TILLEUL D'EUROPE, TILLAU, TILLET, TILLIER, TIL
Tïiia fœmiua (T.) TUia europœa {L.)
Cet arbre croît spontanément dans les forêts et est cul tivé lo ciPcTavos les iardins, dont il fait l'ornement. On uti- U:els7eurt~ l-'ieunes feuilles, les bourgeons. Préparaf ions et «loses.
l'inté«ieur: infusiondes fleurs, de 5à gram. par kil. d'eau
bomUante, Eau distillée, de SO à 400 gram .
S irnn de 50 à 100 i^ram. en polion.
Conrnvc a sur 3 de sucre), de \0 à 50 gram. A I WniEiiK: infu.sioH et r/écociton des lle^irs, de l'ccorce, ou des ' feuilles en bain, fomeutalions, ôlc.
Propriété».
Les neurs de lilleul sont aiitispasinodiques, lém'enient chaphoreUqi,es;on les administre souvent dânsfeTa eclions nerveuses, l'hystérie, l'hypocond.-ie, la migraine les ind.gesl.ons. Dans ce dernier cas, elles n'irriien^as comme le the. L'eau distillée de fleurs de tilleul est souvent employée en potion comme excipient. M. Brossât, pharmacien
t nTr (•^J^'-'f- ^^,M«rm-. i-'^, 396). a obtenu, de la distillation de plus de 50 kilog. de fleursde tilleul à peine développées, 40 kilog. d'une eau chargée d'un principe balsamique analogue à celui des bourgeons de peuplier : cette eau, recohobee sur une même quantité de fleurs encore moins développées, donna 20 kilog. d'un liquide chargé d'un arôme ires-penetrant et très-suave, comme le baume du Pérou noir ; Il surnageait des globules d'huile volatile d'un jaune dore. Cette eau, placée à la cave, était, au mois de janvier suivant, transformée en une liqueur épaisse, aromaiique. M. Brossât éprouva, après en avoir bu, une sorte d ivresse joviale mêlée d'accablement, de sommeil et une excitation toute particulière. Un hydrolat de tilleul, ainsi prépare, off're un médicament énergique à essayer comme antispasmodique dans les aff'ections nerveuses. Les bourgeons des feuilles h peine développés, et les feuilles naissantes, jouissent des mêmes propriétés que les fleurs, mais ces dernières ne doivent pas être confondues avec les bractées. Les fleurs et l'écorce. soumises à la macération aqueuse, fournissent un mucilage épais que F. Hoffmann a préconisé contrôla brûlure et les douleurs de la goutte. J ai employé ce mucilage avec succès dans la diarrhée et les gaslro.-entélîtes chroniques. Les paysans le mettent souvent en usage contre les inflammations externes, les plaies enflammées et douloureuses Je teuesmejesbriiluresjlsfont une décociion d'écorce de tilleul, et s'en servent, dans ces diflerents cas. en fomentations, en lotions, injections, etc. J'ai vu cesser une diarrhée chronique qui avait résisté aux moyens rationnellement indiqués, par le seul usage de la tisane mucilagineuse d'écorce et de fleurs de iHleul,. et de la môme décoction plus concentrée en demi-lavements répétés chaque jour. A cette occasion, je ne puis m 'empêcher de faire remarquer que beaucoup de diarrhées chroniques, contre lesquelles on emploie inutilement les astringents, cèdent à l'usage desmucîlagineux continue avec persévérance: c'est que très-souvent ces afl:ectrons sont dues à une irritation de la muqueuse contre laquelle les astringents ne réusisscnl pas toujours, bien qu'ils aient une action manifeste contre certaines phlegmasies chroniques.
La semence de tilleul, et même les feuilles, peuvent être employées comme l'écorce. , , . ooq\
rM Rostan (Journ. deméd. et dechir.prat., 1. 16, p. 299) a mis en usage les bains d'infusion de lleurs de tilleul prolongés pendant plusieure heures (d'abord deux, puis trois,
un seniimeni ae sirauguiuuuu, civ^. n^^^jv... ---mieux que le bain est supporté pendant un temps plus long.
Les pharmaciens et les herboristes vendent souvent les fleurs de tilleul avec leurs bractées : on doit les en séparer. Pour les conserver belles et odorantes, il faut les faire sécher à rétuve ou au soleil.