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DE L'INFLUENCE DES COURANTS ÉLECTRIQUES SUR LES FIBRES LISSES

Des mouvements de l'intestin,

L'action des courants électriques sur les fibres lisses a été

jusqu'à présent fort peu étudiée, et cependant le rôle de

ces fibres est des plus importants, grâce à leur présence dans tous les organes de la vie végétative.

C’est pour cela que nous croyons utile de nous étendre longuement sur les recherches que nous avons faites sur ce sujet. C’est principalement sur l'intestin que nos expériences unt été entreprises.

Nous indiquerons sommairement comment nous avons habituellement procédé; dans plusieurs circonstances, nous nous sommes contentés d'introduire le tube d’un manomètre à eau dans l’intestin mis à nu et de noter les oscillations qui se produisaient. Ce mode d’observation est assez difficile, les matières intestinales viennent à chaque instant obstruer le tube et s’opposent au fonctionnement régulier de l'appareil. Nous avons alors ajouté au tube du manomètre une ampoule de caoutchouc qui s’appliquait contre les parois intestinales et en traduisait les contractions. Nous étions encore loin d'obtenir des résultats véritablement normaux ; le traumatisme violent qui était nécessaire pour placer le tube mettait l'animal dans des conditions pathologiques qu il fallait éviter. Nous croyons nous être mis complétement à l'abri de ces erreurs, en pratiquant des fistules

. intestinales dans lesquelles une canule était placée à de-

meure. Au bout de quelques jours, lorsque l'animal était

» remis de l'opération, nous introduisions par l'orifice une . sonde de gomme munie à son extrémité d’une ampoule de

G3l RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES ET CLINIQUES, caoutchouc, et, au besoin, garnie de fils métalliques permettant d'électriser facilement l'intestin (fig. 80). Enfin,

pour éviter les modifications que pouvait produire l’adhérence anormale de l'intestin à la paroi abdominale, nous avons établi une fistule gastrique, puis, par cette fistule, on introduisait dans l'estomac un tube de caoutchouc terminé d'un côté par une ampoule et rêtenu par l’autre extrémité au bouchon de la canule (fig. 81). Après un temps variable, l'ampoule traversait le pylore et s’'engageait dans le duodé-

Fic. 81;

num ; l'extrémité du tube était alors mise en communication avec un appareil indicateur, et l’on pouvait noter les contractions normales.

Un simple manomètre à eau suffit pour ces observations ; mais la méthode graphique est bien supérieure; il suffit pour cela de mettre en communication les tambours avec nos sondes munies de leurs ampoules.

Ces graphiques n’ajoutent rien aux résultats obtenus avec le manomètre, mais ils font comprendre au lecteur, à la simple inspection, ce qu’il faudrait sans cela décrire longuement, Ils ont en outre l’avantage de rendre indis-

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