SÉNEÇON
Seuecîo vuJcjaris (L.) Senecio minor vufgaris (T.)
Cette plante, que l'on trouve en fleur pendant toute la belle saison, croîi abondamment dans les jardins et les lieux cultivés. Toute la plante est usitée.
Propriétés.
Le séneçon, privé d'odeur et d'une saveur fade et herbacée, est émollient; On le considérait autrefois comme apéritif, et on en conseillait la décoction dans la jaunisse et les maladies du foie. En Angleterre, au rapport de Ray, on donnait le suc de séneçon aux chevaux qui étaient tourmentés par des vers. C'est peut-être d'après cela, dit Loiseleur- Deslonchamps, qiie quelques médecins ont recommandé ce suc à la dose de deux onces contre les vers intestinaux de l'homme. Le docteur Finazzi [formul. ecclect. de Détilly, 1849, p. 99) prétend que le suc de séneçon récent, à la dose d'une cuillerée à bouche, deux ou trois fois par jour, fait cesser avec la rapidité de l'éclair, les convulsions les plus violentes, surtout celles dont la cause est inconnue! et cela sans tenir compte de la diversité de l'afl'ection et par conséquent da celle des indications curatives. C'est de l'empirisme tout pur. Boerhaave employait le mélange d'oxicratet de suc de séneçon en gargarisme dans les maux de goi-gc
innamnialoires. On a conseillé celle planie cuile dans 1 eau et coTe'^^ contre rengorgement laiteux des
mamelles et les hémorrhoïdes douloureuses, les Phlegmons, êtc EnRn, la décoction de séneçon peut, comme emollicnte, être employée en lavement.