SAPONAIRE
SAVONNIÊRE, HERBE A FOULON, SAVONAIRE.
Lyclinis sylvestris quœ saponaria vuhjb (T.) Saponaria offivinaUs ( L.)
La saponaire croît dans presque toute la jFrance. sur le bord des rivières et des ruisseaux, dans les bois, les champs, les buissons, les haies, etc. Les racines et les sommités fleuries sont employées.
Préparaïlons et «loses.
A L'INTÉRIEUR : Décoclion , de 13 à 60 gram. par kilog. d'eau. Suc exprimé, de 50 à 120 grammes.
Sirop, de 30 H 100 grammes. . , , „*o
Extrait par infusion { \ sur 8 d'eau bouillante), de 2 fi 8 gram.
en pilules , etc. , ^ ., ,
Extrait par clccoctionU sur C d'eau ), de 2 a 8 gr. en pilules, etc.
Propriété».
lic.^^'' O^rîTmn/ '^gèremeni diaphoré-
liqi L. Un I emploie dans les aiïeciions cutanées rhumaiis-
abdrin^A ^fc. '--^'^^Somems des viscères
[ Bergius ei Peyrilhe vantent la saponaire dans le iraite-
ï^enneï L'n^°"'r' ^" f^^^^^^^i^'^e ! des aOeclions ér l iiennes. Roques 1 a employée avec succès dans les obstructions viscérales suiles de fièvres intermittentes rebeilel conTJ ' ^'^'^ ' ^'^^^''"^ ' Zapata , etc., ont p^:
T.^.'^ "fr'°"'™^ r"'"^^^ anti-syphilitique trèsefficace. Jurine {Journ. de Médec. chir.p'harm., mars 1786) a fait connaître deux cas de syphilis secondaire qui . après avoir résiste au mercure et à la salsepareille, furent 4,é ' fe^; ' ^uTr, T '""^'5 d^^^P«"«i^•«• « Plusieurs aû-
L;-.c^' ' , ' ^'^""^"^ de grands éloges à la saponaire, et je pense qu elle en est digne. Il arrive souvent que les maladies vénériennes résistent à l'administration du mercure , les symptômes , loin de diminuer , semblent acquérir une nouvelle intensité La saponaire, donnée dans ces circonstances, produit d excellents effets. J'ai souvent occasion de l'administrer dans le traitement des dartres furfuracées et squammeuses et ) ai eu lieu de me convaincre, par un grand nombre d observa lions , que cette plante précieuse n'était pas assez employée par les praticiens. » ]
Je ne crois d'efficacité à la saponaire comme antûsvphiiilique, que lorsque son administration a été précédée de celle des préparations mercurielles. Quand je vois la liste des maladies dans lesquelles on a prescrit cette plante, je me demande si les auteurs ont eu soin d'apprécier l'état pathologique réel d'un viscère engorgé, obstrué ; car il est bien évident que, s'il existe, avec l'engorgement du foie, une phlegmasie de cet organe, la saponaire sera conlreindiquee ; il en sera de même si l'iclère n'est qu'un effet qui dépend de causes diverses, contre lesquelles, par conséquent, un seul et même moyen ne peut être ralionnellemcnt employé.
Je me bornerai à considérer la saponaire , d'après les effets que j'en ai observés, comme une plante excitante, ionique, dont l'action est propre à provoquer les sécrétions, à en augmenter l'activité, en stimulant nos organes. Sa propriété savonneuse l'a mise en réputation comme fondante et apérilive. Je l'ai employée avec succès dans les engorgements
IvniDhaticiues , les cachexies consécutives de fièvres intermittentes rebelles, les affections catarrhales chroniques, les maladies cutanées anciennes, et surtout dans les dartres souammeuses. Pour en éprouver de bons effets, il faut la donner à grande dose. La décoction concentrée de ses racines ( 60 à 100 gram. pour 1 kilog. d'eau ) et le suc des feuilles ( 150 à 200 gram. le malin à jeun ) sont les deux préparations qui m'ont le mieux réussi. A 1 exteneur, j ai cmplové la saponaire comme résolutive, en cataplasme et en fomeniation, sur les engorgements lymphatiques , œdémateux avec quelque succès ; mais je pense que 1 eau de savon, la solution de savon dans le lait, produisent le même effet.