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Fic. 4. — Appareil d’induction de M. Ruhmkorff,
cure. Dans l'appareil de M. Ruhmkorff (fig. 4), 1l y a deux éléments formant des godets cylindriques distincts P,P. Dans celui de M. Gaiffe, les deux éléments sont réunis en une petite auge rectangulaire en gutta-percha. Le trembleur est à découvert et peut être rapproché ou éloigné de la bobine au moyen d’une vis. Les interruptions du courant peuvent être réglées à volonté par une roue dentée dans l'appareil de M. Ruhmkorff, et dans l'appareil de M. Gaiffe, par une simple bande élastique de cuivre qui ferme le courant lorsqu'on la maintient abaissée.
Pour graduer l'appareil, M. Ruhmkorff a recouvert les bobines de deux cylindres en laiton formant un double manchon mobile G. Ces manchons métalliques sont également sillonnés de courants induits que développe lé courant inducteur, et qui neutralisent ceux que l'on recueille. De sorie que plus grande sera la partie de la bobine recouverte par le manchon, et plus faibles seront les courants. Si le cylindre est complétement enlevé, les secousses seront aussi énergiques que possible. Une tige graduée B. permet de retirer plus ou moins le manchon.
Dans l'appareil de M. Gaiffe, le tube graduateur pénètre entre le barreau central de fer doux et la bobine Imductrice. Pour augmenter l'énergie du courant, 1l suffit également de tirer au dehors ce petit tube métallique.
Nouvel appareil de M. Gaiffe avec la pile au chlorure d'argent (g.5). — Cet appareil diffère de l'appareil que nous venons de mentionner par interrupteur et par la pile.
La boîte est séparée en deux parties. La première case renferme les deux couples de pile L,L' serrés entre la paroi A D de la boîte et des ressorts qui établissent les communicalions. |
La seconde case renferme la bobine M, sur laquelle sont roulés les fils inducteur et induit.
Le bouton plat R est la tête du tube graduateur ; en le tirant plus ou moins, on augmente ou diminue l'intensité des courants.
FIG. 5. — Appareil d’induction de M. Gaiffe.
A l’autre extrémité de la bobine, se trouve le mécanisme interrupteur, réglé par le levier articulé P, qui peut s'inchiner jusqu’en P’. En P, il fait vibrer le marteau trembleur, et détermine par conséquent des intermittences rapides. Dans la position P', la communication est rompue; c’est
celle qu’on doit donner au levier lorsqu'on ne se sert pas d
l'appareil. La boîte porte, du reste, dans son couvercle, une pièce U qui l’empèche de se fermer en venant poser sur le levier, lorsque celui-ci n’occupe pas la position du repos. Dans la position P”, le levier sert encore à donner des intermittences espacées, lorsqu'on exerce avec le doigt, sur
| FIG. 6:14 Éléments au chlorure d’argent.
sa tôte d'ivoire, Ta pressions qui + mettent en communication momentanée avec la petite vis O. ee
Sur la traverse E F, viennent aboutir, en 1, 2 et ! les extrémités des fils inducteur et induit. 1 et 2 livrent l’extracourant qui naît dans le fil Inducteur ; 2 et 3 livrent le courant induit ; 1 et 3 donnent les deux courants réunis.
La marche de l'interrupteur est commandée par un petit levier aux différentes positions duquel correspondent soit les vibrations plus ou moins rapides du trembleur, soit des intermittences plus rares déterminées à volonté, soit enfin,
la rupture complète et permanente du cireuit. ONIMUS ET LEGROS. 2
La pile se compose d’une lame de zinc Z (fig. 6) et d’une lame de chlorure d'argent fondu Y contenues dans un flacon G HS T en caoutchouc durci, qui se ferme hermétiquement à l’aide du bouchon à vis GH. Des crampons en argent fin V, V', sur lesquels s’accrochent les lames Z Y, portent les courants à l’extérieur du flacon. Deux petits coussins [, let un lien SK, en caoutchouc forcent les contacts des lames avec les crampons et les maintiennent à un écartement convenable. Le liquide excitateur est de l’eau contenant 3 à 5 pour 100 de sel de cuisine.
Cet appareil est très-commode, et par son volume et surtout par emploi d’une pile qui n’a pas besoin d’être chargée à chaque séance. Ces piles fonctionnent pendant près de dix-huit heures d'emploi; elles ne s’usent pas lorsque le courant ne passe plus.
Appareil de M. Du Bois-Reymond. — Le meilleur appareil d'induction pour les recherches délicates de physiologie et qui a également de grands avantages dans les applications médicales, est l'appareil de M. Du Bois-Reymond. Il se compose de deux bobines (fig. 7), dont l’une, la bobine B qui renferme le fil isducteur est fixe, et l’autre M, celle qui est recouverte par le fil fin dans lequel doivent se développer les courants induits, est immobile et est évidée à sa partie centrale de manière à pouvoir y loger la bobine inductrice. -
La bobine M est fixée sur une plaque de bois en chariot qui peut glisser dans une coulisse. Grâce à cette disposition, on peut éloigner ou approcher la bobine induite M de la bobiné à fil court B. Comme l’action inductrice reste la même, on peut ainsi obtenir à volonté des courants induits dont l'intensité sera déterminée par la position de la bo-
bine M. Les courants les plus forts seront produits lorsque la bobme M recouvrira complétement la bobine B.
D'après les dispositions de l’appareil, on peut également ne recueillir que l’extra-courant.
lisse |
Fic. 7. — Appareil de M. Du Bois-Reymond,
M. le docteur Tripier a construit un appareil, qui diffère de celui de M. Du Bois-Reymond en ce qu’on peut à volonté obtenir des courants induits dans un fil long et fin ou dans un fil gros et court. |
M. Ruhmkorf a récemment modifié ses appareils d'induction pour les usages médicaux (fig. 8). Ces appareils ne sont autres que celui de Du Bois-Reymond, sous une forme un peu plus commode. L'avantage de ces appareils consiste dans leur graduation très-facile, et dans la production de courants très-réguliers et très-énergiques. Ils donnent, de plus, l’extra-courant, sans que la première hélice puisse être influencée par la seconde ; 1l suffit pour cela de retirer complétement la bobine induite de la bobine à fil court.
Le courant de la pile est fourni par un ou deux éléments
de Lena au bisulfate de mercure. On y plonge, lorsqu'on veut s'en servir, une tige de zinc, qu'on retire dès qu’on à cessé l électrisation. Les éléments durent ainsi fort longtemps et sans être usés.
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F16, 8. — Nouvel appareil d’induction de M. ARR FE:
Cet appareil offre donc de nombreux avantages, mais comme facilité de transport, il est certainement moins commode que celui de M. Gaiffe au chlorure d’argent.
Il nous resterait encore à décrire l'appareil de M. Trouvé; cet appareil, fondé sur les mêmes principes, est remarquable par son petit volume et sa construction. Son utilité est incontestable comme appareil de poche.
Appareils magnéto-électriques.
Le premier appareil magnéto-électrique qui ait été construit est celui de Pixii. L’aimant permanent était mobile
et l'électro-aimant, dans le circuit duquel les courants induits inverses et directs se manifestent, était fixe. Clarke modifia cet appareil et le rendit plus commode: voilà les parties principales qui le composent :
Un aimant À B en fer à cheval est fixe et devant lui tourne
FiG. 9. — Parties essentielles de l’appareil de Pixii.
une bobine de fil induit enroulée autour d’un morceau de fer doux E; les extrémités du fer doux sont voisines des pôles de l'aimant (fig.9). Dans cette position, le fer doux est aimanté, mais lorsque la double bobine est éloignée de la même dis-
tance de chacun des pôles de l’aimant, le fer doux est complétement désaimanté, cela a lieu après un quart de tour. En allant de la première position (contact avec l’aimant) à la seconde position (éloignement égal des deux pôles), la bobinesa été traversée par un courant induit finissant, et cela de la même manière que si l’aimant avait été éloigné. Lorsque la double bobine aura fait un demi-tour, le fer doux se sera réaimanté, et il y aura eu production d’un courant induit commençant de même nature que si l’aimant avait été rapproché. Il en sera de même pour le demitour suivant, de sorte qu'à chaque révolution complète de l’axe, la bobine est traversée par quatre courants mduits, deux finissants et deux commençants.
Pour recueillir les courants induits formés, l'appareil se termine par une virole métallique qui tourne avec lui. Celle-ci est partagée en deux moitiés dont chacune communique avec une des extrémités du fil de la bobine qui représente ainsi le pôle de ce fil. La virole tourne entre deux lames de laiton, formant ressort et appliquée sur elles. Le courant induit développé dans le fil, passe sur la virole, de là sur les lames de laiton, et enfin sur deux pièces de cuivre formant le pied de ces lames, et où l’on peut les recueillir. Ces pièces de cuivre sont séparées par une lame isolante d'ivoire, et chacune d’elles est un pôle distant du courant.
Comme les courants induits ainsi développés sont alternativement de sens inverse, on peut, au moyen d’un commutateur spécial, et qui met toujours la même lame de laiton en contact avec le même pôle, obtenir un courant dirigé constamment dans le même sens. La décomposition de l’eau, dans ce cas, se fait comme lorsqu'on se sert d’une
pile. L’oxygène se rend au pôle positif, l'hydrogène au pôle négatif.
Appareils médicaux. — Ces appareils sont ceux de MM. Breton frères, de M. Duchenne et de MM. Gaïffe et Loiseau.
Ceux de M. Breton et de M. Duchenne sont fondés sur la découverte faite par M. Page, que lorsqu'un aimant permanent éprouve des modifications passagères par le rapprochement et l'éloignement d'un fer doux, il se produit des courants induits de directions alternativement Cortes dans une hélice qui enveloppe cet aimant.
Dans ces deux appareils, deux bobines sont enroulées autour de l’aimant fixe : la première est constituée par un fil plus gros et moins long; la deuxième par un fil d'un diamètre plus petit et d'une longueur beaucoup plus grande.
M. Duchenne a cru que les courants induits du fil détermineraient des courants du deuxième ordre dans le deuxième fil enroulé autour de lui. Mais ce second fil est sous l'influence de l’aimant comme le premier fil, et les courants qui sont déterminés dans ces deux fils sont de même sens, c’est-à-dire des courants induits du même ordre, car l’action du premier fil sur le deuxième est dominée par l’action des aimants. Ces courants ne diffèrent que par la tension et par l'intensité, car les fils n’ont ni la même longueur ni le même diamètre. Le courant qui se développe dans le premier fil, si ce premier fil est plus gros ou moins long, aura moins de tension que celui du deuxième fil qui est long et fin. Si les deux fils ont la même grosseur et la même longueur, leurs propriétés seront les mêmes; seulement le courant du deuxième fil sera un peu
moins énergique que celui du premier, car ilest un peu plus éloigné de l’aimañt. |
M. Gaiffe, dans son appareil (fig. 10), a entouré d'hélices non-seulement les extrémités de laimant permanent
qui est fixe, mais encore les extrémités de l’armature mobile en fer doux. Il se produit ainsi de nouveaux courants
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F1G. 10, —- Appareil magnéto-électrique de M. Gaiffe.
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