‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 78 sur 278 · FIGUIER · texte numérisé non relu

FIGUIER

Ficus commtinis (T.) Ficus carica (L.)

Tout le monde connaît le figuier. Ses fruits sont usités comme aliment et comme médicament. Nous ne devons le considérer que sous ce dernier rapport.

Propriétés.

Les figues sont émollientes, adoucissantes, relâchantes. La décoction de figues dans l'eau convient dans les maladies inflammatoires, la pneumonie, la pleurésie, le catarrhe bronchique, la cystite, la néphrite, la variole, la rougeole, la scarlatine, etc. Bouillies dans le lait, on les emploie en gargarisme lorsqu'il y a tension, douleur, gonflement dans l'engine, la gingivite et la stomatite. On les applique en cataplasme sur les tumeurs inflammatoires. Je me sers souvent de figues grasses pour excipient d'une certaine quantité de semence de moutarde pulvérisée, comme résolutif, rubéfiant, en cataplasme. J'emploie de la même manière d'autres substances énergiques pour en adoucir plus ou moins l'effet, selon l'indication que j'ai à remplir.

Les anciens employaient le suc acre et laiteux du figuier, à l'extérieur, dans le traitement delà lèpre et autres maladies cutanées chroniques. On en frotte les verrues et les cors pour les faire disparaître peu à peu.

FILIPENDULE. *

FiUpendida vukjaris (T.) Spirœa filipendula (L.)

î^a fil i pendule est très-commune en France. Sa racine :e5t usitée.

PréparatloMS et dose».

A l'intérieur : Dècoctîon des racines, de 30 à 60 gram. par kilog. d'eau.

Propriétés.

Celte plante est douée d'une certaine aslringence. Les racines, cueillies à la fin de l'automne, exhalent une odeur analogue à celle des fleurs d'oranger. Râpées fraîches, elles communiquent à l'eau une couleur rosée, et déposent une fécule amylacée dont Bergius a obtenu une colle excellente. Ces racines ont fourni dans les temps de disette une ressource alimentaire. Gilibert en a retiré une farine de bonne qualité, après les avoir fait cuire et pulvériser. Les médecins savent aujourd'hui à quoi s'en tenir sur les vertus diurétiques et lilhontriptiques qu'on leur attribuait autrefois. Leur astringence légère les fait encore employer dans les diarrhées et^la dyssenterie, après la période d'irritation, et avant d'en venir à des astringents plus énergiques.

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