MOUVEMENTS DE L'INTESTIN
cutables les résultats de l'observation et de mettre hors de cause la sincérité ou les illusions de l'observateur.
Ces recherches nous ont également permis de mieux étudier quelques phénomènes physiologiques (Voyez Journal de l'Anat. et de la Phys, 1869). En voici les conclusions :
L'inspiration et l'expiration amènent dans l’intestin des changements de tension qui varient avec le mode de respiration.
Les mouvements propres à l'intestin sont de trois sortes : 1° le mouvement péristaltique, qui est le mouvement normal: 2° fe mouvement anlipéristaltique ; 3° la contracture. |
Chaque contraction péristaltique est caractérisée par un resserrement brusque suivi d’une détente qui dure plus longtemps.
Les mouvements péristaltiques peuvent se passer is0lément dans une portion restreinte du tube intestinal.
Après une série de contractions, 1l y a généralement un l'epos prolongé.
Les contractions sont plus épuentés à la partie supé-
“ rieure du canal intestinal, nous n’en avons jamais trouvé
plus de dix-huit par minute.
Les contractions du gros intestin diffèrent de celles de
l'intestin grêle par leur amplitude, leur durée et leur forme.
Le graphique de la défécation est tout à fait spécial et rappelle celui que l’on obtient apres l'empoisonnement par
Ja strychnine.
Les mouvements de l'estomac n’ont pas la régularité des mouvements intestinaux, ils sont de deux sortes, suivant
- qu’on les observe au pylore où dans le grand cul-de-sac.
Le mouvement antipéristaltique ne se combine pas avec le mouvement péristaltique.
Le mouvement péristaltique est dû à l’action des celte nerveuses des parois intestinales sur les fibres lisses. Ces cellules elles-mêmes peuvent subir l'influence du plexus cœæliaque et des centres cérébro-spinaux.
L'arrêt dela circulation artérielle augmente ou détermine les contractions péristaltiques ; l'arrêt du sang dans les veines ne donne rien d’analogue.
Cet état pathologique ne peut servir à l’ explication des mouvements normaux.
Électrisation directe de l'intestin.
L'ampoule, dont nous nous servons habituellement, étant introduite par une petite plaie dans une anse intestinale après l'ouverture des parois abdominales, on électrise audessus et au-dessous de l’ampoule qui communique avec l'appareil enregistreur. Des courants d’induction assez inenses appliqués de cette façon ont pour premier résultat d'abolir les contractions péristaltiques ; en outre, on constate aisément que, dans les points où l'on a placé les rhéophores, l ya une vive contraction et un resserrement annulaire; si les rhéophores sont écartés convenablement, de manière à les éloigner également de lampoule, il y a un abaissement de tension dans la portion intermédiaire de l’anse. Ainsi, dans ce cas, il y a un resserrement dans les zones qui sont près des pôles ; il y a relâchement au contraire vers le milieu de l’anse. Cependant, si le courant est très-puissant, on voit une contracture de l’anse entière ; avec un courant d’induction extrêmement faible, on stimule les contractions péristaltiques,