‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 221 sur 278 · THYM SAUVAGE · texte numérisé non relu

THYM SAUVAGE

SerpilJum vuUjare (T.) Thymus serpillum (L.)

Le serpolet, parmi les planles aromatiques, est une des plus communes ; il croît partout, sur les pelouses sèches, es collines, le long des chemins, dans les terrains arides, etc.. L'herbe fleurie est usitée.

Propriétés.

Cette plante, d'une saveur amère et d'une odeur agréable, est aromatique, excitante, tonique, carminative, etc. Un l'emploie dans la dyspepsie, les flatuosites. 1 aménorrhée par atonie. Je l'ai vu employer avec avantage en infusion aqueuse miellée dans l'asthme humide, les catarrhes chropinues, la coqueluche, comme l'hyssope, le lierre terrestre et autres plantes du même genre. Capuron (Man. des Dames de Chanté, p. 39; conseille cette infusion contre la coqueluche

J'ai souvent mis en usage le serpolet comme plante aromatique, qu'il est facile de se procurer. J'ai vu des gastralgies se dissiper par la seule infusion de cette plante prise en guise de thé. Elle convient dans tous les cas où il y a relâchement, débilité, nécessité de solliciter l'action de la peau, d'augmenter les sécrétions ; c'est un remède populaire conlre les fleurs blanches. On donne le serpolet en infusion (12 à 15 gram. par kil. d'eau), et en poudre (2 a 4 f^ram.), suspendue dans du vin ou mêlé au miel. ^ ° [Linné attribue au serpolet donné en infusion la propriété de dissiper l'ivresse et la céphalalgie qu'elle cause. Campeo-ius compare cette plante au musc et recommande son suc contre l'hémoptysie, et sa décoction pour tuer les vers et exciter les règles. Son huile essentielle est excitante, antispasmodique, emménagogue (6 à 10 gouttes). Les bains préparés avec cette plante, comme avec toutes les plantes aromatiques, sont utiles dans la faiblesse générale, les rhumatismes chroniques, les scrophules, le rachitis, la paraly-

sic, etc. Sa clécociioii o.si employée en lolion contre la gale 01 réussit comme celle de menthe, de sariettc, et en fomenlalion sur l'œdème, les inliltrations séreuses, les ecchvnioses.

Le docteur Martineng, de la Seyne, vit, étant médecin à 1 armée d'Ilalie, en 1795, l'aumônierd'un hôpital arrêter une hémorrhagie nasale qui avait résisté aux moyens ordinaires chez unejeune malade de quinze ans, en introduisant dans le nez la poudre de serpolet. Ce remède, secret de famille, disait le bon ecclésiastique (fui n'en faisait pas un mystère, s'était montré tout aussi efficace, pris à l'intérieur, contre les hémorrhagies utérines. {Gazet. de santé, i'^' déc. 1808).

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