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COURANT CONTINU DE LA FISTULE AU RECTUM. 6A

Il n’y à donc pas, comme nous l’avions eru d’abord, un des pôles qui à le pouvoir de faire contracter et l’autre de laisser l'intestin se distendre. Quelle est donc la cause de cette différence d'action? Nous pensons qu’il faut la chercher dans les rapports du sens du courant électrique avec le sens des contractions péristaltiques. On sait que le courant se dirige du pôle positif au pôle négatif; chaque fois que l'électricité marche suivant la direction naturelle du mouvement péristaltique, on a un abaissement de tension, et par conséquent une dilatation de l'intestin; si le courant est dans le sens contraire, 1l y a augmentation de la tension. On peut rapprocher ces faits de ce que nous avons vu dans l’électrisation d’une anse intestinale munie de deux fistules, il y a concordance parfaite. |

Peut-être n'est-ce pas là un caractère spécial à l'électrisation de l'intestin, mais une loi pour tous les canaux doués de mouvements péristaltiques. Quoi qu'il en soit, nous avons vu que la direction des courants a, sur les artérioles, une influence semblable : lorsque l'électricité marche suivant la direction du cours du sang, il y a dilatation des vaisseaux ; le courant opposé produit la contracture.

On doit éviter de donner du chloroforme aux animaux pendant l’électrisation ; le chloroforme n'arrête pas aussi rapidement les mouvements des museles de la vie organique que ceux des muscles striés, mais son influence est incontestable, et il ralentit ou arrête les contractions des muscles lisses de l'intestin et de l'estomac ; il est sous-entendu que l’anesthésie, poussée jusqu'à l'arrêt des battements du cœur, provoque au contraire des mouvements exagérés.

En est-il de même pour tous les organes constitués par des fibres lisses, pour l'utérus par exemple? Ou sait que

l'anesthésie est « a la mode dans les sr ist Sons

diminue les on utérines.

Electrisation de la moelle.

Le plus souvent, au lieu d'électriser directement la moelle, nous placions un des pôles dans la gueule de l’animal et l’autre dans le rectum. L'action des courants interrompus, appliqués ainsi, ressemble beaucoup à ce que l’on observe en électrisant seulement le pneumogastrique, aussi nous en parlerons plus tard en étudiant les effets de l'électricité sur ce nerf. Quant aux courants continus, voici ce que nous avons remarqué : la direction du courant importe peu ; dès que l’on ferme le cireuil, les contractions péristaltiques sont

Fi, 90,

activées si elles existaient au moment de l'expérience, elles apparaissent même quand l'intestin est d’abord immobile (fig. 90). Ce graphique représente les contractions de l’inteslin grêle du lapin sous l'influence de l’électrisation continue de la moelle; avant l'électrisation, il y avait à peine quelques ondulations (on électrise au point a). Au bout de fort peu de temps, les contractions cessent pour recom— mencer légèrement lorsqu'on cesse l'électrisation. Il semble que c’est l'excitation momentanée produite par l’entrée et

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