AFFECTIONS CÉRÉBRALES
qui était dans un état très-inquiétant d’excitation cérébrale, ayant des hallucinations et un sommeil très-difficile et trèsagité.
Hiffelsheim cite également quelques cas de congestion cérébrale et même de ramollissement dans lesquels l’emploi des courants continus lui à donné de bons résultats. Baillarger a mentionné à la Société médico-psychologique des cas d’hallucinations chroniques de l’ouïe traités par Hiffelsheim avec succès. Une des malades a été « complétement guérle d'hallucmations qui duraient depuis plus d’une année, et qui entretenaient chez elle les conceptions délirantes les plus tristes et la réduisaient à l’état le plus misérable » (1).
Le point important dans l’électrisation de l’encéphale est de ne Jamais appliquer le courant d’une manière brusque et de le maintenir bien constant.
Il faut commencer la séance par un courant très-faible, qu'on augmente peu à peu etsans déterminer d'interruption.
Quand on veut cesser l’électrisation on diminue également lentement l'intensité du courant. |
En procédant amsi, en évite les phosphènes violents et l'étourdissement (2). Ces deux phénomènes se manifestent uniquement au moment où l’on applique et au moment où l’on enlève les rhéophores, s'ils dépendent de l'intensité du courant. On peut done les diminuer ou les empêcher complétement, en évitant les interruptions eten ne faisant passer au moment de la fermeture et de ouverture, qu'un courant très-faible. |
(1) Baillarger, Archives cliniques des maladies mentales. 1861. (2) Au moment où l’on cesse brusquement l’électrisation, il y a une tendance à tomber du côté électrisé.
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Dans la plupart des cas, nous plaçons le pôle positif sur le front et le pôle négatif sur la nuque, pendant cinq à six minutes.
La direction des couranis a dans ces cas également une grande importance, car les circulations locales varient selon la direction, et nul organe peut-être n’est aussi sensible que le cerveau aux changements vasculaires.
L'expérience suivante montre bien l'influence de la direction des courants.
Sur un chien robuste, nous avons trépané le crâne, afin d'examiner l’état des vaisseaux cérébraux, sous l'influence des courants continus. En mettant le pôle positif sur la portion du cerveau mise à nu et le pôle négatif sur une plaie du cou près du ganglion cervical supérieur (dix éléments, Remak), on déterminait un resserrement des vaisseaux, et le cerveau s’affaissait légèrement, mais d’une manière visible. En mettant, au contraire, le pôle positif sur le cou et le pôle négatif sur le cerveau, on observait une injection des capillaires cérébraux, et le cerveau faisait hernie à travers l'ouverture pratiquée sur la voûte erânienne. (Il faut remarquer que dans ce cas le premier courant est centri- . pète et le second centrifuge, par rapport aux centres sympathiques). On peut donc à volonté augmenter la circulation ou la diminuer dans l’encéphale comme dans toute espèce d’organe.
Ce fait démontre d’une manière évidente que les courants peuvent être un agent thérapeutique important, soit dans la congestion, soit dans l’anémie cérébrale. Les recherches faites dans ce sens conduiront peut-être à des résultats très-avantageux.
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Hémorrhagies cérébrales.
Nous répétons, au sujet des paralysies par hémorrhagie cérébrale, ce que nous avons déjà dit précédemment, à savoir que le traitement par les courants continus diffère essentiellement de celui pour les courants induits. Tandis que l'emploi de ceux-ci ne peut être fait que quelques mois après l'hémorrhagie et qu'ils ne peuvent être appliqués que sur les membres, les courants continus sont avantageusement employés quelques jours après l'attaque et dirigés directement sur le siége de la lésion cérébrale ou sur le sympathique cervical du côté de la lésion. Il est donc important de distinguer ces deux modes de traitement.
Courants induits. — Les courants induits sont appliqués directement sur les membres paralysés, et M. Duchenne recommande surtout de ne commencer le traitement que lorsque la maladie est complétement guérie, c'est-à-dire, en général, après plusieurs semaines ou même quelques mois.
Il est inutile, en effet, d'employer les courants induits tout de suite après l'attaque apoplectique. Les muscles paralysés conservent la contractilité électro-musculaire aussi longtemps qu'il ne s’est pas formé dans la moelle des dégénérescenses secondaires. Alors même qu'on rendrait les fibres . musculaires plus fortes et plus vigoureuses que les fibres des muscles sains, à quoi aurait-on abouti ? Les contractions volontaires n’en seraient pas moins anéanties.
Que désirent donc ceux qui veulent rétablir, à l’aide de courants induits, les paralysies d’origine cérébrale ? Réla-
blir la contractilité musculaire ; mais elle n’est point perdue.
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Ce qui l'empêche d'agir, c'est la lésion cérébrale; c'est elle qu'il faudrait modifier, et personne ne songe à y arriver en électrisant localement les muscles.
Done, il est évident que dans les paralysies cérébrales les courants induits n'ont aucune influence directe, et qu'uls ne peuvent être utiles qu’autant que la résorption a été complète et que les membres prennent peu à peu leurs mouvements volontaires. Dans ce cas, ils activent certainement le retour des mouvements; en les forçant à se mouvoir, ils dérouillent, pour ainsi dire, les membres para- Lysés.
Lorsque les paralysies sont récentes, l’application des courants électriques aux muscles paralysés est, non-seule= ment inutile, mais elle peut être très-nuisible. On peut craindre l'influence de l'excitation générale qui accompagne toujours l'emploi local des courants induits, et voir de nouvelles hémorrhagies se produire.
M. Duchenne à remarqué que les malades qui, six à huit" mois après le début d’une hémorrhagie cérébrale ont conservé une paralysie plus ou moins complète, mais sans law moindre contracture, ont été, avec avantage, traitées par l’électrisation localisée. On n’a, au contraire, aucun résultat à attendre de ce traitement, lorsque l’hémiplégie esth accompagnée de phénomènes de contracture. à
I faut également que les internuttences des courants soient éloignées les unes des autres ; car, pour un certain degré de rapidité de ces intermiltences, les sensations de=« viennent douloureuses et il peut en résulter une excitation" générale qui, en réagissant sur les centres nerveux, risque de provoquer des accidents cérébraux. Enfin, il ne faut pas que les séances soient trop prolongées.
HÉMORRHAGIES CÉRÉBRALES. 905
Dans tons les cas, il faut se garder de faire passer les courants des extrémités aux centres. M. Duchenne cite un exemple remarquable des accidents graves qui peuvent en résulter. Un jeune homme de vingt-deux ans, frappé d'une hémiplégie à la suite d'une hémorrhagie cérébrale, avait cru, au bout d'un an, pouvoir faire cesser la contracture des muscles. Il avait fait passer les courants induits de l’une de ses mains dans l’autre en saisissant les électrodes avec chacune d'elles. Sa vie fut plusieurs jours en danger, et 1l ne sortit de l’hôpital qu'après un long séjour, et ayant des contractures plus fortes que celles qu'il avai voulu guérir (4). |
Courants continus.—- Remak a beaucoup insisté sur l’emploi des courants continus dans le traitement des paralysies et des contractures hémiplégiques; il en a exagéré la valeur, car 1l considère comme curables presque tous les cas de ce genre, et malheureusement cette opinion est bien loin d’être exacte.
Nous distinguerons daus le mode de traitement deux périodes, la première qui suit immédiatement l'hémorrhagie, et la deuxième qui n’a lieu que plusieurs semaines apres l'attaque.
(1) Hiffelsheim insiste également sur la nécessité d'employer avec prudence les courants UND: et de ne pas chercher « à faire danser les muscles ».
« Pendant plusieurs années encore, du F1 ce divertissement qui d’ailleurs occupe le malade et frappe les yeux momentanément (c’est la cause de sa grande vogue, les médecins partagent la faiblesse des autres hommes), cette empirique médication, utile on nuisible selon Île Cas, sera exclusivement et absolument préférée. — Médecins, professeurs et public ne connaissent que la secousse, ignorent le travail de la pile. Et la secousse il vous la faut violente. Il y a huit jours, un praticien m'a retiré une paraplégique parce que je ne la secouais pas assez. » (Loc. cit. p. 63.)
Dans la prennière période, sept à huit jours après le début de l’hémiplégie, on peut commencer l'emploi des cou= rants continus. On place le pôle positif sur le front du côté de la lésion et le pôle négatif sur la nuque, et l’on fait passer un courant très-faible, six à dix éléments pendant deux à trois minutes. On électrise ensuite le ganglion cer-. vical supérieur avec un courant un peu plus fort, dix à quinze élements et pendant près de cinq minntes. Il est indispersable de commencer l’électrisation par le courant le plus faible possible, un à deux éléments, et de l’augmenter lentement et progressivement. La même précaution doit être prise lorsqu'on cesse l’électrisation.
On facilite ainsi la résorption du caillot, en agissant modérément sur la circulation, et cette influence peut également être utile dans les cas où l’hémiplégie est due à une oblitération des vaisseaux, on à une compression dépendant de la stase sanguine. Certes, dans les cas, où le caillot étant volumineux à amené la déchirure d’une grande. masse cérébrale, il est difficile d'espérer un résultat bien net et avantageux. Cependant, comme nousl'avons observé, l'électrisation faite d'après là méthode que nous venons d'indiquer semble hâter la période de réparation, et le retour des mouvements dans les membres. |
En général, du trentième au quarantième jour, la résorp- | tion est terminée, et la membrane limitante est formée et déjà vasculaire. C’est vers cette époque et même seulement vers la huitième semaine, que l’on emploie d'ordinaire les courants électriques. A cette période, il paraît fort difficile, 4 d'agir directement sur la lésion ; tout au plus peut-on peut-être prévenir des atrophies secondaires des éléments | nerveux qui sont en connexion anatomique et physiologique |
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avec le siége des lésions cérébrales. Cela même est fort douteux et les résultats du traitement ne peuvent dépendre que de la gravité de la maladie. Il est donc très-important d'employer les courants continus avant cette époque et pendant la période de réparation.
Si l’hémorrhagie a été légère, si les mouvements sont revenus en partie, et sont seulement incomplets ou douloureux , on obüent un résultat brillant des les premières séances. Les douleurs dans les membres et la difficulté des mouvements sont dues probablementà une légère contracture des muscles qui disparaît rapidement sous l'influence des courants continus. Dans ces cas, il est encore nécessaire -l'électriser la tête et le sympathique. On voit, en effet, les mouvements s’exécuter plus librement, dès qu'on a agi sur l’encéphale, et être bien plus long à réapparaître, lorsqu'on agit uniquement sur les membres. Remak, Benedikt, recommandent également ce procédé.
Nous ne doutons pas que le temps, le massage, les courants induits, ne puissent amener, dans ces cas, la même guérison, mais leur action est plus lente, et de plus ils n’ont pas, comme les courants continus, l'avantage de pouvoir agir directement sur les régions nerveuses qui ont été plus ou moins ébranlées et irritées.
Lorsque l'hémorrhagie a été très-forte, qu'au bout de quelques semaines les mouvements ne sont pas revenus, et que peu à peu la contracture apparaît, les courants continus, comme la plupart des autres traitements, deviennent bien “impuissants. Ils n’ont pas le pouvoir en effet de faire renaître les faisceaux nerveux détruits et d'empêcher les atrophies secondaires; ils ne peuvent alors que calmer les douleurs et faire cesser momentanément les contractures.
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Dans ces cas, après un certain nombre de séances, le courant étant appliqué sur le sympathique et sur les membres, et surtout après les premières séances, on obtient presque toujours un peu plus de facilité et d’étendue dans less mouvements; cette légère amélioration reste acquise, mais après une quinzaine de séances elle ne fait plus de progrès.
Quant à la cessation des contractures, sur laquelle Remak a tant insisté, on l’obtient pendant le passage du courant. De plus, elle persiste un temps plus ou moins long après les séances. On calme ainsi les douleurs, on amène dans le membre une circulation plus active, on l'empêche de s’atro=s phier, mais nous n’avons jamais vu ces contractures cescôlil d'une manière définitive lorsque la lésion est ancienne.
En résumé, dans la plupart des hémiplégies, il est utile” de commencer le traitement par les courants continus, quelques jours après le début de la maladie, et d'électriser faiblement la tête et le sympathique.
Quelques semaines après le début de la maladie, on élecirise à la fois le sympathique cervical et les membres, L’étendue de la lésion et les circonstances qui ont accom= pagné le travail de réparation, influent puissamment sur les. W résultats du traitement. |
Dans les cas où les atrophies secondaires de la moelle se sont produtites,on ne peut obteuir qu'une amélioration légere | ou un soulagement aux douleurs des membres paralysés.
Nerf optique. — Les altérations du nerf optique peuvent dépendre de lésions locales ou être consécutives à des af= 4
he
PARALYSIES DES NERFS DE L'OEIL. 509 fections cérébrales. Les premières dépendent de causes qui agissent directement sur le nerf optique ou sur les vaisseaux qui se trouvent à la base du crâne.
Les affections du cervelet, du pont de Varole, des corps genouillés, du lobe cérébral moyen, amènent presque tou jours de l’amblyopie ou de l’amaurose, quoique dans beaucoup de cas ces régions n’ont pas de rapport ni de connexion avec les fibres du nerf optique.
Presque toujours les altérations fonctionnelles du nerf optique sont accompagnées d'altérations trophiques. Ces altérations sont causées, la plupart du temps, par des changements dans la circulation dus à une compression, soit di-
-recte, soit indirecte.
Cependant cette cause n'est pas toujours admissible, car l'existence d’un tubercule du cerveau ne peut pas expliquer la névro-rétinite par la compression sur les vaisseaux qui se rendent à l'œil. De plus, comme le fait remarquer Bepedikt, on ne peut non plus expliquer par celte théorie toute mécanique, les cas de névro-rétinite qui se trouvent quelquefois chez des personnes atteintes de petites tumeurs “du cervelet, ni comprendre la disparition complète de la névro-rélinite par des procédés thérapeutiques, sans que pourtant la tumeur ait diminué de volume.
« On a également vouiu expliquer ces altérations du nerf optique dans les affections cérébrales par une névrite descendante. Mais cette hypothèse, probable pour certains cas, est -contredite dans d’autres par les faits : l'affection primitive “dans le cerveau ne se trouve pas toujours dans la région des fibres optiques, de plus, l’'amblyopie se montre brusque- Ment, ce qui ne peut concorder avec la propagation lente d’une inflammation par contiguite. Enfin, dans la plupart
des cas, l'affection primitive dans le cerveau n’est pas une mflammation.
En résumé, dit Benedikt, les affections localisées intra-crde. niennes sont accompagnées d'anomalies vaso-motrices qui se propagent, soit dans tout le cerveau, soit dans une de ses parties, soit dans des endroits éloignés du cerveau; dans. certaines conditions, la névro-rétinite se présentera comme» un symptôme de ces anomalies vaso-motrices. |
La névro-rétinite symptomatique est done, dans la plupart des cas, la suite d’une innervation maladive du nerf sympathique, comme elle est en même temps un symptôme de plusieurs altérations dans le cerveau. À
Les symptômes dans presque toutes les affections cérébrales chroniques reposent sur des anomalies sympathiques vaso-motrices. C’est ainsi que l’on peut expliquer les bons résultats obtenus par la galvanisation du nerf sympathique, dans les affections cérébrales. |
Dans le traitement de l’atrophie du nerf optique, Benedikt applique l'électrode positive sur le front et glisse l’électrode négative sur la tempe ou sur l’angle interne de lœil ; l'ap= plication doit être forte, même jusqu’à production de sensations lumineuses subjectives.
L'influencedelélectrisation des parties de la face, animées par le trijumeau, s'explique par une action réflexe et non par une irritation directe du nerf optique. En effet, la sensation lumineuse subjective ne dépend pas absolument de l'intensité du courant, mais de la sensibilité du nerf trijumeau.
De plus, l'expérience de Türek, qui démontre l’mfluence | de la compression des vertèbres cervicales sur la vue chez | les amblyopiques, est une nouvelle preuve de ces actions
Lies
réflexes. On obtient de plus des phosphènes, comme nous l'avons constaté plusieurs fois, en électrisant la partie cer- vicale de la moelle.
Le procédé de Benedikt est ntile et rationnel, et cepen- «dant nous croyons devoir tenir les médecins en garde contre “ce mode opératoire, car, entre des mains inexpérimentées, il peut devenir très-dangereux. Les courants continus, par “cela seul qu'ils pénétrent profondément dans les tissus, «excitent même directement le nerf optique, et, dans heaucoup de cas, cette excitation doit être évitée. Nous rappellerons, à ce sujet, l'accident arrivé à M. Duchenne, chez un malade affecté de paralysie d'un côté des muscles de la face. Un jour l’opérant avec un appareil galvanique, en quelque point que fussent placés les excitateurs à la face, le malade percevait desflammes tellement éblouissantes qu’il lui semblait que l'appartement était en feu. «Il me pria, ajoute M. Duchenne, de suspendre toute application. Lors- - qu'il revint de son éblouissement, il se plaignit d’un trouble considérable de la vue et s’aperçut qu'il n’y voyait plus du côté ou l'opération avait été faite. L'œil du côté opposé ne paraissait pas avoir souffert. Je lui fis prendre immédiatement un bain de pieds; dès qu’il fut rentré chez lui une saignée lui fut pratiquée. La vue ne s'améliora pas; malgré “l'emploi d’une série de moyens excitants et un traitement rationnel, on ne put obtenir qu'un léger amendement; la vue est restée considérablement affaiblie, »
Cet accident, si loyalement décrit par M. Duchenne, doit nous être toujours présent à la mémoire, chaque fois que hous appliquons le courant du côté des yeux. Le tort de
“M. Duchenne avait été d'employer un courant trop fort, et de faire des interruptions, c'est là ee que font souvent
des médecins inexpérimentés lorsqu'ils cherchent à guérir l’amaurose ou l’atrophie commencçante du nerf optique.
Il faut bien se garder d'employer un courant trop intense etde faire des interruptions fréquentes, car souvent l'emploi peu méthodique du traitement hâte et exagère le travail inflammatoire et précipite la cécité complète. Nous avons vu des malades qui ont ainsi éprouvé une aggravation très- È grande, non-seulement entre les mains des élécirisé el empiriques, mals même en étant soignés par un oculiste très-distingué et de grande réputation. Voulant, sans doute, F suivre complétement la méthode préconisée par Benedikt,.
il promenait sur le front et sur la tête les rhéophores d'un courant assez fort,et la personne électrisée pendant lan séance avait presque constamment la sensation des phosphènes. Nous le répétons, 1l faut une grande expérience et beaucoup de prudence dans l'électrisation du nerf optique, et, pour notre part, nous n’électrisons presque jamais que le ganglion cervical supérieur et le centre cilio-spinal. Nous agissons ainsi également et par action réflexe sur le nerf opüuque et directement sur la crreulation imtra-crànienne. Ce. procédé a l'avantage de ne pas déterminer d’irritation du nerf optique, et, dans la plupart des cas, 1l donne des résultats avantageux. Dans l’atrophie progressive du nerf optiques nous avons pu quelquefois enrayer la maladie, ce qui est | déjà un grand point; dans quelques cas même, comme le prouve l'observation suivante, nous avons même amélioré
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R. Ch.., âgé de cinquante ans, se plaint, depuis trois ans, de iles de douleurs dans les lombes, de fourmillement dans les | jambes avec douleurs fulgurantes. Incertitude et hésitation dans la ns À
che, surtout les veux fermés. |
A lexamen de la vuc on trouve que le malade ne voit avec l'œil droit
que les doigts à 6 pieds; avec un verre biconvexe 10, il ne peut lire que
- quelques mots du n° 18 de l'échelle de Jæger, le champ visuel est
- libre; l’œil gauche est emmétrope, l’acuité de la vision égale £ ; avec | -un verre biconvexe 10, le malade lit le n° 1 de l'échelle de Jæger à
8 pouces. Les pupilles sont excessivement rétrécies.
A l’ophthalmoscope on constate une atrophie des papilles des nerfs optiques plus avancée à droite, teinte bleuâtre. Après trois mois de . traitement, les phénomènes du côté de la moelle s’améliorent, et en - même temps la vision s’est également amendée.
“ Le malade voit alors avec son œil droit les doigts à 2 pieds, avec un 1 verre biconvexe 40, il lit le n° 16 de l'échelle de Jæger. L’œil gauche est dans le même état. Deux mois après, le malade voit avec son œil
. droit les doigts à 10 pieds et lit les petits mots du n° 14 de l’échelle de Jæger avec un verre biconvexe 10. L’acuité de la vision de l'œil gauche égale À
- Paralysie des nerfs musculaires de l'œil.— Ces paralysies “ peuvent, comme celles du nerf optique, être idiopathiques ou symptomatiques.
* Lorsqu'elles sont symptomatiques de lésions cérébrales, « elles se présentent souvent isolées (par exemple le my- … ilriasis). La paralysie dela troisième paire par cause cérébrale est souvent accompagnée de myosis au lieu de mydriasis. … Les paralysies idiopathiques sont périphériques et causées la … plupart du temps par une affection rhumatismale. Le pro- … nostic est bon lorsque ces affections sont récentes, 1l est la … plupart du temps défavorable si la paralysie est ancienne et 14 a encore éprouvé aucune amélioration par d’autres trai- . tements. à … Letraitement local consiste dans l'é lectrisation de certaines - branches du trijaumeau ; “mais ici encore, pour les raisons que nous avons exposées plus haut, nous préférons presque . n’électriser que le sympathique. Dans les deux
… observations suivantes, nous n’avons électrisé que le sym- É. E ONIMUS ET LEGROSe 39