‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 26 sur 278 · BETTE · texte numérisé non relu

BETTE

BETTE-RAVES (dEUX ESPÈCES).

40 Bette ou poirée blanche, joutte.—Beta cycla. 2° Bette commune. — Bette-rave champêtre. Beta vulgaris.

Ces deux espèce sont cultivées dans les jardins et dans les champs. On emploie la racine et les feuilles.

Prépiirations et doses.

A l'iîstérieur : Décoction, de 400 à 200 gram. par kilog. d'eau. Suc, 50 à 400 gram.

A l'extébieur : Décoction, pour lavements, lotions. Feuilles, pour pansement des vésicaioires.

Propriétés.

Elles sont émollientes, rafraîchissantes, souvent utiles dans les affections chroniques de poitrine, les irritations gastro - intestinales , les entérites ; plus souvent employées comme condiment et pour la fabrication du sucre indigène. Les feuilles sont mises en usage dans le pansement des vésicatoires.

On substitue souvent, dans la médecine rurale, le miel ou la racine de réglisse au sucre ou au sirop pour édulcorer les préparations pharmaceutiques.

BISTORTE,

lilSTORTE COMMUNE.

Bistoria (T.) PoWjouum bisiortn (L.)

Celle plaine est commune dans les pâturages et les prés.

Préparallons et doses.

A L'iNTÉRiEfJu : Décoction, de 30 à 60 gram. parkilog. d'eau. Macération, de 13 à 50 gr. par kilog. d'eau froide. Extrait, de I à 4 grani., en potion, bols, pilules. Poudre, de 2 à iO grara., en bols, pilules ou en substance dans du vin.

Suc, de 20 à 5.0 gram., pur ou mêlé avec du vin.

Propriétés.

La racine de bislorte est un puissant astringent; à petite dose elle agit seulement sur l'estomac, tandis qu'en quantité suffisante elle agit sur tous les appareils organiques. Elle réussit contre les flux muqueux, les hémorriiagies passives, les écoulements de l'urètre, les leucorrhées, les diarrhées, la dysseaterie, après avoir combattu les symptômes inflammatoires et dans la période d'atonie.

J'emploie la racine de bislorte avec autant d'avantage que celle de ratanhia. EUe a constamment répondu à mon attente dans les cas d'hémorrhagies passives. Je l'ai administrée avec beaucoup de succès dans un melœna très-grave, chez une fUle de 27 ans, déjà afî'aiblie par une gaslro-entérite chronique. Je la faisais prendre en décoction rapprochée et à petites doses fréquemment répétées. La guérison était complète le douzième jour. Unie à l'absynlhe et à la racine d'aunée en macération dans le vin blanc, elle m'a réussi contre les leucorrhées sans irritation. Je fais prendre deux à quatre onces de ce vin par joun

[Cullen donnait la racine de bislorte en poudre, mêlée avec autant de poudre de racine de gentiane, comme fébrifuge, à la dose de 4 à 12 grammes par jour. Ce mélange peut être forl utile non-seulement dans les fièvres intermitlenies, mais aussi dans tous les cas où les toniques fixes sont indiqués.]

A l'extérieur , je l'ai essayée en décoction dans un cas de fissure à l'anus. Elle a amené une amélioration marquée sans opérer la guérison. L'emploi de la racine de ratanhia dans ee cas m'avait conduit à celui de la racine de historié. Je ne doute pas qu'on ne parvienne à obtenir, par l'usage de cello

dernière, les mêmes résultats. [La déeoction de racine de bistoi'ieen gargarisme raffermit les gencives et délerge les aphtes.]

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