‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 227 sur 278 · SUMAC VÉNÉNEUX · texte numérisé non relu

SUMAC VÉNÉNEUX

RHUS TOXICODENDRON.

Toxicodendron irîiphUlon (T.) Uhus toxicodendron (L.)

Cet arbrisseau de l'Amérique du Nord est cultivé en France dans les jardins, où il se multiplie avec la plus grande facilité.

Préparations et doses.

A. L'iNTÉniEUR: infusion, \ à 2 gram. par.lSÔ deau bouillante. Kit de 50 cent, à \ gram., 5 ou 4 fois par jour, et progressivement à 4 et 8 gram. chaque fois. . Sirop de teinture fur 7 d eau et 25 de sucre), de 15 a 30 gram.

Td"lSTàiO gouttes dans 60 gram. d'eau distillée, à prendre par cuillerées à thé plusieurs fois par jour, progressivement

PoSl' 6 ?éc!gr"ara!'par jour en plusieurs prises (Bréva).

Propriéfiés.

Il existe autour de cette plante une atmosphère for-

par -es effluves .ui s^en^^^^^^ •^^^^nZ dupu,.iu des éruptions à la

Qo l'pxtnil aaueiix de celte plante, aaminibuo fnntirTein ou%p quf su^ lissu cellulaire, détermine Sn^S on local suivie d'une inflammat.on plus ou moins in ense et qu'il exerce une action slupehanle sur le rs èmrnerveùx après avoir été absorbé ; 4» qu'i paraît agir dl laméme manière quand il a été injecté dans la veine ju-

^"oifresnov, professeur de botanique à Valenciennes, publia en 1788 des guérisons de dartres rebelles et de para ys s, soiî récentes^soit anciennes par rusage de cette pb^^^^^ Depuis cette époque. Van B aérien, R"/"f ^' ^'"^^^ Pontingon el Gouan, à Montpellier; Alderson, Kellie et Duncan, en Angleterre, ont employé ce végétal avec suces, surtout dans le traitement de la paralysie des membre ,n(erieurs. Il est à remarquer que c'est particul eremenl dans fês casoù cette maladie est due à la débilité générale au rhumatisme ou à la goutte, et non elV""' t né

d'une lésion cérébrale apoplectique. Horsfield 1 a donne contre le tabès, l'hypocondrie, et Gibson dit en avoir retire de très-bons effets dans la phthisie pulmonaire. On assuie aussi avoir quelquefois guéri l'ambliopie etl amaurose par l'usage de cette plante. Lichtenfels dit avoir combattu, avec le suS de sumac vénéiieux,des ophtalmies herpétiques et scrophuleuses qui avaient résisté à une foule dautre^ remèdes. Ammon et Grunner prescrivent , dans les mêmes atlections, la teinture à la dose de dix gouttes dans 60 grammes d'eau distillée, à prendre par cuillerées à the, plusieurs lois dans la journée. M. Llsholz [Encyclo graphie des Scienc. mécL] a employé, chez un enfant âgé de quatre ans, atteint d'une ophtalmie scrophuleuse rebelle, la teinture de rhus toxicodendron, qu'il fit prendre à la dose de quatre gouttes dans deux onces d'eau (une cuillerée à dessert trois fois par jour.) Il augmenta insensiblement la dose jusqu'à 8, 16 et 32 gouttes sur la même quantité d'eau. Le succès fut surprenant. Duer a préconisé cette teinture contre le diabète et l'incontinance d'urine. L'extrait est la forme la plus ordinairement usitée Des médecins le croient vénéneux, tan-

dis que d autres lui lofuscni, (outos pi'opriélés, ce qui lient sans doulc au mode de préparation. Souvent la manière de confectionner les extraits leur fait perdre leurs qualités, surtout si elles l'ésident dans un principe volatil. M. Baudelocques {Journ. de méd. et de cliir. prat., t. 8, p. 28) a employé sans succès, contre l'oplualmie scrophuleuse, la teinture de sumac vénéneux, d'après l'indication de la pharmacopée de Saxe (suc récemment exprimé et alcool, parties égales, filtrés après plusieurs jours d'infusion.) « Peut-être, dit avec raison le rédacteur du journal quenous venons de citer, ne faudrait-il pas se liàler de conclure de ces expériences que la teinture de sumac vénéneux est sans action dans l'ophialmie scrophuleuse. On s'était servi en effet, pour la préparation de cette teinture, de feuilles de sumac recueillies en automne. Jl est probable que le suc qu'elles contenaient à cette époque jouissait d'une vertu beaucoup moins grande qu'au printemps, où les plantes poussent avec vigueur. Si quelques-uns de nos lecteurs voulaient répéter ces expériences, nous croyons qu'ils auraient quelque chance de succès en recueillant les feuilles au commencement de l'été. »

M. Fouquier [Bullet. delà Faculté, t. 5, p. 439), qui a administré d'énormes doses de cet extrait, dit ne lui avoir jamais vu produire aucun résultat en bien ni en mal, et qu'il n'a pas agi d'une manière appréciable sur l'estomac. Selon MM. Trousseau etPidoux [Trait, de thérap. et de mat. méd. t. 1, p. 526), il ne résulte de son administration aucun inconvénient ; les fontions digestives ne sont pas troublées, et elles acquièrent au contraire plus d'activité. Ils ajoutent qu'il ne se manifeste aucun phénomène nerveux, si ce n'est quelquefois un spasme de la vessie, en vertu duquel les malades éprouvent un besoin fréquent d'in-incr, une sorte de tenesme vésical ; mais cet inconvénient cède promplement à l'emploi de quelques lavements émollienls et de quelques bains généraux. Toutefois, il ne faut jamais, sans précaution, ainsi que le fait judicieusement remarquer M. Giacomini [ouv. cit ), se permettre de prescrire une forte dose d'extrait tiré d'une plante vénéneuse, malgré l'inefficacité des doses ordinaires indiquées dans les bons traités de thérapeutique. On donne d'abord l'extrait de rhus toxicodendron à la dose de 50 cent, à 1 gramme trois à quatre fois par jour; on augmente progressivement et de manière h arriver, en six semaines ou deux mois, à 4 ou 8 grammes chaque fois. Les malades prennent alors 12 à 30 grammes d'extrait en vingt-quatre heures.

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