‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 58 sur 278 · COQUELICOT · texte numérisé non relu

COQUELICOT

Papaver erraticum (T.) Papaver rheas (L.)

Le coquelicot croît spontanément, et se trouve surtout dans les champs de blé. Les fleurs sont usitées.

A l'i.ntériedr : En infusion , 5 à 4 pincées par kilog. d'eau. Teiniure , 1 à 2 gram., en potion.

Extrait des capsules , \ 0 ù 40 centigrammes. Eau disiillèe , 30 à 100 gram., en potion. Sirop, 10 à 30 grammes.

Suc, 20 cent, à 5 gram.

Calmant , légèrement narcotique et sudorifique, le coquelicot convient dans le catarrhe pulmonaire, les lièvres éruplives, les tranchées des enfants, la coqueluche.

Chez les malades qui ne supportent point les effets de

l'opium sans éprouver des accidents graves , j'emploie le coquelicot avec avantage. Il produit alors le même effet que l'opium, eu égard à l'extrême susceptibilité des organes et à une sorte d idiosyncrasie qui ne permet pas l'administration de ce dernier médicament, même à la dose la plus légère. Il convient aussi aux enfants pour la même raison.

[Fouquet en administrait le suc h la dose de 20 centigrammes à 1 gramme, dans la coqueluche et les maladies convulsives. Baglivi associait l'infusion des fleurs à celle des semences de lin dans la pleurésie. On a prétendu, d'après l'analyse chimique, que le coquelicot ne contient pas de narcotine et qu'il n'a aucune propriété médicale. Je répondrai à cette assertion par un fait irrécusable: un de mes enfants âgé de 3 ans, atteint de coqueluche , ayant pris le soir 16 grammes de sirop de coquelicot , eut pendant toute la nuit des hallucinations continuelles. La même dose, répétée quatre jours après, produisit le même effet.]

(Voy. p. 624).

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