PISSENLIT
Den~ lco)}'i", laliore folio (ï.) Leontodon iutaxacum (L).
Celte plante se rencontre partout dans les prairies. La racine et l'herbe sont usitées.
A L'iNTÉniEDR : Décoctioii et infusion, deiôà GO grammes par kilogramme (Veau.
Suc exprimé des feuilles, de 50 à 130 grammes. Extrait par décoction {] sur \0 d'eau ), de i gram. à iO gram.
Propriétés.
Le pissenlit est diurétique , diaphorétique , tonique. Il est fréquemment employé dans les affections chroniques des viscères (ictère, hépatite chronique , etc.) , l'hydropisie, les maladies de la peau, les affections scorbutiques, etc.
II en est du pissenlit comme de la patience chez nos campagnards ; ils mettent celte plante dans toutes les tisanes, et l'emploient dans toutes les maladies.
[Je le donne souvent en décoction dans les vices de sécrétion de la bile ; dans l'ictère essentiel ou symptomatique, et surtout dans les engorgements hépatiques ou spléniques qui suivent les fièvres intermitlcnîes. Je le donne aussi dans la convalescence des fièvres muqueuses et adynamiques, pour relever les forces digesiives et rétablir les sécrétions. Zimmermann, appelé auprès du Grand-Frédéric, atteint d'une hydropisie de poitrine, prescrivit l'usage du suc de pissenlit, qui le soulagea beaucoup en excitant la sécrétion urinaire. Ilard {Dict. des Scienc.mécL, t. 22, p. 404) , a vu une anarsaque assez considérable se dissiper au bout de trois semaines par l'usage de ce suc. Hanin [Cours de Mat. méd., t. 2, p. 127) a eu aussi do fréquentes occasions d'observer les bons effets du pissenlit dans les hypropisies. On récolte les feuilles du pissenlit avant la floraison. ]