AFFECTIONS RHUMATISMALES
conseille dans tout accès de goutte d'employer d’abord les autres moyens thérapeutiques et de ne faire l'application des courants électriques que lorsque la fièvre aura cédé ; si les os sont très-affectés et fortement gonflés, il est utile d'employer les courants électriques avant la disparition complète de l’inflammation locale.
Lorsqu'on aura à traiter des gonflements non douloureux et devenus stationnaires, Remak préfère attendre la réapparition des douleurs pour commencer le traitement électrique, et il croit même aue dans les cas où les douleurs ne reparaissent plus, l'action électrique sera peu efficace.
Dans les ankyloses anciennes, on peut en même temps se servir des tractions continues avec le caoutchouc, méthode qui, à elle seule, donne souvent de brillants résultats, et que l’un de nous à employée avec succès dans plusieurs cas (1).
En résumé, dans les affections chroniques articulaires, que ces affections soient dues à une influence mterne (rhumatisme, goutte) ou à une action traumatique, les courants continus sont d’une utilité incontestable, et doivent toujours être essayés même dans des cas qui paraissent incurables. Voici une observation qui montre bien tous les avantages que l’on peut espérer dans des cas même très-anciens :
L..., âgée de quarante-un ans, s’est donné, en lavant, un coup de battoir sur le poignet gauche. Les mouvements dans l'articulation deviennent aussitôt douloureux, peu à peu le poignet gonfle, s’enflamme, et, d’après le dire de la malade, Jobert (de Lamballe) la traite pendant longtemps pour une tumeur blanche. Pendant cette époque, les articulations de l'index et du médius sont également prises, deviennent douloureuses et augmentent légèrement de volume.
(1) Des tractions continues en chirurgie, par le or Th. Anger et Charles Legros. Paris, 1867.
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Lorsque nous commençâmes le traitement électrique, sur le désir du docteur Morpain, il y avait, depuis quatre ans, une ankylose complète du poignet et des articulations de l’index et du médius. Le poignet était déformé et gonflé. Le coude du même côté était en partie ankylosé, car la malade ne pouvait faire que quelques légers mouvements de flexion de f’avant-bras sur le bras, et ne pouvait étendre complétement l’avantbras. Celui-ci restait toujours fléchi à moitié, formant presque un angle droitavec le bras. Les muscles étaient très-amaigris et elle ne pouvait faire mouvoir que le pouce.
Après une vingtaine de séances, les mouvements des doigts sont de nouveau faciles, ainsi que ceux de l'articulation du coude. Les muscles en même temps ont repris plus d'énergie.
Après une cinquantaine de séances, les mouvements, sans être aussi faciles et aussi étendus qu’à l’état normal, sont revenus dans toutes les articulations. La flexion de la main sur l’avant-bras est toujours difficile, la déformation du poignet subsiste, mais les mouvements de cette articulation sont suffisants pour que la malade puisse se servir de sa main. -
— D..., cordonnier, âgé de soixante-six ans, s’est coupé à la main droite avec un des instruments de son métier, au mois de janvier 1867. Il pansa la plaie avec l’onguent dit onguent de la mère, et au bout de quelques jours, les bords de la plaie se tuméfient et le bras tout entier est pris d’un érysipèle. Le malade ne peut donner beaucoup de détails sur le cours de la maladie; mais les faits principaux sont les suivants : son érysipèle a successivement parcouru différentes régions du corps, et il a été obligé de garder le lit pendant quatre mois et demi. La plaie de la main avait été assez longue à se cicatriser, et le bras avait été maintenu immobile pendant tout le temps de sa maladie.
Lorsque le malade vint chez nous, trois mois après sa convalescence, le bras droit ne présente plus de traces de plaie; il est amaigri; les muscles en sont un peu atrophiés, mais ils ont conservé la contractilité électro-musculaire, Les mouvements de lavant-bras sur le bras sont difficiles et peu étendus. Les mouvements de la main sur l’avant-bras et les mouvements des doigts sont complétement impossibles. Les doigts sont allongés, raides, sans déformation. Le pouce seul possède des mouvements limités : il peut être amené devant l'index.
Au bout de dix séances, les mouvements étaient revenus complétement dans l'articulation du coude et dans celle du poignet. Les articulations des doigts sont également plus libres et plus mobiles. Le malade peut fléchir les doigts ; mais il ne peut pas férmer complétement la main,
Tous les mouvements du pouce sont revenus; ceux des autres doigts sont un peu moins faciles. Le malade reprend son travail.
L'emploi des courants électriques, dans les gonflements articulaires et dans les ankyloses, n’exigeant pas autant de constance et de régularité dans les appareils, il n’est pas aussi nécessaire que dans d’autres affections de tenir grand compte de l’action différente des piles.
Comme le traitement est en général purement local, il peut être également indifférent d'employer telle ou telle direction, et comme les courants électriques agissent évidemment sur les dépôts uriques et phosphatés, et peut-être sur la substance fondamentale gélatimeuse, il ne faut pas craindre d'employer des courants électriques ayant une action chimique un peu forte. Il est important cependant de ne pas se servir de piles où cette action serait trop énergique, car on produirait des eschares sur la peau, ce qui est inutile et douloureux.
Des avantages de l'électrisation des centres nerveux dans ù les affections locales,
Nous avons déjà fait remarquer combien 1l était souvent avantageux d'électriser les centres nerveux, alors même que les affections étaient purement périphériques. Cette question nous paraît tellement importante que nous croyons devoir y revenir avant de terminer ce chapitre sur la nutrition générale.
Il est un fait évident et que démontrent toutes les expériences physiologiques, c’est que l’application des courants continus sur les centres nerveux déterminent toujours des effets plus manifestes que lorsqu'on les applique directe-
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ment sur les organes. Nous avons vu que les mouvements des intestins, etc., étaient faiblement augmentés par l’électrisation locale, tandis qu'ils l’étaient à un haut degré par l’électrisation des ganglions ou par l’électrisation de la moelle. |
IL doit en être de même pour les mouvements autonomes des artérioles, et tous les faits pathologiques démontrent que pour agir sûr la vascularité d’un organe, il est préférable de n’agir que sur les centres vaso-moteurs. Il en est de même pour l'élément douleur, et pour l’action sur les nerfs sensitifs.
Nous avons vu un cas de léger gonflement articulaire, accompagné de douleurs chez un rhumatisant, n’éprouver qu'une bien légère amélioration par l’électrisation localisée, tandis que l’électrisation de la moelle et des nerfs périphé riques à leur sortie de la moelle, amena un soulagement très-rapide et presque instantané. Nous citons ce fait parce que ce n’est guère que dans les affections arthritiques que l'électrisation localisée est logique, et que même dans ces cas, on trouve de grands avantages à électriser les centres.
Dans les observations de Remak, on trouve plusieurs faits de ce genre, quoiqu'il n’insiste pas d’une manière particulière, sur les avantages de l’électrisation des centres ner veux. Ainsi, dans l'observation d’un malade atteint de. parésie et de tremblement des membres inférieurs, lapplication des courants continus sur les muscles de la cuisse ne produisit aucune Influence sur la force des extrémités, et cela dans un cerlain nombre de séances : « mais après avoir fait passer pendant quelques minutes un courant labile de 30 à A0 éléments de Daniell, suivant le trajet et sur les côtés de
l’épine lombaire et sacrée, le malade put immédiatement se tenir sur ses jambes sans trembler. »
Chez un autre malade atteint de spasmes dans la paupière gauche et dans les membres supérieurs et inférieurs, le traitement local des membres ne produisit aucun résultat, tandis que le traitement de l’encéphale par des courants constants exerça une influence salutaire sur le spasme de l'épaule et de la jambe.
Dans plusieurs observations nous avons déjà cité des faits analogues, mais celle qui nous a le plus frappé est la suivante, où le traitement local institué d’abord sur la demande du médecin et du malade ne donna aucun résultat, tandis qu'il y eut un succès très-rapide à la suite de l’électrisation de la moelle épinière,
Je vois pour la première fois à la campagne, M. F..., âgé de vingtcinq ans, au mois de mai 1869. Il me raconta que plusieurs fois il a souffert beaucoup de son testicule gauche qui est arrêté dans le canal inguinal.
Actuellement, il a un écoulement purulent de lurèthre assez abondant, des envies fréquentes d’uriner. La miction est douloureuse, surtout à la fin. Le testicule arrêté est le siége d’une douleur continue, que la plus légère pression suffit pour exaspérer. Ces douleurs s’irradient dans la hanche gauche et la cuisse gauche. La marche accroît la douleur et ne se fait qu’à la condition de ne pas s'appuyer sur la jambe gauche que le malade traîne plutôt qu’il ne s’en sert. Constipation habituelle.
Nous croyons à un écoulement blennorrhagique vénérien, quoique le malade n’avouât pas cette cause.
Les urines sont chargées, il y a un dépôt catarrhal assez abondant . l'état nerveux général est des plus excités, la moindre contrariété est vivement traduite. Les dégoûts de nourriture les plus imprévus se manifestent.
Je conseille les grands bains prolongés, les boissons d’eau de graine de lin, un lavement tous les jours et Ie repos au lit.
Les douleurs en urinant, le dépôt de l’urine et l'écoulement urétbral diminuant, je conseillai de prendre de la tisane de bourgeons de sapin,
et d’abord deux capsules de térébenthine de Venise, puis quatre par jours, en deux fois, immédiatement avant le repas.
L'écoulement diminue et arrive après trois semaines à disparaître presque complétement; le dépôt d'urine disparaît.
Les envies d’uriner sont moins fréquentes, mais les mictions sont toujours douloureuses et suivies d’épreintes vives.
Je veux tenter de diminuer la sensibilité de l’urèthre en passant des ns en cire. Mais l'excitation nerveuse générale augmente tellement que j'y renonce vite.
Le malade me dit, un jour, que, quand il est couché, son testicule arrêté descend jusque contre l’anneau externe, mais que dès qu'il marche il remonte de trois centimètres au moins. Alors je veux chercher à provoquer ce mouvement du testicule avec les mains, espérant, si la manœuvre est supportée, arriver, en y revenant souvent, à faire rentrer le testicule dans l’abdomen. A peine ai-je touché le testicule, avec toute la modération possible, qu’il y à douleur très-vive; je suis obligé de renoncer à ce moyen. Après celte tentative, le malade eut une véritable attaque de nerfs.
Alors je cherche à calmer la surexcitation nerveuse avec le bromure de potassium. Je commençai par 3 grammes par jour, et peu à peu j'arrivai à 10 grammes.
Sous l’influence de ce médicament, les envies fréquentes d’uriner diminuent et les spasmes de l’urèthre après la miction disparaissent, les douleurs des testicules qui s’irradient dans la hanche et la cuisse s’atténuent beaucoup, et le malade arrive à pouvoir marcher sans canne.
Rentré à Paris, au mois de novembre, il reprend ses occupations, mais après une marche un peu longue il est repris des douleurs dans le testicule arrêté, et des spasmes de l’urèthre (1).
C’est à ce moment que nous commençâmes le traitement électrique. Les douleurs du côté du testicule étaient très-vives, la marche presque impossible, l’état général excessivement surexcité. IL y a de plus de l’mappétence et de l’insomnie.
Nous appliquâmes d’abord les électrodes loco dolenti, c’est-à-dire sur le périnée et sur le pubis, et sur l’anneau inguinal, espérant empêcher la compression du testicule et faire cesser les spasmes de l’urèthre. Les trois premières séances eurent un résultat complétement nul, et aucun des phénomènes ne fut amendé.
(4) Cette première partie de l’observation nous est communiquée par le D' Reliquet;
À la quatrième séance, nous cessâmes tout traitement local, et nous fimes passer par la moelle un courant descendant de 25 à 30 éléments. Dès cette séance, l'amélioration fut notable, les spasmes de l’urèthre diminuèrent et la surexcitation générale s’affaiblit, Au bout de huit jours de traitement, la guérison fut complète et tous les symptômes avaient disparu, la marche était libre et n’amenait plus de douleurs du côté du testicule gauche, l’appétit et la bonne humeur étaient revenus.
Nous fîimes encore pendant un mois deux séances par jour, et la guérison se maintint complète. Il y eut encore, quelques mois après, une légère récidive, par suite de fatigues, mais elle fut guérie très-rapidement par une nouvelle application des courants continus, et depuis cette époque l’état général s’est maintenu excellent et les douleurs locales n'ont plus reparu.
Ces faits démontrent bien l'utilité de l’électrisation des centres nerveux; ce procédé a de plus l'avantage d’influencer la nutrition générale de tous les éléments de la région. Certains états pathologiques accessoires éprouvent ainsi également des changements salutaires. Pour démontirer ce fait, en même temps que l'influence incontestable des courants continus sur la nutrition de tous les tissus en général, nous citerons l'observation suivante :
M. Antoine R..…., âgé de cinquante-sept ans, ouvrier tisseur, est tombé sur le bras droit, le 49 août 1866, et s’est fracturé l'humérus, au niveau de la gouttière du nerf radial, Il à eu aussitôt une paralvsie complète de tout le bras; il a perdu toute sensibilité dans l’avant-bras et surtout à la partie postérieure, et il ne peut remuer aucun doigt. L’appareil qui fut posé pour maintenir la fracture ayant exercé une compression très-forte, il eut, au bout de vinot-quatre heures, un commencement de gangrène, le membre œdématié et couvert de phlyctènes, L'appareil fut enlevé ; mais il y eut, pendant longtemps, des uicérations de la peau. La fracture se consolida, mais le bras resta paralysé.
Lorsque nous vimes le malade, plus d’un an après son accident, son bras droit était dans l’état suivant : les muscles du bras, lé biceps et le triceps étaient atrophiés, seulement dans leur moitié inférieure ; toute la partie qui était située au-dessus de l'appareil, qui avait été posé pour
maintenir la fracture, avait conservé à peu près le volame normal; toute la portion de ces muscles qui avait été comprimée, était complétement atrophiée. Les muscles de l’avant-bras et de la main étaient également atrophiés ; les doigts étaient fléchis et ne pouvaient exécuter que de légers mouvements de flexion. 11 ne pouvait faire aucun mouvement de la main sur l’avant-bras, ni de l’avant-bras sur le bras ; il y avait une immobilité complète de l'articulation du coude et du poignet. La sensibilité était partout très-affaiblie ; elle avait disparu presque entièrement pour les doigts. Le malade n’accusait aucune douleur lorsqu'on piquait les doigts avec une épingle ; il ne pouvait apprécier les différences de température et avait perdu complétement le sens du tact. |
La peau est couverte de taches rouges et livides, et soulevée en plusieurs endroits par de petites tumeurs dures, indolentes, glissant sous le doigt, et de forines diverses. Ces tumeurs ont apparu il y à dix ans; elles ont augmenté peu à peu en nombre et en volume. Pour le bras droit, elles sont au nombre de sept ; deux sont placées sur la partie antérieure de l’avant-bras : l’une près du poignet, l’autre plus haut, à 1 décimètre de distance ; les cinq autres sont toutes au côté interne de l’avant-bras, placées très-près l’une de l’autre : deux du volume d’un œuf de pigeon, les autres sont plus petites.
Après une vingtaine de séances, les mouvements reparurent en partie, surtout pour les muscles fléchisseurs, et les articulations du coude et du poignet devinrent plus mobiles. Au bout de dix mois de traitement, le bras avait recouvré toutes ses fonctions ; tous les mouvements étaient devenus possibles, les articulations étaient libres et très-mobiles, les muscles avaient repris leur volume et leur force normale, la sensibilité, sauf un léger engourdissement au bout des doigts, était complétement revenue. Vers le triceps et le biceps brachiaux, la ligne de démarcation, due à la compression de l’appareil, persiste toujours. On ne retrouve plus sur la peau les taches livides qui s’y trouvaient avant le traitement.
Mais, ce qu’il y a de remarquable, les tumeurs qui existaient ont complétement disparu, il n’en existe plus de traces, et cela nous à d’autant plus frappé, que nous n'avions jamais songé à agir sur ces tumeurs. Nous appliquions toujours un des pôles, le pôle posiLif ou le pôle négatif, sous J’aisselle, sur le plexus brachial, sur les vertèbres cervicales ou sur le trajet des nerfs de l’avant-bras. Nous employions des courants continus de 30 à 40 éléments Remak. Il n’y a eu ni cautérisation de ces tumeurs, ni aucune action d’électrolyse proprement dite.
Notre attention étant dirigée sur ce point, nous recherchâmes si sur d’autres parties du corps il existait également de ces tumeurs, Au bras
gauche, nous en trouvâmes dix, placées à peu près symétriquement à celles du bras droit. Trois de ces tumeurs se trouvent à la partie anté- rieure de l’avant-bras : l’une près du poignet et deux autres très-rapprochées du coude. Les autres sont toutes à la partie interne, le long des muscles cubitaux. Deux de ces tumeurs sont volumineuses : l’une de la grosseur d’un œuf de pigeon, l’autre de la grosseur d’un œuf de poule. Elles sont dures, bosselées. |
De petites tumeurs du même genre se trouvent encore à la cuisse, au niveau du triangle de Scarpa. Il en existe deux à gauche et une à droite. Elles sont peu volumineuses et sont également placées symétriquement.
On n’en trouve point sur d’autres parties du corps.
Quoique le malade, ne se trouvant nullement gêné par ces tumeurs et n’en éprouvant aucune souffrance, ne tint guère à les faire disparaître, nous pûmes l’engager à se laisser électriser le bras gauche ; comme pour le bras droit, les tumeurs finirent par diminuer, et quelques-unes ont aujourd’hui complétement disparu, après une trentaine de séances,
Après les premières séances d’électrisation, les tumeurs, d’abord dures, bosselées, nt commencé à se ramollir, et par se subdiviser en un plus grand nombre de petitslobules. La tumeur la plus volumineuse, qui ne formait qu’une seule masse, offrit l'aspect de la réunion de plusieurs petites tumeurs de forme irrégulière, mais que l’on pouvait trèsbien séparer les unes des autres.
Quelque temps après, les tumeurs prirent une consistance très-molle et donnaient un peu la sensation de Ja fluctuation.
Aujourd’hui, des dix tumeurs, il n’en existe plus que cinq, et celles-ci ont diminué considérablement. Plusieurs médecins ont va ce malade.
L'examen microscopique de ces tumeurs (nous en avons obtenu une petite portion au moyen du barpon Duchenne) y a démontré les éléments suivants : de grandes cellules adipeuses, avec unc trame fibreuse fort
peu épaisse. Les cellules ressemblent aux cellules adipeuses du tissu sous-dermique.
ONIMUS ET LEGROS. A8