EXCITATION DE L'INTESTIN PAR PINCEMENT
du sachet, on a serré rapidement, puis on a cessé de suite: un abaissement immédiat survient, et ensuite la tension augmente et se maintient élevée.
Dans la figure 106, on à agi sur la muqueuse de l'estomac d’un chien en profitant d’une fistule gastrique. On a introduit l'ampoule dont nous nous servons habituellement, et pendant qu'on enregistrait le tracé, on a brusquement changé sa place en froissant là muqueuse; il y a également,
Fic, 106.
au moment même, dans le point À, une rapide descente suivie d'une ascension. On pourrait objecter ici que l’ampoule se trouvait d'abord comprimée, et qu'en changeant sa place on à pu la mettre dans une portion de la cavité stomacale où la pression était moindre ; mais on arrive au même résultat sans changer de place en lui faisant exécuter un mouvement de rotation. Au reste, pour l'intestin grêle, l'ampoule remplit la cavité; on peut même la disposer de façon qu’elle distende légèrement les parois, et malgré cela un abaissement de tension instantanée se produit dès qu'on la tire brusquement; lorsqu'on la pousse, on réussit également quelquefois, mais le plus souvent il se fait un tassement qui s'oppose à la manifestation du relâchement des parois et l’on a de suite l'augmentation de pression.
Dans un cas où l'animal (c'était un chat) était profondément endormi par le chloroforme, l’abaissement de la tension à la suite du pincement se prolongeait plus que de coutume.
Les excitations mécaniques ne sont pas seules aples à produire cette singulière action ; injection brusque d’un liquide 1rritant amène un résultat analogue. La figure 107
Fié. 107.
montre les effets d’une injection d'alcool dans une fistule intestinale (l'injection a lieu en a). L'eau, et même l’eau à 0°, fait au premier moment baisser la tension si elle est injectée rapidement, puis, comme dans les cas précédents, survient une contraction énergique.
Résumé de l'influence des courants électriques sur .
les mouvements de l'intestin,
Les courants d'induction apoliqués directement aux intestins donnent une contracture au niveau des pôles ; entre les pôles, il y a relàchement des parois.
Les courants continusabolissent les mouvements péristaltiques et amènent une diminution de tension si le courant suit la direction normale des mouvements, ou une augmentation si le courant va en sens contraire.
L’électrisation de la moelle par les courants continus augmente notablement les contractions péristaltiquesau moment de leur application. |
Les courants d’induction sur les splanchniques font augmenter progressivement la tension sans déterminer des mouvements péristaltiques.
Les courants continus sur les splanchniques donnent lieu à des contractions péristaltiques.
L'électricité, portée sur les plexus nerveux et les nerfs mésentériques, produit des effets analogues.
Les courants interrompus sur les pneumogastriques causent une dilatation de l'intestin et son immobilité; ce phénomène à lieu par action réflexe. Ils amènent au contraire directement la contraction de l’estomac.
Les courants continus modérés sur les pneumogastriques agissent peu sur l'intestin, ils arrêtent les contractions normales ou pathologiques de l'estomac.