‹ Traité d'électricité médicale [electronic resource]Chapitre 78 sur 173 · EL · texte numérisé non relu

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514 RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES El CLINIQUES.

pathique au cou et le centre cilio-spnal, et l'affection, | quoique locale, a été guérie et même assez rapidement.

Me Marie D..., âgée de soixante-deux ans, demeurant à Nanterre, … se présente à la Clinique de M. Liebreich, le 20 mars 1869. On constate un stfabisme convergent de deux lignes, suite d’une parésie de la sixième paire à droite. L’affection a commencé il y a un mois. ë.

En examinant la réfraction, on trouve à l’œil droit un astigmatisme myopique de ;£ axe vertical; l’acuité de la vision de cet œil égale ? ; « une presbytie de -£. La malade lit avec un verre biconvexe 15, combiné avec un verre cylindrique convexe axe horizontal 36, le n° 4 de LACS de de Jæger à 8 pouces. "4

A l'œil gauche on trouve un astigmatisme myopique de H ; axe vers tical incliné de 20 degrés en dedans. L'acuité de la vision de cet œil M égale +; la presbytie est de :£. La malade lit avec un verre biconvexe « 15, combiné avec un verre nee convexe 30, axe horizontal le 4 n° 1 de l'échelle de Jæger à 8 pouces. 1100

Elle nous est adressée vers le milieu d'avril, et nous faisons trois M séances par semaine d’électrisation, en plaçant les rhéophores sur les « vertèbres cervicales et sur le sympathique. 4

Le 5 mai 1869, la diplopie a beaucoup diminué, de la largeur de « la main à la largeur d’un doigt. A la fin du mois la guérison est complète, ?

— M. R... (1), âgé de cinquante et un ans, aiguilleur sur la ligne du # Midi, vient à la clinique du docteur Wecker, le 8 septembre 1868, afin d'obtenir la guérison d’une diplopie qui fait, dit-il, le tourment de sa vie. »

L'épreuve des doubles images, faite à l’aide d’un verre Jérémie) | teinté de rouge, mis du reste devant l’œil qu’on soupçonne être sain, donne comme diagnostic une paralysie du droit externe de l'œil gauche et du droit supérieur du même œil. à

À une distance de 20 pieds, les deux images étaient latéralement x. distantes de 3 centimètres ; en hauteur, de 80 centimètres. |

Avant l'apparition de la diplopie, le malade avait souffert de fortes douleurs de tête, que nous soupçonnons avoir élé rhumatismales,

On prescrit provisoirement de l’iodure de potassium à l’intérieur et des frictions mercurielles et belladonées sur le front et les tempes.

(1) Observation communiquée par M. Burcke, chef de chez de De M. Wecker. “à

De plus, on fait un choix de verres destinés à amoindrir, autant que

. faire se peut, la diplopie pour les objets rapprochés.

- Quinze jours après, le malade est envoyé à M. le docteur Onimus, qui

. le soumet au traitement des courants continus.

… M. R... revient nous voir à la clinique tous les dix jours, et à chaque

… visite, l'épreuve des doubles images est faite, ainsi que la valeur de

L leur écartement au moyen des prismes.

4 Après quinze séances d’électrisation, l’écartement des images, vaincu

- seulement par un prisme n° 14, est à la fin neutralisé par un prisme n° 4.

“ La diplopie latérale persiste plus longtemps.

| Dès ce jour, le malade ne fut plus incommodé par la gêne horrible

4 qu’occasionne cette infirmité, surtout pour des yeux voués à un métier qui demande une grande fixité et une grande précision dans le regard.

Dernièrement nous avons revu le malade, et c’est à peine s’il accuse un léger dédoublement de la flamme d’une bougie, qu’on lui donne comme objet de fixation.

Affection parétique du sympathique.

1 La plupart des affections du sympathique ont été étu- 1 diées en même temps que les autres affections qui les ac- - compagnent; c'est ainsi que l'étude des paralysies des nerfs à sympathiques a été faite en même temps que celle des trou- bles vasculaires. Les affections spinales produisent égale- . ment des altérations consécutives des ganglions sympathi- : ques, mais dans ces cas les phénomènes se confondent la plupart du temps avec ceux de l'affection primitive.

Nous n’aurions donc pas à faire un paragraphe spécial pour les affections du sympathique, si nous n'avions eu

À plus d’un titre; malheureusement nous n'avons pu suivre le malade, car au bout de fort peu de temps de traitement,

ke

la guerre survenant avec la Prusse, il fut obligé de partir « pour l’armée. de

Blanpain, âgé de vingt aus, employé de commerce, sans maladies antérieures. À l’âge de six ans, il a eu une brûlure assez étendue du bras | sauche sans aucune complication ; à l’âge de quinze ans, il a ressenti des migraines qui revenaient presque tous les trois jours et qui restaient … | limitées au côté gauche de la tête. Quelques mois plus tard, il lui semble que la paupière de l’œil gauche faiblit et se soulève un peu moins facilement. Fr

Un an plus tard, il éprouve, la nuit, des crampes dans la jambe gauche; ces crampes ne durent qüe pendant un temps très-court et ne «4 surviennent que très-rarement, à peine une fois par mois.

Vers la même époque, il remarque que pendant les. températures ambiantes, moyennes ou chaudes, la peau qui recouvre le poignet gauche est constamment en transpiration. Par les temps froids, il éprouve, au contraire, des douleurs sourdes dans le bras gauche, et la transpiration cesse. [l compare ces douleurs à des douleurs rhumatismales ; il « les ressent surtout dans les articulations de la main. #1

Depuis un an, la joue gauche est toujours plus rouge que la joue droite, et le malade accuse, de ce côté de la face, une sensation de cha- « leur bien plus prononcée. De plus, surtout vers le soir, il survient par "« places des sueurs abondantes. Ces sueurs apparaissent dans les régions F qui avoisinent l’œil gauche. La vue du côté gauche est par moment un M peu trouble, et ce symptôme apparaît surtout le soir. La pupille de l'œil 1. gauche est contractée et très-petite. Ce sont ces derniers phénomènes re qui déterminèrent le malade à consulter le docteur Liebreich qui, après Ml lui avoir fait suivre, pendant quelque temps, un traitement interne à

iodure de potassium, nous ladressa pour essayer l'emploi de l’électricité. M. Liebreich avait, en même temps, constaté un ptosis léger, « ou myosis variable ; il avait trouvé le nerf optique parfaitement sain, | l’accommodation et la vue normales. ; 4

Lorsque nous vîmes le malade, pour la première fois au mois de mai 1870, il avait la face du côté gauche plus rouge et plus chaude au toucher que du côté droit. La pupille était fortement contractée, et la pau-« pière baissée à moitié sur le globe de l'œil. Les sueurs apparaissaient tous D | les matins et tous les soirs; elles persistaient pendant près d’une demi- | heure. Elles étaient plus abondantes le matin, et c’est également à ce moment que la pupille était plus contractée, Il ressent en même temps

… des douleurs dans les articulations de la main, qui sont toujours plus fortes vers le soir.

Les migraines ont disparu depuis six mois.

| Au thermomètre, la température paraît un peu plus élevée de 0,3 à 0,6 du côté gauche.

. Le malade ne se plaint d’aucun malaise, et sa santé générale est très- bonne, * Nous commençâmes le traitement par l’électrisation très-modérée du ganglion cervical supérieur du côté gauche. Au bout de cinq séances, la paupière supérieure se relevait mieux, et la différence sous ce rappori - entre les deux yeux n’était plus appréciable.

Les douleurs des articulations de la main avaient disparu.

Au bout de quatre nouvelles séances, le malade crut remarquer que les sueurs étaient un peu moins abondantes,

La pupille était toujours contractée, et sous ce rapport il ne s'était encore produit aacun changement.

C’est à cette époque que le malade fut obligé de partir pour l’armée | . et que nous le perdîmes de vue.

La succession des phénomènes nous paraît très-curiense dans cette observation, et elle semble démontrer que la migraine est bien une névrose du ganglion cervical supérieur,

qui à la longue peut amener une sorte de parésie.

Cette affection avait déjà été signalée, pour la première … fois, par le docteur Horner (Zehender's klin. Monatschr.. … juillet 1869).

- Dans le Bulletin de la Société médicale de la Suisse ro- … mande (Lausanne, 1870), nous trouvons des faits analogues … communiqués par M. le docteur Dufour. Les cas observés «sont au nombre de cinq, comprenant tous des personnes du sexe féminin.

La

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