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INFLUENCE DE L'ÉLECTRICITÉ SUR LE SYSTÈME MUSCULAIRE

On distingue deux espèces de fibres musculaires, les fibres

vements de locomotion et, en général, à tous les mouve- ” : ments volontaires ; les secondes aux mouvements de la vie 4 végétative et ne la paroi de la plupart des organes les M

sanguins, vessie, utérus, etc. Ces deux espèces de fibres musculaires ont des propriétés différentes au point de.vue |

étude, et comme l’action de l'électricité sur les fibres striées: est la plus connue, nous commencerons par rechercher les

divers courants électriques. s | Courants continus, — Les courants continus, s, appli

directement sur les muscles, déterminent des contractions

au moment de la fermeture et de l'ouverture du courant. La contraction produite par la fermeture est toujours plus "1 quelle que soit la direction des courants, que la contraction qui a heu à l'ouverture.

« Pour bien s'assurer que le courant n’agit que sur la fibre “musculaire et non sur les nerfs moteurs, il est nécessaire d’empoisonner l'animal par le curare (CI. Bernard), ou de faire la section du nerf plusieurs jours auparavant (Longet). Dans ces deux cas, on constate facilement que la direction “du courant n’a pas d'influence sur la contraction musculaire. Cependant, en enfermant dans un circuit de courant con- “tinu plusieurs muscles, on remarque le plus souvent que * fibres punars qui se trouvent ae du pôle négatif

Lu s les filets des nerfs de ne sont pas oder : éruis et à l'action électrolytique plus énergique du pôle né gatit.

À Des contractions galvanotoniques. — La question des contractions galvanotoniques est très-compliquée si l’on veut la suivre dans toutes ses conséquences. Elle se confond en partie avec la question encore très-déhattue du ‘on mus- Galire ou éonus. On sait que beaucoup de physiologistes ont admis que les muscles éprouvaient constamment une Cértaine influence continue et involontaire des organes cenfraux. Nous ne pouvons nous étendre sur ce sujet; mais juoiqu’au point de vue physiologique cette influence des cenres nerveux sur les fibres musculaires ne soit pas encore “bien démontrée, nous avons constaté, et par la vue et par les graphiques, pour des muscles sains et dans des cas

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pathologiques, que le muscle demeurait plus raccoueri pen 1 dant le passage d’un courant continu. | % Remak, qui a beaucoup étudié les contractions galvano= | loniques, rapporte comme 1] suit ses premières expériences. € Je fis d'abord usage d'un courant constant provenant den 40 éléments de Daniell ; mais comme il était trop doulou” reux, Je descendis à 30 éléments, et moins encore. Les | rhéophores de cuivre dont je me servis étaient égaux, et terminés par deux boutons demi-sphériques d’un diamètres intérieur d’un demi-pouce, recouverts d’une éponge humide. 1 et d’un linge. Je me fis appliquer l’un deux sous l’articu= lation du poignet, de manière que le nerf médian pas sàt sur le bouton, et que la main se trouvât pendante de l’autre côlé du MEDER, Au moyen de la main droite, jé fermai rapidementla chaîne en appliquant l’autre rhéo= phore sur un point plus élevé du nerf médian, soit dans | l'articulation du coude, soit au bord interne du biceps bra%« chial, 4 » Que le courant fût descendant ou ascendant je sentis dé S l'application du rhéophore supérieur une sensation de pico= tement suivant la ramification du nerf médian, jusque “ le bout des doigts; en même temps ma main, par un mot vement involontaire et croissant, mouvement produit parles 8 extenseurs de la main et des doigts et compliqué encor ‘| par leur extension forcée, commença peu à peu à s'élever jusqu’à former un angle de 45 degrés. Aussi longtemps ques le courant parcourait le nerf médian, la main resta dans cette position, mais, dès l'ouverture de la chaîne, elle res

- la main, parce que les muscles, néanmoins animés par le “nerf médian, ohéissaient encore à ma volonté. Mais cet état se reproduisait dès que je faisais cesser l'influence de 2ma volonté. Des phénomènes analogues se reproduisaient en faisant passer un courant constant par le tronc du nerf -radial. Un des rhéophores était appliqué entre les muscles “biceps et triceps, au point où le nerf radial devient trèssuperficiel, l’autre rhéophore sur la face dorsale de l’avant- “bras sur le trajet du nerf interosseux. Au moment de la “fermeture de la chaîne, j'observai des contractions continues ou ioniques de tous les muscles qui, dans-l'avant bras et la main, sont animés par les nerfs médian et cubital. C’est-à- “dire qu’il se produisait des phénomènes de flexion de la main “et des doigts avec une adduction dans la paume de la main. “On pouvait de même rendre visibles de semblables oppositions entre le nerf médian et le nerf cubital, et dès qu'on s introduisait dans le cireuit du courant les autres troncs nerveux, on pouvait observer des effets analogues opposés sur le trajet de chaque tronc nerveux. Il est vrai de dire que le . même jour j'observai encore des phénomènes différents sur “ l’autres personnes. Ainsi le courant constant traversant un “tronc nerveux ne produisait pas un mouvement antagonistique, mais bien une contraction tonique de tout le domaine “ du nerf traversé par le courant.

» Jusqu'à cette époque on savait que le courant constant, ‘ son entrée ou à sa sortie, provoquait une seule contraction . passagère. mais que dans l'intervalle les muscles restaient È en repos. On connaissait aussi les contractions dites éfaniques des muscles qui se produisent lors de l’action de courants - induits sur ces organes. On n’ignorait pas que Ces contrac- - tions, qui ne sont qu'apparemment uniformes, ne sont

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