‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 66 sur 278 · ASCLÉPIADE BLANCHE · texte numérisé non relu

ASCLÉPIADE BLANCHE

Ascleplias alco flore (T.) Asdepias vinceioxicum (L.),

Cette plante est très-commune dans toute l'Europe ; on la rencontre dans les bois, les terrains incultes, sur lescôteaux secs et pierreux. La racine et les feuilles sont usitées.

Péparaflous et doses.

A L'iNïÉaiÉun : Décociion, 15 à 50 grani. par kilog. cVeaii, Poudre, 2 i\ A gram., en bols, pilules, clecluaire, ou dans du vin. Extrait (^ sur 0 d'eau), \ h A gram., en polion, bols, dans le miel, elc.

Teinture { \ sur 5 d'alcool) , 2 à 6 gram., en polion. A l'extérieur : Feuilles, en cataplasme.

Propriétés.

Les effels de celle plante sur nos organes varient suivant les doses auxquelles on l'administre. A grande dose elle est vomilive et purgative. A petite dose elle agit principalement sur les voies urinaires et sur le système cutané. On l'a conseillée dans les affections scrofuleuses, darireuses et syphilitiques ; dans riiydropisie, les engorgements hépatiques , l'Ictère, etc. Ses feuilles sont employées par les paysans comme résolutives dans les engorgements lymphatiques et glanduleux, les abcès froids, etc.

Cosle et Wilmet [Mai. méd. indigène) rapporienl que les habitants du pays de Liège prennent communément, à litre de vomitif doux, 30 à 40 grains ( 1 gram. 50 cent, à 2 gram.) de feuilles d'asclépiade blanche infusées dans un verre d'eau. Aussi les auteurs que nous venons de citer conseillent-ils de substituer cette plante à l'ipécacuanha. Waulers indique iiussi comme succédanée de ce dernier la racine de vinceloxicum.

« Quelques auteurs, dit Gilibert, condamnent l'usage de celle racine. Cependant la décoction, que nous avons souvent ordonnée à haute dose, n'a jamais causé le moindre accidenl: nous l'avons trouvée utile dans les dartres, les anasarques, les écrouelles, la chlorose et la suppression des règles; elle augmente sensiblement le cours des urines ; extérieurement elle déterge les ulcères et arrête les progrès du vice scrofiileux. »

J'ai employé deux fois la racine de dompte- venin comme vomilive ; elle m'a paru produire un effet analogue à celui de l'ipécacuanha. Cependant je lui préfère, comme succédanée de ce dernier, la racine d'asaret, dont l'action est à la fois plus active et plus constante. A petite dose, en décoction, la racine d'asclépiade m'a été utile par son action à la fois diurétique et diaphorétique, dans trois cas d'anasarque survenus à la suite de la scarlatine.

Après avoir accordé à l'asck'piade des vei'lus imaginaires, on l'a à (on condamnée à l'oubli. Comme sudofiriqne , elle pourrait cire subsliluée à la salsepareille dans les affections syphililiques secondaires et tertiaires. Cette plante mérite d'être réhabilitée dans l'opinion des praticiens.

DORADILLE,

CÉTÉRACH , CÉTÉRAC , VRAIE SCOLOPENDRE , HERBE DORÉE ,

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