HERBE. SACRÉE
Verhena communis (iore cœndeo (T.) Verbena officinalis (L.)
La verveine est très-commune dans les champs, le long (\p^ f'hemins, des haies, etc. , . ? ,
L'éîvmolo^ie du mot verveine,composé du mot latin herba veneris rappelle les propriétés que les anciens attribuaient pli; ils la croyaient propre à rallumer un amour près de s'éteindre. C'était avec cette plante que les prêtres^
«eltopient les amels pour les sacrifices, d'où vient le nom
"ea^flu^ ^^^"''^^ faisaient entreJ
dans 1 eau lustiale, et s en servaient pour prédire l'avenir
On a vante a verveine comme antispasmodique et diaphol retique j on l'employait aussi comme résolutive, dans la pleurodynie les contusions, les douleurs rhumatismales, eic
Autrefois la verveine guérissait les fièvres intermittentes* 1 hydropisie, 1 ictère, la chlorose, les coliques, les maux dé gorge quelconques, les vapeurs, les ulcères, l'ophtalmie, la pleurésie, la céphalalgie, et augmentait le lait des nourrices Encore aujourdhui, dans nos villages, on l'applique en cataplasme avec du vinaigre sur les points pleurétiques. Son suc rougeatre qui teint le linge, est pris pour du sang attiré par la force du médicament, auquel on ne manque jamais d attribuer le succès, quoique l'elTet, si effet il y a, ne puisse être du qu au vinaigre. i oo^^
Les médecins reconnaissent généralement que les vertus médicinales de la verveine ne reposent que sur des faits douteux, de f-iusses observations ou des préjugés Si cette plante a quelque propriété tonique et astringente, c'est à un degré si faible, qu'elle ne mérite aucunement de conserver une place dans la matière médicale.