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Fic. 35.
Vases conducteurs empioyés pour observer le courant musculaire ou nerveux.
tion de l'aiguille du galvanomètre qui indique un courant qui va dans le conducteur, de la section longitudinale à la section transversale.
Chaque point dela surface longitudinale d'un muscle est donc posthf par rapport aux points de la surface transversale soit naturelle, soit artificielle.
Ce courant électrique peut encore être démontré par des décompositions électro-chimiques, en faisant agir ce courant sur une dissolution d’iodure d’amidon en présence de l’amidon. L'iode se sépare à l’électrode positive et y coiore amidon en bleu. Enfin, on détermine des contractions dans une grenouille galvanoscopique, en mettant le nerf en contact avec les sections longitudinales et transversales d'un muscle,
On obtient encore des courants électriques par le contact avec le galvanomètre de deux points d’une même surface, pourvu que ces points ne soient point à égale distance de la section médiane. Dans ces cas, le pas le plus rapproché de la ligne médiane est positif par rapport aux points les plus éloignés (du Bois-Reymond).
Lorsqu'on fait une section transversale oblique, les pots
situés près de l’angle aigu se trouvent négatifs par rapport
aux points situés près de l'angle obtus. On appelle ces courants courants d'inclinaison.
Les courants musculaires ont été constatés par Matteucci, sur des pigeons et des lapins ; M. du Bois-Reymond les à également constatés sur les muscles d’une jambe amputée d'un homme, sur le lapin, le cobaye, la souris, le moineau, le pigeon, le lézard, ete. Le courant s’affaiblit d'autant plus vite que l’animal est plus élevé dans l'échelle animale. |
Quand on opère sur différents muscles, on trouve que le courant est d'autant plus intense que le muscle est destiné à agir plus fortement pendant la vie; ainsi les muscles du cœur donnent un courant énergique, tandis que ceux des intestins n’en donnent qu’un très-faible.
Si l’on fait contracter un muscle pendant qu'il est placé entre les deux coussinets de l'appareil du Bois-Reymond, on constate que le courant musculaire s’affaiblit aussitôt d’une manière notable.
Ce changement dans l’état électrique des muscles peut déterminer des contractions dans une grenouille rhéoscopique. Si l’on électrise un nerf, comme cela est représenté figure 36, le changement moléculaire produit dans ce nerf amène une modification du même genre dans le nerf voisin