OREILLE D ANE
Consolida major (T.)
Sijmphilum majus sive officinalis (L.)^
Cette plante, très-commune, se trouve dans les prés, sur le bord des ruisseaux. Sa racine est usitée.
A l'intérieur : Décoction, de 13 à 30 gram. par kiiog;. d'eau. Sirop ( i sur G d'eau et 32 de sucre), de 50 à 100 grain., en potion ou mêlé aux tisanes.
Cette racine est nuicilagineiisc, adoucissante, émoHiente, béchiquc et un peu astringente. On remploie dans l'hémop-
lysie, l'hématurie , la méliorrhagie , la diarrhée, la dyssenlerie , eic.
Je fais un très-grand usage de la racine de grande consoude dans ces diverses maladies. Cette plante étant trèscommune , est à la portée des pauvres. [La décoction, qui est la forme la plus usitée pour l'emploi de cette plante, ne doit pas être faite dans des vases de fer , à cause de l'action de l'acide gallique sur ce métal.]
La grande consoude est loin de justifier la haute opinion qu'en avaient conçue les anciens dans le traitement des plaies, des hernies, des fractures, des luxations, de la scialique, des douleurs de goutte. Il sutlfii du plus simple examen pour faire justice de ces erreurs de la crédulité.]
J'ai été témoin des bons effets de la racine de grande consoude contre les gerçures du sein chez les nourrices. On creuse cette racine fraîche en lui donnant la forme d'un dé à coudre , et l'on introduit le mamelon dans la cavité, de manière que la paroi intérieure s'applique sur le mal. Ce moyen aussi simple qu'ingénieux, et que beaucoup de femmes mettent en pratique dans nos villages , vaut mieux que toutes les compositions pharmaceutiques proposées pour remédier aux gerçures du mamelon. Il calme la douleur et procure une prompte cicatrisation.