CERISIER SAUVAGE
Cerasus racemosus, sylvesiris (T.) Prunus Padus (L.)
Le putiet croît naturellement en Lorraine, sur les montagnes des Vosges, et se cultive aisément dans les jardins.
Pi'cparatlonis et doises.
A l'intérieur : Décoction de Vécorce, de i6 à 60gram. par kil. d'eau. Poudre: 4 à 6 gram., dans du vin ou en élecuiaire, etc.
Propriété».
L'écorce de cerisier sauvage est tonique, stomachique, fébrifuge.
L'écorce du putiet était connue depuis longtemps en Lorraine comme propre à remplacer le quinquina dans les fièvres intermittentes; CosteetWillemet ont reconnu cette propriété. Trois fièvres tierces, une fièvre quarte, une quotidienne et une double tierce ont été guéries, sans récidives.
De tels succès m'ont engagé a essayer cette écorce. Je l'ai administrée en poudre en 1819, pendant le règne d'une épidémie de fièvres intermittentes sévissant à Frethun. Huit malades en ont fait usage à la dose en poudre de 4, 8 ou 12 grammes dans l'apyrexie. Six étaient atteints de hevre tierce, deux de fièvre quotidienne. Chez trois malades ayant le type tierce, qui ont pris la poudre de celte écorce à la dose de huit grammes en deux fois, dans 1 apyrexie, I accès a disparu dès le lendemain ; chez trois autres malades, dont
nn él-\il rtlleinl de lièvre quolidieune et deux de ticvre lierce; hÏÏiSdimiiuiégvachîelleineritiKmdamr dose de la poudre d'puliet; ils u'oiUéléguéns qu au boni de s' jours ; les deux derniers ulleiius Vmi d une heyre tierce, l'autre d'une lièvre quotidienne, ^^^'^^^^^1^^ nue la dose du niédicamenl ait eie portée a 12 giammes I2e en trois fois dans l'apyrexie. L'occasion elajt^vo..b e pour l'essai comparatif de l'écorce de e b a c Ceiic dernière fut administrée aux deux malades, a a dose de G g in m es dans l'apyrexie ; dès le lendemain, cehu qu. ava. Fa fièvre tierce en fut délivré. L'autre éprouva nncamel ora o i notable ; il continua de prendre le médicament et fuldebairassé oraduellement dans l'espace de cniq jours.
Ces faits ne me laissèrent aucun doute sur la supériorité de l'écorce de saule blanc, que je préfère à lous les autres (ébrifuges indigènes et que j'administre avec succès aux uidio-ents et aux ouvriers. Le sulfate de quinine est d un prix irSp élevé pour la plupart des habitants de la campagne. J'en ai vu beaucoup qui, après avoir pris du sulfate de quinine pour couper la fièvre, ont eu des récidives, parce qu ils n'ont pu continuer assez longtemps l'usage de ce remède; en définitive, ils ne se guérissaient qu'en prenant abondamment et pendant quelque temps l'écorce de saule en décoction.
PYROLE ,
VEFxDURE p'iIÏVER.
Piirola rohindifolki major (T.) Pyrola roiundiioiia (L ) Celte plante croît dans les lieux ombragés des bois; elle fleurit en mai et juin. Les anciens autours la préconisent comme vulnéraire et astringente. Elle a une suveur amère et acerbe. On l'a employée contre la ménorrhagic |)assive, la leucorrhée chronique, la diarrhée, elc. Elle cnli-c dans le mélange connu sous le nom de vulnéraire suisse. On peut la donner en décoction (30 à GO gram. par kiiog. d'eau), on poudre (2 à 4 gram.), en extrait aqueux ou alcoolique (de 1 à 3 grammes ).
La Pvrolk î:n omuriclle [Pyrola ombellata L.), quoique peu connue,ne paraît pas dépourvue de propriétés. On lui a reconnu une vertu diurétique qui l'a rendue utile dans les hydropisies. L'infusion de cette plante [médical ReposUonj, New-York, avril 1818 ) a été employée avec succès dans deux cas de cancer à la lace. D'après le journal que îious venons
(ïc cher , les deux malades oni éié guéris après avoir fait usage du pyrola umbellata , l'un pendant un mois, et l'autre pendant trois semaines seulement. 11 est à craindre qu'il n'en soit de cette plante comme de tant d'autres remèdes proposés contre le cancer, et qui ont toujours échoué en. présence de l'observation rigoureuse des faits.