ÉLECTRISATION DES NERFS SPLANCHNIQUES
> Ja sortie du courant qui amène quelques mouvements, la £ prolongation de l'expérience les fait cesser. Le gros Intestin
influencé de la même manière. Ajoutons que ces expéces ne donnent pas toujours des résultats constants, il . st des cas où l’on n’obtient rien, et d’autres où le phéno- - mène est bien marqué; ces différences doivent tenir à plusieurs causes, et surtout à la vacuité de l'intestin ou à une contracture accidentelle due à l'opération elle-même lorsqu'on ouvre le ventre.
Les courants continus, appliqués sur l'estomac ou dirigés de la tête à l'estomac, ou encore de l’estomac au rectum, nous ont donné peu de résultats positifs en ce qui touche les contractions stomacales.. Quelquefois ils arrêtent les mouvements, mais 1ls ne nous ont jamais montré une accélération de ces mouvements. Ce qu'il est bon de noter, quoique le fait s'éloigne un peu de notre sujet, c'est la sécrétion abondante qui se produit dans l'estomac dès que les courants agissent ; nous n'avons pas fait de digestions artiticielles avec le liquide sécrété, qui est manifestement acide, et nous ne pouvons affirmer son analogie complète avec du suc gastrique normal; cette hypothèse est pourtant fort probable.
Electrisation des nerfs splanchniques,
On ne peut songer à électriser ces nerfs dans le thorax, la mort de l’animal survient trop rapidement, et les fonctions du cœur cessent de suite de s'accomplir régulièrement, de sorte que l’on pourrait attribuer à l’excitation nerveuse ce qui revient à la gène circulatoire, dont le premier effet, comme on le sait, est d’exagérer les contractions
intestinales. Il faut donc de toute nécessité électriser le … splanchnique entre les ganglions et le diaphragme, et c’est . une manœuvre qui présente quelques difficultés ; elle ne. peut se faire qu'après un traumatisme violent, et en refou-. lant les intestins qui gênent pour la recherche du nerf, On est donc dans de mauvaises conditions pour observer ce qui. | se passe ; nous sommes arrivés cependant à des résultats assez nets, et nous crovons ne pas nous éloigner de la vérité. Dans nos expériences, les rhéophores étaient placés l'an au-dessus des ganglions, l’autre plus haut, vers le diaphragme. Nos recherches n’ont été faites qu’à gauche; à droite, l'expérience est encore plus laborieuse.
Les courants interrompus sur le splarchnique amènent | toujours une élévation lente de l'aiguille indicatrice sans oscillations. Cette modification se traduit par le tracé suivant (fig. 91, on électrise en &). Il y a donc une contraction lente des parois abdominales sans mouvement péristaltique.
Jamais de cette facon nous n’avons obtenu un abaissement de tension, 1l v à une contraction EE et pro- à gressive des parois. È
Les courants continus agissent d’une autre fin ; dans 4 quelques cas (c'est surtout lorsque l’animal est épuisé ou . s’il est à jeun), ils amènent au moment de la fermeture du circuit une élévation de tension peu prononcée, qui n’augmente pas progressivement comme avec les courants interrompus et qui reste stationnaire. Le plus souvent on provoque, surtout avec le courant descendant, de belles contractions péristaltiques, même sur un intestin complétement immobile (fig. 92, on électrise au point 4, on cesse au point 6). Ces contractions s'arrêtent si l'on met fin à l'excitation électrique, il faut remarquer qu’elles ne débutent
ÉLECTRISATION DES NERFS SPLANCHNIQUES. 651 pas dès la fermeture du circuit, mais peu de temps après ;
en même temps, le niveau est plus élevé, de sorte qu'il y à
Fic. 92.
également augmentation de tension. Dès que l’on cesse d'électriser, la tension baisse peu à peu et les intestins repren-
nent leur immobilité. Les phénomènes du même ordre sont encore plus marqués si, au lieu de mettre l’un des pôles |
près du premier ganglion, on le place sur le ganglion lui-« mème. |