‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 168 sur 278 · TÉRÉBENTHINE · texte numérisé non relu

TÉRÉBENTHINE

surtout c'elle des sapins et du de

préparations et doses.

. ■ Tévcliti.lliinc rfe Venise , SO centig. ii 25 grammes

A oi mlules,en»mulsion,aïecla roagncsie.

,SS"c»t'rpriveé'd'h,,ilê esseutielte) , de 2 gram.

. ÏÏ'SItoT/'dt trio" gra'm'en ia^eîuent', c^liuimeîtt , c-

l'exteuieob

guent , emplâtre , etc.

Les diverses espèces do lérébenihine ont , à peu près les niéjiies propriéiés. C'est toujours une aciioii stimulante qu'elles exercent sur nos organes, et plus spécialement sur les membranes muqueuses génito-urinaiies et sur le système nerveux. Suivant l'élal dos divers appareils, elle porte son aclivilô sur la sécrétion urinaire, sur l'exhalation cutanée, sur la sécrétion bronchique. A haute dose, elle provoque le vomissement et la purgalion. La térébenihine est employée avec avantage dans les catari-hes chroniques pulmonaires et vésicaux , la phihisie , la blennorrhée , la leucorrhée alonique, la diarrhée muqueuse entretenue par le relâchement de la muqueuse intestinale, par une sorte d'altération des fonctions sécrétoircs de cette membrane ou par son ulcéra- [ioii superficielle ; dans le rhumatisme chronique, la goutte aïonique, certaines névralgies, etc. C'est principalement dans la cystite chronique que la térébenthine triomphe ; elle la guérit dans la moitié des cas, et améliore presque constamment l'état du malade dans les catarrhes vesicaux dus à la gravelle, aux affections de la prostate, à la paralysie de la vessie , etc.

A l'extérieur, la térébenihine entre dans les onguents irritants et détersifs qu'on emploie au pansement des plaies el des ulcères. Appliquée sur la peau , elle la rubéfie et agit alors comme dérivatif, et peut être utile dans le rhumatisme, la bronchite, la coqueluche, la pleurésie, la pneumonie, là péritonite, el pour rappeler des exanthèmes chroniques partiels. Elle a été employée aussi en vapeur dans le rectum contre le lénesme qui accompagne la dysenterie.

HUILE ou ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE.

PréparntËons et doses.

A i/iNTÉuiEUR : comme stimnlanle , de SO cenli?. h i gramme en émalsion ou en électnaire.— Gomme antinévralgique, de 2 à 40 grammes en plusieurs doses , en émiilsion ou avec du miel.— Comme purgative et vermifuge , de iQ à GO grara. dans du lait sucré on en émulsion.

A ï/EXTÉniEUR : en lavement, de 13 à 30 gram. pour 250 gram, d eau ; Uniment , frictions , lolionj ; en topique sur un cataplasmes , etc.

ProprSéiês.

A petite dose, l'aclion de l'huile essentielle de térébenthine, se porte particulièrement sur le système nerveux, ce qui fait qu'on l'emploie avec avantage dans les névralgies.

et sin tout dans la Bcialtquc. On la conseille aussi dans le lombago . le lie douloureux , le tétanos et même 1 epilepsie. Elle est mise en usage comme stimulante dans 1 atonie des orsanes génito-urinaircs , la cystite chronique , le catarrtie vésical, la gonorrhée, la blennorrhée et la leucorrhée

Depuis que. M. Récamier a employé , il y a près de lienle ans, l'essence de térébenthine dans la névralgie scialique, les praticiens l'ont généralement adoptée comme le moyen le plus efficace contre cette affeciion. L administration de cette substance, outre les phénomènes ordinaires produits par son ingestion, cause une chaleur accompagnée de sueur dans les membres abdominaux, particulièrement dans celui qui est le siège de la névralgie, et plus encore le long du trajet du nerf malade. Cette action topique avait deja été observée par Gulîen et Home. Plus les caractères névralgiques essentiels sont bien dessinés, plus les douleurs sont vives , plus les chances sont favorables. Les malades guérissent promptement lors même que l'essence de térébenthine n'agit, ni comme purgative, ni comme sudorifique, ni comme diurétique. Toutefois si , au bout de huit ou dix jours d'usage, cette médication n'a pas réussi, il ne faut plus rien en

L'essence de térébenthine a été employée dans le tétanos. W. Tomes a rapporté un cas où, après avoir provoqué des vomissements, elle fit cesser promptement des contractions musculaires. Le irismus reparut quatre fois , et chaque fois le même moyen le fit disparaître. Le docteur Phillips ( Med. ehirurg. trans., t.yi, p. 65) a vu, par l'administration de ce médicament, des convulsions violentes se dissiper trcspromptement. MM. AVeaver, E. Percival et D.'Lilhgow ont réussi, le premier dans un cas de catalepsie vermineuse, les deux autres dans des circonstances qui étaient étrangères à la présence des vers dans les voies digeslives. M. le docteur Morand dit avoir employé avec succès l'essence de thérébenthine dans l'apoplexie, la paralysie, l'asthme, etc.

A haute dose, ce médicament est antheimintique. C'est surtout contre le ténia qu'il a été prescrit avec succès. Les docteurs Cross, Kennedy, Ozanam,Gomez, Knox, Melo,etc., l'ont préconisé contre cet entozoaire. Il n'est pas moins utile contre le§ lombrics , les ascarides et autres vers intestinaux. Je l'ai souvent employé en lavement conire les ascarides. Le traitement contre le ténia en exige do fortes doses, tant par la bouche qu'en lavement.

L'huile essentielle de térébenthine est employée depuis longtemps conire la fièvre puerpérale par le docteur Kinneir d'Edimbourg II la donne jusqu'à ce que les symptômes de

la lualadiô soient appaisés. Suivant ce médecin, il est rare qu'on soit obligé d'en prendre plus de trois ou quatre fois pour obtenir ce résultat. Rarement l'essence est vomie. On la fait précéder de la saignée et de la purgation par le calomel ; elle favorise l'effet de ce dernier. Le docteur Douglas regarde cette essence comme le reoiède le plus certain de la'péritonite, même dans les cas les plus graves.

D'un autre côté , MM. Trousseau et Pidoux nient formellement cette efficacité. Ils regardent les cas où son administration a été suivie de succès comme accidentels et dus à des constipations , à des engouements stercoraux du cœcum ou de la potion sigmoïde du colon, lesquels causent de vives douleurs, du gonflement abdominal, de la rénitence dans une des régions inguinales , et qui peuvent , si on n'en débarrasse promplement les nouvelles accouchées, amener des entérites phlegmoneuses , des abcès dans le tissu cellulaire qui unit aux deux fosses iliaques les deux portions d'intestin indiquées ci-dessus , et même causer des péritonites partielles , rarement générales. Les faits qui se sont offerts à mon observation viennent à l'appui de cette opinion, que je partage en tous points. Durande a employé l'essence de térébenthine mêlée à partie ég^ale d'éther sulfurique dans les coliques hépatiques dues à la présence de concrétions biliaires. Plusieurs médecins anglais ont vanté cette huile essentielle contre les iritis et les choroïdiles chroniques.

Enfin , l'essence de térébenthine a été prescrite dans la goutte, le rhumatisme, les fièvres intermittentes, les empoisonnements par l'aeide hydrocyanique et l'opium, la salivation mercurielle , le diabète, l'anasarque, la néphrite aibumineuse chronique.

A l'extérieur, l'huile essentielle de térébenthine est d une grande utilité comme révulsive. Elle cause , en frictions sur la peau, une rougeur érythémateuse passagère. Je la préfère à la pommade stibiée et h l'huile de crolon, pour rubéfier la face antérieure de la poitrine dans la coqueluche ; elle est plus supportable que la première , et beaucoup moins chère que la seconde , sans être moins eflicace. J'en ai retire de grands avantages dans la bronchite chronique , la phthisie , la péritonite chronique , etc. Quand on veut produire un effet prompt et énergique on met de l'essence de térébenthine sur un cataplasme. Ce dernier est à peine applique depuis quelques secondes qu'il cause des picotements, im sentiment de chaleur difficilement supportés au bout de quatre à six minutes ; il semble au malade que la partie est couverte d'eau bouillante. Il en résulte une vive rubcliiction de la peau, qui subsiste encore quelque lemps.Ce cataplasme

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