‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 257 sur 278 · BOULEAU BLANC, BOUILLARD · texte numérisé non relu

BOULEAU BLANC, BOUILLARD

Betula (T.) Betiila alba (L.)

Cet arbre, irès-commun dans nos bois, est généralement

*^^Sans croire aux merveilleuses vertus que les peuples du Nord ont accordées à la sève du bouleau , on ne peut non plus les révoquer tout-à-fait en doute Celte seve,. qui est très-abondanle, a été vantée comme depuralive contre leséruptions cutanées, darireuses et psoriques par balzmann, Riedlin Werg, Pauli comme diiirétique et litbontnptique par Maûhioli, Charleion, BarlhoUn, Davel ; comme vermifuge par Rosen et Bergius. On en foit prendre 100 gram. par jour aux enfants, et 180 à 250 grrnn. aux adultes.

Percy (Opusc. deméd. et de chir., p.. 3) parle de 1 eau de bouleau en ces termes : « Les maladies de la peau, les boutons, les dartres, couperoses, etc., lui résistent rarement.. C'est un remède précieux dans les affections rhumatismales, dans les reliquats de goutte, dans les embarras de la vessie, et dans une foule de maux chroniques contre lesquels kk science médicale est si sujette à échouer, etc. >»- Yoicj, suivant cet auteur, la manière de se procurer celte-eau r « Désles premiers jours de mars,- on va dans la forêt voisine choisir un bouleau de moyenne taille, on y fait,, avec une vrille grosse comme une plume à écrire,, un trou horizontal a la hauteur de trois ou quatre pieds du sol ;:dans ce trou, un peu profond, on place un tuyau de- paille qui sort de trois ou quatre travers de doigt, pour servir de conducteur à l'eau qui va s'écouler au-dessous et à terre on dispose un récicipient quelconque que l'on couvre d'un linge clair et propre, afin d'arrêter les petits insectes ou les ordures qui pourraient y tomber. Ce récipient se remplit bientôt ; on ne fait cette perforation qu'une ou deux fois sur le même arbre, et, au bout de peu de jours, on passe à un autre, afin de ne pas trop le fatiguer. On a soin, quand on fait ce changement, de boucher le trou avec un fosset, sans quoi le bouleau, continuant à donner plus ou moins d'eau, souffrirait, sans toutefois en périr, tant cet arbre est dur et vivace. »

« L'écorce de bouleau, dit Biett [Dict. des Scienc. méd., t. 5, 278), a quelquefois été administrée dans les fièvres intermittentes accompagnées d'une disposition scorbutique; on loue les effets de la décoction de celte écorce employée

en lotions dans les vieux ulcères. » Bergius assure que l'épidermedu bouleau, porté dans les souliers, détermine une sueur des pieds qui peut devenir salutaire dans plusieurs maladies chroniques. Les paysans suédois et moscovites couvrent de feuilles de bouleau leurs membres a ITcctés de douleurs rhumatismales, arthritiques, ou gonflés par des engorgements séreux, œdémateux, afin de provoquer la sueur.

Page 1