BYSSUS DES CAVES
Byssus cryptarum (Lam).
Ce champignon se trouve dans les caves, sur les vieux bois, sur les tonneaux ou le long des murs. Composé de filaments entrecroisés les uns dans les autres, il forme une espèce de feutre mou, doux au toucher comme de l'amadou, jaunâtre, puis noir ou d'un brun verdâtre, et qui acquiert quelquefois une grande dimension.
Lepelletier, pharmacien de l'hôpital de la marine de Rochefort, a, le premier, tiré parti de cette production pour la fabrication des moxas. Après l'avoir lavé et réduit en pâle, il en forma des Irochisques et des cônes (]ui, bien séclîés, furent livrés au service de l'hôpital. Il affirme que depuis plusieurs années que l'on se sert de ces moxas, on n'a eu qu'à s'en louer. Suivant le docteur Lefebvre [journ. de Méd. prat., 1847), ils brûlent sans qu'on ait besoin d'entretenir la combustion par l'insufflation , ce qui leur donne un avantage sur ceux de charpie ou de coton, et, à volume égal, l'escarre qu'ils produisent paraît avoir plus de consistance et plus d'épaisseur que celle qui résulte de l'action des moxas d'armoise ; ils brûlent avec la môme lenteur que ces derniers.
CAILLE-LAIT JAUNE (jo. 70). Le docteur Ferramosa a récemment vanté le caille-lait jaune dans le traitement des sci'ofules dégagées de toutes complications. Il le préfère à l'iode et à tous les antiscrofuleux employés jusqu'à ce jour. On donne son suc à l'intérieur à une dose aussi élevée que le malade peut la supporter. On applique la plante pilée sur les engorgements et les ulcères scrofuleux. L'analyse chimique, en montrant dans celte plante de l'acélale de potasse, de l'acide gallique et du tannin, explique théoriquement, suivant M. Ferramosa, les résultats pratiques qu'on en a obtenus. (Bouchardal, Ann. de thérap., 1843.)
TAPOTTE iv 75). Rosen, Van Denbosch , Bremscr . •J^.?Jni h carolie crue comme vermifuge. Le peuple considèrent ia carout uuu .„„-,„p„^. ^e moyen réusen fait manger aux enfants ^^^^in de campagne m'a sit contre les lon^^r.cs Un n ed^^^^^^^^^
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sXTes S étions de Bayle etdeCayol {Di^Ldes Saenc m/d tsl que ce remède est sans efficacité contre
"sl'éect-^^^^^^ caniérLises, mais qu'il pen^^^ quérir plusieurs affections darireuses, scrofuleuses ou au fi^s nui ont parfois toutes les apparences du cancer. M Ricord affirme (Tm^ï. praL des malad. vénêr. ) que dans des cas iXlles de chancre phagédénique les cataplasmes de pulpe de carotte ont quelquefois réussi.
CHÊNE (». 87). Le café de glands de chêne s'est moiitréTfficace t la L de la coqueluche, Q^-^ i y a deb.^^^^ Pi contre les engorgements et indurations de 1 aMomen. fl^^^m^. deméd.vrat.), Baumes [Du vice .erofuL, l %tl) oxl^^^^^ les atrophies scrofuleusesles plus menaçantes Hi^mraUre après un long usage du môme remède. Barras S /aX?r ^265) guéri des douleurs d'estomac et
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tréS Prise 'après le ?epas, cette '«ni™
réussi dans l'atonie des organes d'gest.fs. Trousseau et 1 1 doux iouv. ciL) regardent l'infusion cafeiforme de glands comme fort utili au5 enfants après le sévrage, aux personne dont les digestions sont laborieuses et qui éprouvent du dévoiement, aux malades irritables dont les fonctions digeslivps sont entravées par une phlegmasie chronique.
Les tubercules qui se forment sur les feuilles de chêne . ont la plus grande analogie avec la noix de galle et peuvent Ôlre employés comme ces dernières. L encre qu on en prépare ne le cède point à l'encre ordinaire.
Tannin. Le tannin, ou acide lannique, est un produit vé-
nimislie, il esurcs-uiile dans les hémon-ha-ies nassivpc: es diarrhées chroniques, le caiarrhe pulmonaire les écou emenis muqueux aïoniques fblennorrhéeJeroiThée ei^f les fièvres mtermiuenles, la chlorose, la dyspepsie cmêS gastralgies, les affections asihéniques en génS ' ^
mtu., i. 54, p. 341j, le considère comme réoa] du moillenr qt mqu.na dans les consomptions, lemarasnîe la cîlo ose es fièvres d accès, etc. G. P.icci {Esculapio, l^r' cahie o 6) l a employé, dissons dans l'alcool, conlVe les hénVo Kes^ et, en so ut.on. dans l'eau distillée delaurier-cei"s7con 1;
nopii aumai t. l, p. so , a rapporté deux obscrvaiions de metrorrhag.es rebelles et menaçantes, arrêtées pà S plo. du tannin pur; il l'a donné par doses de 10 cenii^r toutes les deux heures jusqu'à concurrence de 4 gram san^ causer d n-nlation gastrique. J'emploie depuis lonf-?emps ce médicament, et presque tonjonrs avec succès dims k hé
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iliagies, qu il guérit quand elles sont essentielles, purement asthen.qucs, et qu'il calme souvent lorsqu elles dépendent d une affection organique de l'uiérus. On peut même 1 oppo-
prLède l'ul^g^^^^^^^^^ ^-^-é-"
riP^A^oA"''"!-''^'^^"''^' cliarrhéa. Chroniques, à la dose de 5 a 20 centigr chez les enfants, et de 50 ccniigr. chez les adultes ; dans les blennorrhagies chroniques, le catarrhe pulmonaire, la leucorrhée, etc., à la dose de 1 gram. et même plus, par jour pendant un ou deux mois.
Le tannin est un excellent contre-poison de la morphine, des autres alcaloïdes végétaux et de leurs sels
Introduite dans le nez. le tannin a réussi dans l'épîslaxis rebelle et le coryza chronique ; en gargarisme f4 gram. pour 250 gram. d eau), dans les inflammations chroniques de la muqueuse de la bouche et de la gorge ; en hiieclion (5 à 50 cent, par 30 gram. de véhicule], dans les blennorrhagies vaginales et urèlrales, le caiarrhe uiérin; en lavement (1 gram. ù 1 gram. 50 centigr. pour 500 gram. d eau), dans la
diarrhée cl lu dyssenlcrie chroniques, les ecoulcmcnls heniorrhoïdaux ; en collyre (10 à 20 cent, par 30 gram. de véhicule), dans l'ophtalmie catarrhale ; en topique, sur les tissus relâchés, les escarres gangreneuses, le coccyx, provenant de la compression, les nœvi mate^-m, les cancers encéphaloïdes, etc. M. Michaelsen (Journ. des conn. medico-chir., mars 1850), ayant à arrêter une hemorrhagie abondante survenue dans le cours des progrès d un cancer an sein, employa la solution de tannin (4 gram. pour 30 ffram. d'eau), au moyen de couches de ouate trempées dans ?ette solution, appliquées sur la surface ulcérée et fréquemment renouvelées. M. Michaelsen fui étonne le lendemain des changements qui s'étaient opérés: l'ulcerc paraissait rétréci ; ses bords étaient moins douloureux et moins livides. Les applications de tannin furent continuées, et bientôt le sein ulcéré offrit un aspect de plus en plus rassurant. Au bout de dix semaines, la guérison pouvait être considérée comme certaine. Il est à regretter, dit avec raison le rédacteur du journal que nous venons de citer, que cette observation ne soit pas entourée de détails qui permettent de la considérer comme un fait de guérison de cancer.
GIGUE (/?. 92). Getle plante a été recommandée dans quelques névroses et même dans l'épilepsie. Kluyskens (mat. méd. , t. i p. 68) en a employé l'extrait avec succès contre les convulsions et les spasmes habituels, non-seulement de la face, mais de plusieurs parties du corps simultanément affectées. Il regarde ce moyen comme une sorte de spécifique dans toutes les affections musculaires purement spasmodiques,à moins qu'une périodicité régulière n'atteste la présence d'une fièvre latente, qui ne demande que du quinquina pour se guérir.
La ciguë administrée à haute dose a été regardée commeun anti-goutteux très-efficace. On a calmé et même dissipé les douleurs de 1j goutte par des bains locaux ou entiers préparés avec la décoction de ciguë. Plusieurs auteurs prétendent avoir employé celte plante avec succès, non-seulemeul dans les scrofules , les engorgements lymphatiques et glandulaires , mais encore dans la phthisie pulmonaire. Alibert conseille l'inspiration des vapeurs de ciguë dans cette dernière maladie, et vante cette plante administrée à rinlérieur dans la phthisie scrofuleuse et nerveuse.
La ciguë a été employée avec avantage dans les affections cutanées. Murray, Quarin , Ilufiland l'ont vantée contre lu teigne. Alibert a essayé des cataplasmes de ciguë sur huit
sujets affectés de teigne, dont quatre étaient atteints de teigne faveuse , et quatre de teigne granulée. Trois de ces derniers ont été parfinlement guéris, les autres ont eu des récidives. Fanlanelii {Gaz. Méd. p. 426. 1837) a constaté les bons effets des bains de ciguë dans les dermites aicuës et chroniques. II a guéri , par ce moyen , des impiiigo "des lichens, érysipèles, etc.
La ciguë a été recommandée dans la syphilis. Zeller la considère comme un excellent topique contre les ulcères syphilitiques. Cascnave s'est bien trouvé de ce médicament associé au mercure , et Kluyskens pense qu'il favorise l'effet de ce dernier dans le traitement des ulcères vénériens, et qu'il est très-utile dans les ulcères mercuriels. Hanin {Mat. méd., t. 2, p. 651), cite le cas d'un montagnard suisse qui était couvert d'ulcères vénériens, et que l'usage extérieur de la ciguë a guéri complètement. « Lacigué, dit Samuel Cooper , peut être regardée comme un remède excellent dans les cas d'ulcères scrofuleux avec irritation el douleurs ; elle pourra même compléter la guérison de beaucoup d'ulcères, dans lesquels, après que l'on est parvenu à détruire l'action syphilitique à l'aide du mercure, la plaie ne marche pas d'une manière favorable vers la cicatrisation. Cette plante est également utile pour combattre plusieurs ulcères invétérés de mauvais caractère, particulièrement quelques-uns de ceux que l'on rencontre de temps en temps sur la langue. C'est un altérant utile dans les cas de nolimetanger, de porrigo, et dans diverses affections herpétiques. J'ai vu plusieurs gonflements de la mamelle, chez les femmes, disparaître par l'emploi de la ciguë unie au calomel Quelques engorgements des testicules ont également cédé au même moyen.... M. Pearson fait observer, relativement à la ciguë, que l'on en peut réellement prescrire avec un évident succès la poudre el l'extrait dans les cas d'ulcères irritables el rongeants, soil qu'ils tiennent à l'action présente du virus vénérien, soit qu'ils subsistent encore après l'emploi d'un traitement mercuriel régulier.. . M. Pearson établit en principe que la ciguë est presque un spécifique dans les ulcères syphilitiques qui attaquent les orteils dans leur point de jonction avec le pied, lesquels se gangrènent quelquefois.... Le mode le plus ordinaire d'administrer la ciguë est sous forme de pilules du poids de cinq grains que l'on fait avec son extrait. J'ai toujours pensé, néanmoins, que des pilules de trois grains étaient suffisantes pour commencer, augmentant ensuite graduellement la dose. La quantité que l'on peut prendre sous cette forme est étonnante. M. Wilson rapporte, dans sa Pharmacop. chirurgical. , un cas remar-
quable d'ulcke cancérou. pour 'en'"'' f J^'^.Jf *
«:i„iP« ,]p 11 o-riins de c sue chaque, dans 1 espace ae vinj,i nu re ïeurS ans quMl éprouvât aucun soulagement n. i^^véSt On rec'onnaît'que la dose de - -ed.ca^^^^^^^
est assez forte quand l'estomac ^P^^^^f^ f '^'J^
et qu'il se manifeste en quelque sorte des vertiges {DicU de
^'ïn Inklê^i^^^^^el. succès par M, Yole^jn pourra catarrhe invétéré de la vessie, prit jusqu de ciguë ; il avait commencé par 6 grains et avait etejusqu a 3 oTos par iour (Ami. de méd. prat. de Montp., p. 1808.)
^Ci^eur accoucheurs ont employé avec avantage la c.gue jointe à la valériane au commencement de la fièvre pu^^^^^^^^ raie ; M. Antenrielh l'a prescrite en injection dans l utérus contre cette maladie. Georges Hoffner avait recoursa la ciguè.dans les hydropisies des articulations
La Conicine ou Conin, principe actif de la c.gue est tellement énergique que 8 gouttes Peuvent l^aire peiir un chien. M.Baudeloque (Bouchardat, Aiin de tlierap., 1844y a employé avec succès ce principe dans 1 affection scrofuleuse.