‹ Trait√à complet d'ophthalmologie (volume 3)Chapitre 52 sur 136 · AFFECTIONS DE LA CARONCULE ET DU PLI SEMI-LUNAIRE ENCANTHIS · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA CARONCULE ET DU PLI SEMI-LUNAIRE ENCANTHIS

M. Merkel (1) décrit la portion conjonctivale dont nous nous occupons ici de la manière suivante :

(( A parties plis transitoires de la conjonctive, qui sont en rapport avec les

(l) Graefe-Saemisch, t. I, p. 69.

DE WECKER. — MALADIES DE LA CONJONCTIVE

mouvements des paupières, il s'en trouve un fixe qui ne s'efface même pas pendant l'occlusiou des paupières, et renferme assez de tissu pour permettre à la conjonctive de céder à tous les mouvements du gjobe oculaire sans subir de tiraillements. En écartant les paupières au moyen de crochets mousses ce pli devient visible. Il court tout autour du globe de l'œil, mais est surtout prononcé du côté médiat. Il est, dans tout ce parcours, recouvert par les paupières, et ne se voit pas pendant leur écartement normal, sauf dans un seul endroit, à l'angle interne. Celui-ci s'écarte de telle façon, et est entre-bâillé, grâce à sa conformation arrondie, de manière qu'ici le pli circulaire devient visible comme pUca semi-lunaris. Il délimite la conjonctive bulbaire du sac lacrymal.

» Du côté externe (médial) de la plica semi-lunaire se trouve \d.caruncula lacrymalis. Elle se présente comme un monticule aplati sous forme de cône. La portion arrondie et obtuse se trouve placée au milieu du sac lacrymal, et se voit sur l'œil ouvert. L'extrémité pointue se cache sous la paupière supérieure et finit par se perdre dans le pli circulaire .

» La surface de la caroncule se montre, il est vrai, aussi miroitante que la conjonctive en général, mais elle offre un aspect un peu bosselé. Cela résulte 'de ce que de sa surface émanent quelques (13 à 15) poils très-ténus et fins. Ils sont munis de glandes folliculaires relativement volumineuses qu'on peut encore, à l'œil nu, reconnaître comme des points blancs. L'épaisseur de la caroncule résulte de la présence en ce point d'un petit coussinet de graisse. »

Nous avons eu l'occasion de voir que la caroncule lacrymale de même que la membrane semi-lunaire participent plus ou moins aux inflammations de la muqueuse dont elles constituent des parties intégrantes; c'est donc à tort qu'on a tenté de séparer leurs maladies de celles de la conjonctive en général. Le plus souvent, l'état de la caroncule, son injection plus ou moins prononcée, son gonflement peuvent nous permettre de déterminer l'état général de la muqueuse.

Nous avons vu que la caroncule et la membrane semi-lunaire sont les parties de la conjonctive sur lesquelles on rencontre principalement les végétations décrites sous le nom de polypes de la conjonctive (1).

Cette portion de la membrane peut être prise d'infarctus de ses glandes et présenter alors une prédisposition à des inflammations réitérées {encanthis calculosa).

Le développement excessif des poils placés sur la caroncule a été quelquefois observé et décrit sous le nom de trichosis caronculœ. Il faut arracher fréquemment ces poils pour débarrasser le malade d'une irritation permanente des yeux.

Après des inflammations chroniques de la muqueuse, on peut observer un engorgement de la caroncule, décrit sous le nom d'encanthis. Cet engorgement, qui peut être la cause unique d'un larmoiement persistant, cède facile-

(Ij Voy. aussi l'observation de M. Schiess-Gemuseus de dermoïde de la caroncule (Klin Monatshï, p. 135, 1877j.

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