‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 239 sur 278 · VELAR · texte numérisé non relu

VELAR

KRYSIME OFFICINAL, SISVMBRR OFFICINAL, HERBE AU CHANTRE, TORTELLE, MOUTARDE DES HAIES.

Erysimnm vitlgare (T) Erijsimum officinale (L.)

Celte plante se rencontre partout sous nos pas , dans es chemins, le long des haies, des murs, etc. On emploie i herbe, les graines, la plante fraîche.

Préparations et doses.

A L'INTÉRIEUR : infusiou, de 50 à 60 gram. par kil. d'eau bouillante. Suc, de ^5 a 30 gram.

Sirop H sur 12 deau bouillante et 24 de sucre), de 30 à 100 eram

en potion. ' "

Conserve {i sur 2 de sucre), de 15 à 50 gram. loudre, de 2 à A gram , enélecluaire, bols, etc. A l'extérieur : efécodîo», .sur, /;o«cfrp, etc.

Proprlé(cfli>

L'érysimum est inodore ; les feuilles, et surtout les semences, ont une saveur acre et piquante. Celte plante agit sur nos organes à peu près comme l'alliaire, sa congénère. Le sirop d'érysimum était très-employé dans le siècle dernier ; on l'a abandonné dans la médecine urbaine comme tant d'autres préparations d'une utilité incontestable, pour le remplacer par d'autres moins efficaces et d'un prix plus élevé. Ne vaudrait-il pas mieux lui rendre sa place dans nos officines que d'y perpétuer les dépôts coûteux des sirops de Lamouroux, de nafé d'Arabie, etc., que le charlatanisme accrédite, et que l'on emploie autant par habitude que par conviction ?

J'emploie souvent l'infusion miellée de velar dans les af- -feclionscalarrhales pulmonaires chroniques,etje m'en trouve très-bien.

[Lobel {Stirp. advers. nov. p. 69;, vante beaucoup le sirop d'érysimum contre l'enrouement. Vicat préconise aussi le sirop simple de celte plante; il dit avoir guéri par son usage un enrouement qui était survenu chez un prédicateur, et contre lequel on avait inutilement employé une foule de remèdes. Le nom d'herbe-au-chanire vient, dit-on, d'un passage d'une lettre de madame de Sévigné, où celte femme célèbre dit qu'un chantre de Notre-Dame fut guéri, par sori usage, d'un enrouement cousidérable dont il était affecté depuis plusieurs mois.]

Les semences d'érysimum sont'antiscorbutiques comme «ellesde moutarde et de roquette, mais elles ont moins d'énergie. Les feuilles sont aussi antiscorbutiques; décodées dans l'eau ou le vin, elles peuvent être employées en gargarismes dans les stomacaces, l'amygdalite chronique, etc.

Les anciens employaient un onguent d'érysimum contre les cancers et les tumeurs squirreuses; ils pilaient la plante dans un mortier de plomb avec du miel, en consistance de pommade. Un peu d'oxide de plomb, se mêlant à l'onguent, lui donnait une couleur grise. Ce remède, que je n'ai jamais employé, peut être très-utile contre certains ulcères sordides, el, comme résolutif, dans les engorgements lymphatiques et scrofuleux. Pour l'usage externe , je préfère à celle plante l'alliaire, dont j'ai retiré de grands avantages. (Voir Alliaire, p. 15.)

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