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amènent progressivement, el non brusquement, une contraction télanique des muscles lisses ; que l’on agisse au delà ou en decà des ganglions, le fait est le même ; 1l y a une exception apparente pour l'iris : on sait, en effet, que la faradisation du sympathique au cou resserre le calibre des vaisseaux et dilate la pupille; nous avons donné une explication de cette espèce de contradiction dans la première partie de cette étude. Tels sont les résultats que l'on obtient par les courants d’induction intenses ; cependant 1l est possible, en ayant soin de prendre les nerfs avant leur pénétration dans les ganglions et er employant des courants trèsfaibles, de déterminer une légère excitation de ces ganglions, et par conséquent des mouvements semblables à ceux qui s'exécutent sous l'influence des actions réflexes normales. Mais ce résultat est atteint bien plus sûrement si l’on emploie les courants continus ; ceux-ci, par une stimulation soutenue, donnent aux cellules nerveuses l’activité fonctionnelle, et il en résulte des mouvements. Si l’on n’agit pas sur les ganglions et qu'on excite les nerfs qui se rendent distincte ment aux muscles lisses, on obtient à peu de chose près ce que lon voit pour les muscles striés, c’est-à-dire qu'il y a une contraction à l'entrée et à la sortie du courant, et immobilité pendant l'électrisation. De même, si l’on vient à faire passer le courant pendant que les muscles sont en activité, la contraction cesse immédiatement comme en appliquant les pôles directement sur les muscles; c’est ainsi, comme nous l'avons montré, qu’on peut faire cesser les mouvements de l'estomac au moyen d’un courant descendant dirigé sur ie pneumogastrique.
Généralement les courants continus appliqués aux nerfs qui se distribuent dans les muscles lisses ont une action
EXCITATION DES NERFS. 695 faible et souvent peu appréciable, si l’on agit sur un point éloigné des organes ; ce qui est dû probablement, ainsi que nous l'avons dit, à l’absence de gaïîne isolante dans les filets du sympathique.
Qu’arriverait-1l si l'excitation électrique, au lieu d’être portée sur les nerfs moteurs, était dirigée sur les nerfs sensitifs ? Disons d'abord qu’on ne sait pas très-exactement si tel nerf du sympathique est moteur ou sensitif; il est fort probable que le plus souvent on a affaire à des nerfs mixtes. Pour les intestins, 1l est presque certain que les splanchniques sont surlout moteurs, et que le pneumo-gastrique contient les filets sensitifs. Or, nous avons constaté que l’excitation du bout périphérique de ce nerf amène un arrêt des mouvements et une dilatation passive de l'intestin; nous n’insisterons pas sur ce fait que nous avons complétement étudié ailleurs. I] se passe quelque chose d’analogue du côté des vaisseaux; si l’on électrise le bout central du nerf auriculo-temporal du lapin, on voit survenir une turgescence très-marquée des vaisseaux de l’oreille. D’après ces deux exemples, on serait autorisé à conclure que l'excitation électrique des nerfs sensitifs amène dans les cellules nerveuses centrales, d’où partent les filets du sympathique, un arrêt de fonction, et, par suite, un relâchement des muscles lisses correspondants (1).
(1) En assimilant ce qui se passe dans les vaisseaux, lorsqu'on électrise le bout ceritral de l’auriculo-temporal, à l'effet produit sur l'intestin,
par l’électrisation du bout supérieur du pneumogastrique, nous nous
conformons à une théorie généralement adoptée ; on a dit, en ellet, que la dilatation des vaisseaux de l’oreille était due, dans ce cas, à une paralysie par action réflexe. Nous tenons à répéter que sur ce point nous avons des idées différentes; nous pensons que celle dilatation
des vaisseaux est active et qu’elle est due à la contraction autonome
ou péristaltique des artères. Cela est évident dans certains Cas, Car
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Régénération des muscles lisses,
La régénération des muscles striés après leur section est, sinon impossible, du moins difficile ; nous n’avons pu l’obtenir. M. Dubreuil à été plus heureux que nous, et a publié le résultat de ses recherches dans le Journal d'Anatome et de Physiologie (janvier et février 1869).
Pour les fibres lisses, 1l n’y a aucun doute; la régénération s'opère même rapidement. L'un de nous a présenté en 1869 à la Société de biologie la cicatrice de lintestin d'un chien opéré depuis quinze jours, et les fibres-cellules apparaissatent déjà au milieu du tissu cicatriciel. Cela ne doit point surprendre ; car les muscles lisses, malgré leur individualité réelle, conservent une grande partie des propriétés embryonnaires, et sans croire, comme on l’a dit, qu'il y à un passage insensible entre la fibre-ceilule et la fibrestriée, et que la première n’est qu’un arrêt de développement, nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que la lenteur des contractions et de l’influx nerveux, ainsi que l'excitabilité moins prompte à disparaître après la cessation de la circulation, rapprochent les propriétés des muscles lisses de celles des muscles striés à l’état embryonnaire.
la turgescence vasculaire oblenue est bien plus forte que celle qui succède à la simple paralysie des vaisseaux par la section du sympathique. Avec notre théorie on devrait distinguer l’action du courant électrique sur les nerfs de sensibilité suivant les organes, sans qu'on puisse assigner une cause bien nette aux différences observées; peutêtre, cependant, la présence ou l’absence de ganglions intra-pariétaux fournirait matière à explications. Quoi qu'il en soit, dans cette étude générale des mouvements des muscles lisses, nous adoptons provisoirement et en faisant nos réserves l’idée la plus communément acceptée
jusqu’à la démonstration complète et directe de notre façon de comprendre les phénomènes vasculaires,
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