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INFLUENCE DES COURANTS SUR LES CENTRES NERVEUX

Cette proposition est le résultat d'expériences très-simples et incontestées. Elle trouve son application en électro-thérapie, comme nous le verrons plus loin.

e. On ne constate avec les courants d'induction ni courants dérivés ni courants de polarisation.

Il est probable que les courants dérivés se produisent également avec les courants d'induction, mais ils sont tellement rapides qu’ils ne produisent aucune action sur les éléments organiques, et qu'ils restent également sans influence sur le galvanomètre. Quant aux courants de polarisation, ceux-ci étant dus à des phénomènes d’électrolysation, 1l est évident qu’ils ne peuvent être produits avec les courants d’induction dont l’action électrolytique est presque nulle.

$S 11, — De l'influence des courants continus sur les centres nerveux. De l'influence des courants continus sur la moelle épinière,

Lorsqu'on fait passer un courant continu à travers la moelle épinière, on obtient constamment des contractions violentes de tout le corps et des phénomènes de douleur. Il est difficile, chez un animal sain, de voir de grandes différences entre la direction ascendante ou descendante du courant ; en général, cependant, le courant ascendant détermine des contractions plus énergiques et qui se maintiennent plus longtemps.

Mais il est une autre propriété de la moelle qui a une 1mportance considérable et dont l'étude va nous donner des indications importantes sur l'influence de la direction des courants, nous voulons parler des actions réflexes.

Pour augmenter les actions réflexes, 1l faut séparer l’encéphale de la moelle épinière et chez les grenouilles surtout, on obtient ainsi des actions réflexes tres-belles et qui

durent pendant un temps très-long. Or, ces actions réflexes que plusieurs agents thérapeutiques peuvent diminuer , mais non abolir complétement, sont complétement anéanties par l'influence des courants constants et continus.

Lorsque les actions réflexes sont très-manifestes, si l’on fait passer à travers la moelle un courant descendant, c’està-dire un courant dont le pôle positif est placé sur la partie supérieure de la moelle et le pôle négatif sur la partie Inférieure, on n'obtient plus, pendant toute la durée de l'électrisation, aucune action réflexe, quelque forte que soit l’excitation portée sur les membres postérieurs. Ceux-ci restent dans un état de relâchement complet, on peut les plier sans difficulté et leur donner la position que l’on veut, mais on ne peut v déterminer aucune contraction réflexe.

Lorsqu'on met le pôle positif sur la partie supérieure de la moelle et le pôle négatif sur l’un des membres postérieurs, on n'obtient plus aucune contraction réflexe dans le membre électrisé, mais on peut en déterminer dans le membre opposé, qui n’est point électrisé.

Dès que l'on suspend l’électrisation, les actions réflexes réapparaissent, mais daus les premières secondes qui suivent l'électrisation , elles sont moins prononcées qu'avant l'expérience et que quelques instants après l'expérience. | | |

Les courants ascendants, — c'est-à-dire le pôle positif étant placé sur la partie inférieure de la moelle et le pôle négalif sur la partie supérieure, — donnent quelquefois les

mêmes résultats que les courants descendants, mais en gé-

néral ils déterminent une série de contractions dans les membres iülérieurs et augmentent même les actions réflexes.

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