttat^ c e a ^.alaXpiesque dJsespérd, et ces symptômes persistèrent pendant plu-
"''.'cc'ZÏ-int au moyen des remèdes calmants et adoucissants le mal se Sïïl;:^ "ur-is assez singulièrement, car -hcle ^-t^ sa^e ,rm, flux le salive aussi abondant (pic si elle eut ète traitée pai ic mei cur e cette salivation dura près dL 44 jours ; les «phes les palpita lions Ssp rurent en même temps, et Mme P. B f P^^'f ^-^^O''" ' ^Vn^^^^^^ ,}o U vie se rétablit lentement. 1 lui resta longtemps une plus giandc en t i lé ncri?use q:il.iparavante qui n'a cédé qu'à l'-'^g P- ,1^ h irnsCBull de nharm. et des Scicnc. access., 6o ann. p. à'i^)- '
L rt tSgue dflTère du persil en ce qu'elle n'est point odorante commrcrdernier que sa racine est plus petite, queses Icuil es sontd un 'crjaunllre à leur tace supérieure, que ses fleurs sont blancl.eset qu'elle
^"Vinë'InUrë'iclbSli^^dilntqualique. le laux^persil des jardins r.rnrn</.r«-'r«°a IJ, et qui est très' vénéneuse, peut être aussi conlon.luc avTch; p.;iil, auquel elle ressemble beaucoup. On la reconnaît a se. Icuilh s, qui sont plus glaïupies cpic celles du persil.
sur les résultais heureux des efforts de la natui-e ! Quoi qu'il en soit, nous devons dire que le vulgaire emploiela décoction de pervenche contre la leucorrhée , les hémorrhagies» et en gargarisme dans les maux de gorge. Quant à nous* nous nous contenterons d'admirer cette jolie lleur, qui rappelait à J.-J. Rousseau les douces émotions de sa jeunesse.
PEUPLIEK,
1" Peuplier Baumier. [Populus balsamifera L.) Le peuplier baumier, originaire de l'Amérique septentrionale, est cultivé dans le jardin potager de chaque métairie des déparlements du Nord.
A l'intérieur : Infusion, décoction, macération, de 13 à 50 gram,
par kilog, d'eau ou de riii.
A l'extérieur : Pommade ( < sur 4 d'axonge) pour pansements.
Propriétés.
Les bourgeons de ce peuplier sont balsamiques, Ioniques et excitants. Ils ont été conseillés comme sudorifiques dans la goutte , le rhumatisme chronique, les diarrhées et dysenteries anciennes. On les a aussi administrés, comme diurétiques et emménagogues , dans la néphrite et l'aménorrhée. Pour l'usage externe , on les emploie comme maluratifs , comme détersifs, dans les ulcères aïoniques, les brûlures, les gerçures , etc.
Le peuplier baumier est regardé par les campagnards comme le vulnéraire par excellence. On applique ses feuilles entières ou froissées sur les coupures, les plaies avec perte de substance et les ulcères , sans trop distinguer les cas où il peut nuire de ceux où il est réellement utile. Le malade guérit plus ou moins promptement à la faveur du baumier, ou malgré son application , et l'admiration qu'il inspire, passe de père en fils dans les familles.
Le peuplier baumier a , sur les membranes muqueuses, l'action de toutes les substances résineuses, mais à un moindre degré. Le nom de copalm que lui ont donné les paysans semble en indiquer les propriétés. La décoction des bourgeons de cet arbre m'a été très-utile dans les alîeciions caiarrhales pulmonaires chroniques, vers la fin du catarrhe de la vessie et dans la leucorrhée. J'ai guéri de cette der-
avec écoiilemenl muqueiix u-^^wv.. ,/î^,„,c ciifrirent
de décoction de bourgeons pendant c,m^^^^ pourlârir tout-à-fait l'écoulement. Il n y eut aucune i cl
dive.
20 Peuplier blanc de Hollande Blanc bois (^^^^^^^^^^^ alba L). MM. Cottereau et Verdé L.sle om aim^^^^^^ Société de Médecine pratique en l^^S qu ds av^^^^^^ ployé avec succès les feuilles de peuplier blanc dan^ ires intermittentes. Ces «médecins en font b^^^^ ^née dans un verre d'eau, et administrent la decocion
heures avant l'accès. M. Gallot, docteur e^^^^^^^ M Provins avait déjà emplové un grand nombie de rois ?éc rcrdîi pe'uplier^lanc', et la regardait comme a s.^ tance qui se rapprochait le plus du priétés fébrifuges. L'écorce de la racine est plu acti e^ ^ J'ai employé les feuilles de ce peuplier et ceUcs « , peu plier tremble qui sont plus amères et eontiennent de la Llicine. Je n'ai que trois cas de fièvre tierce a cite^ «u amer a réussi ; mais je ne puis savoir jusqi a j^^\ VO^^ il a pu contribuer à la guérison, qui n a point ete msian
Les semences du peuplier blanc et celles du peup^ei Canada (vulgairement pcî^p/iercam), sont entoures d u e sorte de coton qui peut remplacer le coton ecru dansle ti alternent de la brûlure ou comme hémostatique.
3° Peuplier noir. {Populus nigra L.) On emploie ses bourgeons récents. Ils ont été donnés tantôt comme sudorifiques dans les maladies de la peau et les rhumatismes, tantôt comme diurétiques dans certaines affections des reins et de la vessie. La dose est de 8 à 15 grammes en infusion dans un demi-litre d'eau bouillante, ou en macération dans une égale quantité de vin généreux. On en prépare aussi une teinture alcoolique qui s'administre a la dose de 2 a 4 gram. et plus, en potion ou dans une tisane appropriée. A l'extérieur, on emploie les bourgeons de peuplier noir, en les faisant macérer dans des corps gras oualcooliques pour en extraire les princL{3CS. On en frictionne les parties affectées de névralgies, de rhumatisme ou de certaines éruptions cutanées. Ces mêmes bourgeons entrent dans l'onguent populeum.
Mi)
PllELLANDUlE,
PIlliLLAlNDnE AQUATIQU15, MILLE - FKUILLR AQUATlQUt, FliNOUIL d'eau, gigue AQUATIQUE, OICNANTHE IMIELLANDRIE (l).
Pliellandrium dodonœi (T) Phellundrium aquaiicum ( L )
Le phcllandrc ou phellaudrie est commun dans les lieux humides, les étangs, les marais, les fossés. La racine, l'herbe ei les graines sont usitées.
Préparations et doses*
A l'intéuieur : Infusion , de 20 à GO gr. par kil. d'eau bouillante.
Teinture ( I sur C d'alcool à 25" ), de 2 à 4 gram. en potion.
!h)udre des graines^ de 1 à 8 gram. en pilules ou eu électuaire.
Sirop, \{}0 gram. pour 300 gram. d'eau bouillante ; — après refroidissement et tiltration , jnôlcz à sirop de sucre, — \ ,000 gram. réduit par cvaporaliou à 700 gram. contient 2 gram.de partie active par ^G grammes.)
Propriétés.
Le phcllandrc est regardé comme narcotique, excitant, diurétique. On l'a conseillé dans les scrophules, le scorbut, les catarrhes chroniques, l'hydropisie , l'asthme , quelques maladies nerveuses, mais surtout dans la phlhisieet la fièvre intermittente.
Cette plante avait été employée par les vétérinaires contre la toux des chevaux, avant qu'on en eût fait les premiers essais dans la médecine humaine. Cependant on pense généralement que lorsqu'elle se trouve par hazard mêlée dans le foin , elle leur cause une paraplégie extrêmement dangereuse. Ce fait semble annoncer une action délétère trèsénergique sur le système nerveux, et, sans doute, plus particulièrement sur la moelle épinière (2).
(î) Lc3 noms de ciguë d'eau, c!;piS aquatique, donnes mal à propos au pheliandre , pourraient faire conlondre cette plante avec la ciguc vircusc icicuta virosa), que Ton trouve aussi désignée dans la Flore Irancaise de Lamark sous le nom de cicula aqualica, et ([ui est un poison 1res violent.
1.2} Le bétail ne touche point à cette plante tant qu'elle est ycrfc. SccUe. Linnée dit quelle ne lui p.st pas nuisible. Bniliard cite le fait de <leu.\ jecuies clievatix qui s'élaicnl e(li;q)pés dans la pranic.et qin ayant mangé de celte plante par incxpcrience, sont morts empoisonnes le jour même.
Mi
Le phellandrc est ui.c plante ^ P^^:j^^Xn ell loin d'ôirc aussi dangei^usc ^^^?^^:;^'^^tu\ncs et rapproche beaucoup. On a f Ces dcM^^ comme
surlout les semences de ^^^^^ l"» ?^ij;,,^^'^lîn ou moins dans d'autres ombellifcres analogues Ua^i P
aromatiques et ne paruc.pant PO "^^^^^^^^^^^^ peuvent être
rend souvent les autres ^^'J^'^'Z^^ sur les
naauets En prendre trois par jour. Un peui poi »
r,.nnK l4fflcacUé dans CCTiains cas, sonl les semences âc ;Â «an*t^ «î^ don; j.'ai ™oi-mëme reconnu es ^o.in< ^npriiles mais en les administrant a hautes aoses,
depuisTïam^^^ i^^^^ ^ g'^'^"^"^^^, W'nfT
fZdre ou 14 grammes en décoction. {Man. de Med.prcU^^ ^ T aSe dita observé que le phellandre fait cesser emoDt^sIe qu'il arrête le développement des tubercules pulmo- 3es n^u'i s'^^^^^^^^ h leur 'ramollissement et con r.buc enfin il la cicatrisation des cavernes. Bertini rapporte le cas Xne consomption pulmonaire parvenue au dernier degré, et guérie par l'emploi de ces semences; la diarrhée et les cra-
Celte dojc paraît énorme. L'abus de ces semences peut causer, dit-on , .les îcrt S 'le l'anxicté, des spas.ncs, l'hemoplys.e. Toule o.s, ces aeoenls sont tdlen.ent rares , c,u 'on peut les eonsidcrer. ,,uan>l ds sm vicnnenl . comme dépendant (r.me dispos.lum na. lie.; tore aux mahuk. , ou produits par une cause élrani;(:rc à l\ichou -lu médicament.
clKiis din.inuèrent scrisiblenient au bout de cinq jours de
ShUsT^m o'h^^"^'"'' Portée „.ac/!.inëmj;:;
I o n n^. h ^^^'&'';a"y/'es jusqu'à 6 grammes dans les Aingt-quaire heures, la lièvre se dissipa ainsi que la toux expectoration et la diarrhée; les fonctions se létablirc^u;
paVl?Uie samé"°'' '"'''^ ^"
M. Michea (Vullet. de therapeuL 1848) rapporte trois laits remarquables à l'appui de l'efficacité des semences de cette planée dans les aflections de poitrine; 1° un jeune homme de 25 ans, né d'une mère phlhisique, phihrsique lui-même, au moins au premier degré, amai-ri, crachant le sang etc., prend les semences du phellandre aquatique durant i espace de six semaines. Les symptômes les plus ffravTS disparaissent peu à peu; la matité du son et l'obscuiiié du Droit respiratoire sous la clavicule droite ont rétrogradé ■ le malade reprend chaque jour de l'embonpoint. 2° Cas 'de catharre pulmonaire chronique opiniûtr-e, que i-ien n'a modihe, et que cependant le phellandi-e aquatique a enlevé en deux mois. 3° Malade affecté d'asthme, dont les accidents, dissipes par 1 emploi de la semence de celte plante, ne sont pas revenus depuis plusieurs mois. M. Michea fait prendre la poudre de semence de phellandre à la dose de S décigi-ammes, mêlée avec du sucre; mais la forme sirupeuse lui a paru agir avec plus de promptitude. Il faut, suivant ce médecin, donner de deux à quatre cuillerées à bouche de sirop par jour, et en continuer l'usage sans interruption pendant 1 intervalle de six semaines à deux mois. Cen'esiguère qu'au bout de ce temps que les eff'ets de cette médication se manifestent.
M. Sandras, médecin de l'hôpital Beaujon f Revue pharmac. 1849), a l'écemment employé avec succès le phellandre dans les affections pulmonaires tuberculeuses et les catarrhes bronchiques chi-oniques. Ce médecin se sert de la semence encore entourée de son enveloppe et pilée, puis incorporée dans du miel ou du sirop de miel, à la dose de 1 gramme tous les soirs, ou soir et matin, suivant le cas ; il n'a pas été au-delà de 2 grammes. Quand elle est prise une heur-e ayant le repas, ou deux heur-es après, elle ne trouble ni les digestions ni aucune autre fonction, et peut cire supportée sans fatigue pendant des mois entiers.
« On ne peut, dit M. Sandras, à cause de l'obscurité des signes réels de la phlhisie commençante, être sûr que c'est bien cette maladie que l'on a enrayée. Comme médecin, j'ai, grâce au phellandre, éprouvé quelquefois une vive satisfae-
«nvnni rpvonir à la vio commune des malades (|ni i.on en .\^,^^;f,^èu^ les probabilités d'une plilhiréun.ssa.enU m^^^ Homme de science, je me
'„ JS.r, au So de ne pas eompl^cr Tobservacon ,
S-iLemeiits qui s'ensuivent, n'ont pas plustol use pen- St une huitaine de jours de la phellandrie qu'ils se sentent fnTeux ils ont cessé de souffrir. L'expectoration est devenue à a fois moins abondante et plus facile ; a fièvre a diminue ou disparu ; la diarrhée s'est amendée ; l'appetit est revenu e en même temps le sommeil répare mieux les forces. «Depuis que je soumets mes malades a ce tra.lemen , aioute M Sandras, je les vois presque tous endurer la Xlhisie, et dans l'immense majorité des cas, ils se conserven merveilleusement sous tous les rapports pendant des mois nui sans ce traitement,seraient dévolus a la consomption. » M Sandras a vu à l'Hôtel-Dieu annexe, un jeune romain • reprendre toutes ses fonctions assez bien pour pouvoir Xurner dans son pays , malgré l'existence d'une caverne nu'il portait au haut de chaque poumon. A cote de lui était un ieune enfant scrofuleux et tuberculeux qui a gueri d une caverne tuberculeuse qu'il portait au sommet d un des
^"^DanT^lès catarrhes pulmonaires chroniques la phellandrie produit, en général , ses bons effets au bout de peu de iours. Elle convient surtout dans les bronchites des vieillards qui viennent avec les froids humides et ne disparaissent ordinairement que par les temps doux; elle met im, chez les jeunes sujets lymphatiques, et sans reaction, a ces nuintes de rhumes qui les tourmentent si longtemps.
Le phellandrium a paru à M. Sandras n'être d'aucune utilité contre l'emphysème pulmonaire et l'asthme , hormis les cas où ces affections se compliquent de bronchite chronique.
En présence de tels résultats, la phellandrie doit être tirée de l'oubli. La plupart des médecins français la regardaient comme tombée en désuétude, après avoir été autrefois pre~
conisée;i'oi'mu\(i baimlo adopiôo par les auleui's do niaiièi-e inétlicalc qui se sont siicccssiveinent copiés, et qui rt^etleiU ainsi des remèdes indigènes qu'ils n'ont jamais essayés.
L'emploi des semences de phellandrie n'empêche pas l'usage des autres moyens appropriés aux indications qui peuvent se présenter. Il convient souvent de lui associer les balsamiques, le lichen d'Islande, les fleurs d'arnica, les feuilles d'hyssope ou de marrube blanc, les racines de polygala, le quinquina, etc.]
(t M. le docteur Rothe, de Guhran, après une longue expérience du phellandre aquatique, affirme que c'est un moyen très-précieux dans les cas de toux chronique due à une augmentation de l'irritabilité de la membrane muqueuse des voies aériennes , compliquées d'une sécrétion de mucus plus ou moins abondante. Ce médecin a retiré des avantaafcs remarquables de l'emploi du même moyen, dans beaucoup de cas de toux catarrhale entretenue par une prédisposition h la dégénérescence tuberculeuse. « Il faut reconnaître, dit-il, que ce médicament contient des principes narcotiques doux , qui calment comme l'opium , sans donner lieu aux effets consécutifs désagréables qui accompagnent l'administration de ce dernier.» M. Roiheposeen principeque la phellandrie est particulièrement indiquée chez les sujets débiles et à système nerveux très-irritable. Plusieurs fois il l'a prescrit avec le plus grand succès chez des femmes hystériques, pour arrêter rapidement une toux d'irritation irèsfaiigante et véritablement inquiétante , qui avait duré des mois entiers en résistant opiniâtrement à tous les autres moyens employés. Toutefois, lorsqu'il existe des lésions organiques des poumons, des ulcères, on ne peut en attendre qii'im secours palliatif, comme de tous les autres agents thérapeutiques qui ont été conseillés jusqu'ici. On doit observer, d'ailleurs, que, si ce médicament est des plus convenables pour la pratique des pauvres, en raison de la modicité de son prix, il a un inconvénient réel, celui de déplaire au plus grand nombre des malades par son odeur désagréable. M. Rothe le prescrit aux indigents sous forme pulvérulente, à la dose de 50 à 75 ccntigram., trois fois par jour, seul ou associé à 25 ou 50 ccntigram. de chlorydrate d'ammoniaque , ou encore à parties égales de poudre de réglisse composée {Pharmacop.de Prusse) . Aux gens riches, il l'administre ordinairement sous forme pilulaire, de la manière suivante : Poudre de semences de phellandre, 12gram.; extrait de chardon bénit, 8 gram.; chlorydrate d'ammoniaque purifié, 4 grammes. M. et F. S. A. une masse
. hm.movnc divisée en pilules du poids de
2, p. 253 et ast-lSK-) phcllandro . il
S'il falluit croire loul ce qu on » eci il sui^ I sei-ail "11 fcbnfiige siipcncui ni. q'-'n^ mn;»^ "^^ ,
crr..v^^-^;'ï2. - XiSoîir^riio ni^ ^:i:r
";SLœd:»"4T^^^^ ne p„is ™'e'.p.cl,o,.
dLToses adoiinislrait, on ouli-o, ]0.i« d apyrox.e^
due a '"^^"^"^^^'^^^^ dans une sub-
spontanee de la malaaie . i u
^^^"^'^^f ^Tri^Jc^l^S'a c/rféb' " Cet aceès doit âispa-
^P-f l'administra.
• !io 1 rpmière dose du médicament pendant 1 apyrex.e. TréslroTen^^^^^^^ nombre de fois , devient une
— "i^ÏÏ^commandé l'usa^ des feuilles de'-S eïla drie aquatique à l'exléricur en décoction et en ilaplasme dans le (railement des vieux ulcères, contre les tumeurs scrofuleuses et le cancer. J