DÉTERMINATION DE LA PROFONDEUR DE LA CHAMBRE ANTÉRIEURE
§ 107. La profondeur de la chambre antérieure (d) est la dislance du sommet de la face antérieure du cristallin au sommet de la cornée. Mais, comme l'iris est appliqué sur le cristallin, on peut, sans erreur grave, prendre pour la valeur d, la distance du sommet de la cornée au plan pupillaire. La mesure adoptée par Heimholtz est la distance du lieu apparent des images réfléchies de la cornée au bord pupillaire de l'iris.
Ce lieu occupe à peu près le milieu du rayon de courbure de la cornée pour des objets placés à une grande distance. Mais, en raison delà réfraction due à la cornée, l'iris semble légèrement agrandi et porté un peu en avant. Aussi doit-on, à l'aide de la courbure cornéenne, que l'on connaît, commencer par calculer, d'après le siège apparent de l'iris, le siège réel du plan pupillaire, et comparer à ce dernier le siège de l'image cornéenne.
Pour cela, lîelmholtz procède de la Liçon suivante : En A (fig. 175) est placé l'œil qu'on examine; à deux mètres environ de l'observateur, en CD, est une échelle horizontale; en B, point où la perpendiculaire menée de A tombe sur CD, se trouve une lampe. La lumière de cette dernière traverse l'ouverture d'un écran et est reflétée par la cornée. En F est un objet de fixation mobile. On place successivement l'oplithalmomètre en et G'^, également distants
OPHTH ALMOMÉ TRIE . 755
On observe d'abord dans la position (î* de rophllialmomètre le reflet cornéen de la flamme B, et or. îe dédouble par la rotation des lames de Tiastrument. Ë!i même temps se dédouble aussi l'image de la pupille. Lorsque la distance Cintre les doubles images de cette dernière est égale à la moitié du diamètre
FiG. 175.
lie la pupille, on peut, en déplaçant l'objet de lixation F, diriger l'œil de telle sorte que les images dédoublées de la flamme coïncident exactement avec les bords de la pupille dédoublée (tîg. 176).
l'iG. 176.
Ou procède deraémedanslaposition G^derophthalmomètre. Dansle premier cas, la petite image cornéenne occupe donc le milieu de la pupille^, surla ligne G* A, et, dans le second cas, sur la ligne G'-^A; et le point d'intersection des deux lignes est le lieu de la face antérieure du cristallin
756 SNELLEN ET LANDOLT. — MÉTROLOGIE.
A l'aide des dimensions connues, c'est-à-dire à l'aide de l'angle FAH (angle a), trouvé plus haut, compris entre la ligne visuelle et l'axe de la cornée AH, et à l'aide du rayon de la cornée également connu, on peut trouver ce point d'intersection par construction ou par calcul (1).
Donders a employé, pour déterminer la profondeur de la chambre antérieure, une autre méthode que nous décrirons plus tard, quand nous parlerons des microscopes cornéens.