SCOLOPENDRE
DORAWLLE SCOLOPENBKE, LANGUE DE CERF, LANGUE
DE BCEUF.
LUgua cervina officinarum seus colopendrium (T.) Jsplenhm scolopendmim (L.)
celle plante se trouve partout, dans les fontes des rochers, les puits, etc. propriété».
La scolopendre estun f^^^^J^'^^^^
«ne faible stypticile et dans un je ei a jonl elles ont ces plantes qui, l^'gr^ ^Talion. la sécrétion
1':; S' etc!," ar l'atîl dl l'a^raJr.e, de l'eau qui leur
gravelle, etc.]
SCORDIUM (i).
Clmmadrijs paJustris, ranescens (T.) Tancriim chainœdnjs»
ProprËëlës.
rnliPn rannorte qu'à la suite d'une bataille, les morts, qui rJsan s^^^^^^^^^ plants de scordium. furent longtemps ^xèmpts^"^^^^^ découverte la pro-
(1) Voyez Germandréc aqunliquc, p
I ele aniisopuque de celte plante. Sans attacher à celle
II blep us d importance (,u'ello n'en mérile, on peut en p dyer le scordium comme topique stimulant, soit en cataplasme, soiten poudre, contrôles ulcèressordides,atoniques. la gangrené, la pourriture d'hôpital, etc. Je l'ai a pnlinué sur un ulcère qu'il a parfaitement détergé. Comme toutes les plantes ioniques et excitantes, le scordium augmente le ton de 1 estomac et des inleslins, cl l action de la plupart de nos organes sécréteurs. Sa propriété anthelminiique est plus faible qu on ne le croit généralement, et celle qu'on lui a ailribuee comme fébrifuge est plus que douteuse. Elle ne m a pas réussi dans trois cas de fièvres intermittentes où je lai employée; et comme vermifuge je l'ai mise en usage sans en éprouver un succèsbien conslaté. Entre antres faits je cilera. celui d'un enfant de quatre ans qui, après en avoir pris en infusion concentrée pendant cinq jours, neputêire débarrasse de plusieurs ascarides lombricoïdes que par l'emploi de l'ail bouilli dans le lail.
SCROPHULAIRE AQUATIQUE,
HERRE DU SIEGE, BÉTOINE d'eAU.
ScrophuJariu oquaiica major (T.) Scropliularia aquatica (L )
La scrophulaire se trouve partout dans les lieux humides, les fossés remplis d'eau, les i)ois, etc. On emploie toute lâ plante.
Propriétés*
Les différentes parties de la scrophulaire ont une saveur amère et une odeur fétide.
Si les succès qu'on attribue à la scrophulaire, et qui semblent lui avoir fait imposer le nom qu'elle porte, sont réels, c'est évidemment à l'excitation qu'elle exerce sur les organes qu'ils sont dus. On a observé, en ePTet, qu'à haute dose^cette plante provoque la purgation et même le vomissement : c'est une proprilélé que j'ai constatée. Je ne conseillerai pas, cependant, de l'employer comme vomitif ou comme purgatif, à cause de l'inconstance et de l'irrégularité de ses effets sur la contraclibilité du tube digestif.
La décoction de racine de scrophulaire, à la dose de 30 gram.dans 300 gram. d'eau, aromatisée avec un peu de semence d'angéliqueet administrée à un enfant de dix ans,
•Tvs-suieiaux affections vcrmineiises,a provoqué deux vomissements et déterminé quatre selles abondantes avec expulsion de quatre ascarides lombricoïdes. Comme je n ai que ce seul fait t\ citer sur les propriétés purgatives ei anthel-mintiques de la scrophulaire, je me propose de me livrer a de nouveaux essais sur l'emploi de cette plan lo, et je le ferai avec d'autant plus d'intérêt que peu de inedccins s en sont occupés, et qu'elle est tombée dans une sorte d oubli que
ie ne crois pas mérité.
ïrao-us recommande la graine de cette plante contre les
vers. Il la dose de quatre grammes.
On faisait usage autrefois de la racine de scrophulaire en décoction, ou^en poudre à la dose de deux à quatre gram., contre les scrophules, les hémorroïdes, la gale, les dartres et autres maladies de la peau. Divers auteurs ont employé la décoction de scrophulaire en cataplasme, en fomentation, dans les mômes affections et sur les ulcères atoniques ou eano-réneux; on a même prétendu qu'elle était extrêmement utile pour favoriser la cicatrisation des plaies. On raconte, en effet, que les chirurgiens, pendant le long siège de La Rochelle, sous Louis XIII, en faisaient un grand usage pour o-uérir toutes sortes de' blessures, ce qui lui fit alors donner le nom d'/ier6e du siège. Mais si l'on réfléchit un instant que les plaies guérissent parfaitement et beaucoup plus promptementpar l'usage de l'eau simple que par tout autre moyen, on réduira à sa juste valeur la décoction de racine de scrophulaire considérée comme vulnéraire. Disons, cependant, que l'action stimulante de cette plante a pu modifier des plaies de mauvais caractère, tonifier les chairs, prévenir ou combattre la tendance à la pourriture d'hôpital.
D'après Boulduc et le botaniste Marchand, j'ai employé les feuilles de scrophulaire pour corriger la saveur désa- «rréable du séné, en faisant infuser parties égales des deux plantes. Le mauvais goût de ce dernier a été, en effet, en grande partie enlevé sans en altérer en rien la vertu purgative. Ce fait est d'autant plus difficile à expliquer que la scrophulaire a elle-même une odeur fétide et nauséabonde qui se
trouve considérablement diminuée par celte association.