GOUDRON
Le goudron e.t une p^x li.ukle «n V^^^J^^^ SSJir r pins\';pr\s ;r les a épuisés par des incisions.
Préparations et doses.
A IMNTF.UECR : F.n subsmre , (le 2 i, i gratn. en pilules 01, dans
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wendre à jeun par tasses , Shop , de 60 à JOO gram. par cuillerées. A l'extériedr: Pommndc , » de goudron sur 5 ou A daxonge, nn 7ii/î/p esseniiellc, I sur 0 u axonge. . .
D/corîioi , de S) à éo gram. par kilog. d eau , pour ui,ecl.on, lotions , fumigations , bains.
Propriétés.
Le goudron est tonique et stimnlant , à doses modérées . il excife les organes digestifs et circulatoires ; il augmente es sécrétions et surtout celles des urines , et a une action notabL sur les fonctions de la peau. On l'administre dans les catarrhes vésicaux et pulmonaires chroniques , dans la nhthisie, l'asthme, le scorbut, et surtout dans certaines affections cutanées, telles que les dartres rebelles , le psoriasis, la lèpre vulgaire , le prurigo , etc.
Le goudron en vapeur a été préconisé contre la phtliisie pulmonaire par Chrislison cl Wall. On a obtenu par ce moyen , à l'hôpital de Berlin , les résultats suivants: « Sur cinquante-quatre plithisiques distribués en quatre salles, dans lesquelles on évaporait quatre fois par jour une marmite de goudron, de manière à les remplir de vapeurs épaisses, quatre furent guéris, six éprouvèrent une amélioration sensible, seize ne ressentirent aucun changement, douze devinrent plus malades, et seize moururent [Bict.de Méd., édit., ^. xiv, 192.)— (i).
« Pour les maladies chroniques de la peau, dit M. A. Cazecave {Dict. de Méd., 2^ édit.), l'emploi du goudron, mis assez souvent en usage , a été suivi , sinon de succès merveilleux, au moins le plus ordinairement de bons résultats. Willan et Baleman l'ont recommandé contre l'ichtyose. Je l'ai vu, dans un assez grand nombre de cas, à l'hôpital Saint-Louis, employé par M. Biet dans le traitement des affections squammeuses, et aussi dans celui du prurigo. J'ai vu rarement obtenir j avec ce moyen seul, des guérisojis complètes , mais souvent des améliorations promptes et positives. Enfin, les expériences deE. Acharius , à l'hôpital de Stockholm, conduiraient à faire accorder au goudron une efficacité réelle contre la syphilis. »
L'eau de goudron, que l'on prend à la dose de 500 gram., par verrées le matin à jeun, seule ou avec du sucre, du lait, du vin , de la bière , etc., excite l'appétit, accélère la digestion, augmente le cours des urines et l'exahalation cutanée. On l'emploie dans la dyspepsie, le scorbut, l'asthme, la cachexie, le rhumatisme chronique, la phthisie pulmonaire, les affections catarrhales chroniques des voies respiratoires et urinaires. On l'a aussi employée en injection.
Comme MM. Trousseau et Pidoux [ouv. cité, t.l.p. 46) , j'ai employé avec un succès remarquable les injections d'eau de goudron dans la vessie affectée de catarrhe chronique, dans les conduits fistuleux qui donnent passage à une suppuration abondante et fétide, et sont entretenus par des caries et des néï^roses ; dans les clapiers purulents résultant d'abcès profonds qui ont consumé le tissu cellulaire interstitiel des muscles ; entre la peau décollée et les tissus sous jacents dans certains ulcères scrophuleux ; dans le conduit
(I) Les fumigations que l'on emploie clans les cas de catarrhe pulmonaire et de piithisic, se préparent en fnisant chauffer la quantileque Ton désire de goudron, avec suffisante quantité d'eau, qu'on entretient a la chaleur de l'ébullition. II faut éviter avec soin que Peau ne se vapoi isc entièrement, afin qu'il n'y ait point production tf'unc grande abondance de Tapeurs cmpyrcumaliqucs, qui leraicnt nuisibles au malade.
A',-c n,iA,.nio sié^e de ces olorrhées inlerminabhis , que S : " rôlSr cfcz les cntols sunou.. les f.èvros irimiives et principalcmenl la scarlatine.
T^n noni\i?X dc-oïKlron , à laquelle on joint quelquefois
granulée, l'eczéma, l'herpès, le psoriasis.