MOUSSE DE MER, MOUSSE DE CORSE
Ce fucus croît sur les côtes de l'île de Corse , sur celles de Sardaigne et de la Méditerrannée. La substance que l'on trouve chez les pharmaciens, sous le nom de mousse de Corse, ne contient, tout au plus, qu'un tiers de fucus helminthocorion ; le resté se compose, suivant Decanddolle, d'environ vingt-cinq espèces d'algues. Ce mélange, qu'il ne faut pas confondre avec la coraline blanche [coralina officinalis), dont les propriétés sont presque nulles, a une odeur saumâtre et désagréable.
Préparations et closies.
A l'intérieur : décoction, de 6 àlS gram. pour 150 à 200 gram. d'eau bouillanie ou de lait.
Gelée (04 de dréoclion concentrée sur iOde sucre, ^0 de vin et 1 de colle), di W à iOQ gram.
Sirop H sur 2 d'eau tiède et 6 de sucre), de 50 à 100 gram. en
PoZÏreX ^ à 8 gram. en électuaire ou dans du lait, du vin etc^ A l'extéiueur: d^.coclto. dans l'eau ou le Imt, en lavement, de 30 à CO gram.
La mousse de mer, dont l'emploi comme vemi^Tug^^ très-ancien, fulsurlout préconisé en 1775 P^^^ D.^^,^^^ Poli {Voyage en Grèce) ; «lleestmamienant conn e de to^^^^^ les mères comme le moyen e plus ^o"^,^^^ £,,'^^3^ i^.MP iiiv nro-ines disesl fs des enfants, pour tuer les vu t>
"Sapoléon, lors de son exil à Sainte-Hélène, fit connaître •1 ses médecins l'usage tout-à-fait populaire, en Corse, de «se de mer contre les sqijirres et le cancer non ulcer^ Le docteur Faarr dit en avoir obtenu des résultats sat.sfai sauts dans les dégénérescences squ.rreuses des glandes ,^ il l'administre en décoction (32 gram. pour l^il. d eau . à la dose de trois ou quatre verres par jour. L effet favoi abte du médicament est indiqué par la coloration en ver de|, excréments, qui sont accompagnes d une q"^"^'^^ "P^^^'l^ de Ivmpiie coa^ulable. Malgré le peu de confiance qu inspirent de telles assertions, il serait bon de repeter ces essais Entre le sceptique et désolant anatomo-palhologiste, qu abandonne ses malades, et le thérapeutiste qui les console et lâche de les guérir, lors même qu'ils sont regardes comme incurables, il n'y a point à balancer pour le choix. Le piemier voit toujours dans le malade des lésions organiques telles que le cadavre les lui a montrées, sans songer que ces résultats des progrès du mal n'ont pas toujours existe, et qu'il eût peut-etre^élé possible de les prévenir ; le second ne se fait pas illusion sur la nature de la maladie, mais il remplit avec prudence les indications qui se présentent, agit touiours, lente tous les moyens possibles, et réussit quelquefois: In clesperatis satins estanceps remedmm, quam nuLliim (Cels)
M. Gaultier de Claubry [Ann. cliim. t. 93, p. 73) a constaté, dans la mousse de Corse, l'existence de l'iode. Il est à croire que c'est h cette substance qu'elle doit la propriété fondante dont nous venons de parler.
VARIOLAIRE AMÉRE. *
Variolaria amara (Acliard).
Lichen faghietts (Neck.)
Ce lichen se irouve assez abondamment sur le charme le hêtre, le châtaignier. ^"juiit, le
Celle plante, d'une saveur amère analogue à celle du quinquina, a eie employée comme fébrifuge. Le docteur Dae pp (Journal de méd. et de chir. de To^/S^,,; en a obtenu de résultats avantageux, administrée à la dose de 50 cenfà 1 gram. pour les adultes, et à celle de 20 à 40 cent pour les enfants au-dessous de dix ans. «Plus d'une fois dU ce inedec.n.j'ai pu constater ses heureux effets dans toute? les saisons, sur des malades de tout âge, de tout .exe et de tout rang; il m'a paru un remède sûr contrôla fièvre quotidienne, avantageux dans la fièvre tierce, fort incertain contre la fièvre quarte. .> Le docteur Casseber. en Allemagne, et de Barreau, en France, avaient déjà constaté la propriété fébrifuge de la variolaire. ^ *
Cette plante, suivant Alms [Arch.debotan., t 2 v 380) contient un principe crislallisable auquel il donne lé nom dé picrolichenine. Les expériences de MM. Filhol et Bou chardat font présumer que le principe amer contenu dans cette plante, est de la cétrarine.