‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 172 sur 278 · PIVOINE · texte numérisé non relu

PIVOINE

nRRBE chaste', ROSE SAINTE.

Peonia folio nigricante splendida quœ mas (T.) Veonia officinalis (L.)

Celte plante croît spontanément dans les prairies et ICvS bois montueux des contrées méridionales et même des

!.. France Ou U\ cuUivc dans les

graines.

préparations et doses.

n^cocuo» W i.f..i.» , <ie 50 h 6» gramme, par

KX" ^Z:i'rti^ m' ir-en bols.'p'uules, ou dans un Po'XtrrS, de 50 cent, à ^ gram. 50 centigrammes.

Propriétés»

La racine de pivoine essthéfèueVe^^^^^ une saveur »'™«-^ ' »<^^"*^' f °S L'éx»^^ odeur, mais elle couservç ^o" f ™'^"»^^^^^^^ alcooest douceâtre , pres.iUO '«^J'f.f '""t la plante, liciue s'empare de l'odeur et de la 'Veontiennent

'Les tubercules de a rac.^^^^^^^^ T:J^IZ.. gélati-

beaucotip de f««" « f ■^'J'.P^i" je la pomme de terre. neuK, gluant, •''^'"f.'^,^;^",'^^^^^ pe«

naSTVe^pâcri^^con^^^^^^^^^

celui dètaUenTur les effets de cette plante par le stmple

""TWo^hraste exigeait, pour condition , que la plante eût Theophiaste exigea i ' V faisaient un usage

ete „e propp^^^ maladies de l'esprit comme

frellts d^i, corps" K crro. » aUcro . ut arUaU. m

nul o t a t reteter la pivoine comme inerte, la yertte se fa. io r et mon re dans celle plante de^ vertus réelles. , « Il est iû dit Gilibert, eue quelcp.es ép^f q"Çs ont ete gnm^^ •mrès avoir pris la racine de pivojne ; et si sui ûaimcb su eis elle a été inutile , e'est que l*verture- des cadavres prouve que la plupart des cpilepsies^nnaissenl pQiu' aXe deTvices dans le cerveau absolun«nsurmo.)lables.

L iDfiisioii des fleurs ei la racine en pondre onl été emeaces, coiilinue le même auteur, dans quelques éclampsies des enhuils, dans la danse de Saini-Gui el dans la coqtieluehe. »

Peyrdhe dit qiuî celle plante est vraiment héroïque er. quon ne l'emploie pas aussi souvent qu'on le devrait. JJrendel et ïissot onl parlé de ses succès dans l'épilepsie et les maladies convulsives. Hume assure lui devoir la t^uérison de deux épilepiiques. Hippocrate {morO. rmil.) lui reconnaît une action spéciale sur l'ulérus, sans doute, par suite de celle qu'elle exerce comme antispasmodique sur le système nerveux, avec lequel l'appareil ulérim est si intimement lié.

« Les anciens, dit Giliberl, onl conseillé la racine dans les empâtements des viscères. L'analogie des principes médicamenteux de la pivoine avec ceux des autres plantes, bien vérifiée, est favorable à cette assertion. C'est encore ici le cas, ajoute-t-il, d'inviter les praticiens à étendre l'usage de cette plante à toutes les maladies causées par une lymphe épaissie ou par les engorgements chroniques des viscèi'es. Les expénences nombreuses que nous avons faites, nous font regarder la racine de pivoine comme irès-effîcace dans plusieurs maladies chroniques. »

« On devrait, disent MM. Meratei Delens, employer toujours la racine en décoction à l'état frais, car on peut s'en procurer toute l'année. Peut-être alors retrouverions-nous dans la pivoine ces vertus si pronées contre l'épilepsie, et l'action sédative sur le système nerveux qu'on lui a accordée, ainsi que ses propriélés contre les engorgements des viscères, comme emménagogues , etc. Nous conseillerons volontiers, avec Murray, le suc de la racine fraîche, qui est laiteux, d'une odeur pénétrante, à la dose de 30 grammes (1 once) quoiqu'il soit fori désagréable à prendre, mais parce qu'il est doué de toute l'aciivité de la plante. Ce suc el la décoction de racine fraîche , dont la dose est de 8 à 30 grammes dans un litre d'eau réduit à moitié, sont bien préférables, non-seulement à la poudre, mais encore à l'extrait, ^ l'eau distillée, au sirop , elc, qu'on préparait avec la pivoine. » ( Dict. de Mat. méd., t. v, p. 161 .)

II résulte de tout ce que nous venons de rai)porter sur la pivoine, que cette plante a une action principale sur le système nerveux : mais que cette action, ainsi que celle qu'elle peut exercer sur divers appareils organiques, a besoin d'èlre constatée par des observations clini(|ue6 dépouillées de toute idée préconçue et ayant pour caractère exclusif la précision et la vérité mises en rapport avec l'état actuel de la scienee.

On a attribué aux fleurs el aux semences les mêmes pro-

pnétés qu'à lu racine. On an.chcM:e1lc O^o^n nulo^. oL si l'on veut la conserver, il faul la laire secner

et si l'on veu ou à réluve.

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