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» est placé à l’origine des nerfs cervicaux et le pôle négatif
- dans une cuvette d’eau où la main est plongée.
De plus, sur les trente séances, les douze dernières ont
. été faites avec un courant ascendant, et nous ne sommes
nullement étonnés qu'elles n’amenèrent aucune améliora-
| tion. Elles auraient pu plutôt produire une aggravation.
Certes les courants induits ont amené la cessation des
contractures, mais ce n’est qu'un demi-résultat, car, si de
1866 jusqu'en 1869 les contractures n’ont plus reparu,
- «les douleurs rachidiennes sont revenues, plus vives que
“jamais, avec exacerbation pendant la nuit; elles persis- “iaient encore en 1869, malgré toutes les médications 4 employées » (1).
Voilà, d’après nous, comment le traitement par les cou-
rants continus aurait dû être employé.
Dans les premières séances, placer les deux rhéophores
: sur la colonne vertébrale, le pôle positif un peu au-dessus de à région douloureuse, et le pôle négatif au moins 10 cen- “imèlres au-dessous de cette région. Courant modéré et
“he devant provoquer qu’une sensation très-supportable. Pas de déplacement des rhéophores. Durée, de cinq à huit mi-
utes à la première séance, etaugmentant progressivement. … N'agir sur le membre que lorsque les douleurs rachidiennes auraient grandement diminué, et alors maintenir “toujours le pôle positif sur la région cervicale et placer le pôle négatif sur le trajet des nerfs périphériques, mais sans ire d'interruption, c’est-à-dire sans déplacer aucun des Théophores. Ce n’est que lorsque la contracture a cédé que,
pour rendre aux muscles plus de force et plus de facilité
(1) Duchenne, Examen critique des principales méthodes d'électrisa-
tion. 1870, p. 92 et suiv.
dans les mouvements, il est avantageux de faire quelques interruptions ou de promener les rhéophores sur les: troncs. nerveux ou sur les muscles (1). % Si, au bout d’un certain nombre de séances, et d’applicalion méthodique d’un courant constant sur la colonne vertébrale, les douleurs rachidiennes n’ont pas diminué, il est probable que les courants continus ne donneront. aucun résultat bien satisfaisant. Si, au contraire, on obtient après quelques séances une amélioration assez marquée, on peui presque affirmer que la guérison sera prochaine, et alors on peut espérer non-seulementla cessation des con=. tractures, mais encore la disparition des douleurs rachidiennes, ce qui est tout aussi désirable. À En résumé, nous croyons que dans toutes les contrac— tures, il est utile d'employer, selon les cas ou selon lan période de l’affection, soit les courants continus, soit les. courants induits, ou même les uns et les autres. À Seulement les courants continus doivent être employés lorsqu'on doit agir sur les centres nerveux, ou lorsqu'on veut agir sur les muscles contracturés mêmes, tandis que les
(4) Au mois de novembre 1870, un mobile entra dans l'ambule il établie aux Tuileries ; ses camarades prétendaient qu’il avait eu une attaque d’épilepsie. L e lendemain il eut une nouvelle attaque et il nous fut facile de constater que c’étaitune attaque d'hystérie. Nous n Es rons pas sur les divers symptômes observés chez le malade ; nous nous bornerons à signaler le fait suivant qui nous intéresse plus particulièrement. À la suite de ces attaques, qui duraient quelquefois une demi heure, notre malade avait des contractures musculaires très-doulss reuses, surtout dans les membres supérieurs; l'application d’un courant électrique continu de la moelle à la périphérie (appareil au Dre fure de mercure) abolissait très-rapidement et quelquefois même in
stantanément la contracture ; après la cessation trop prompte des cou= tants, les accidents reparaissaient quelquefois, mais alors le malade réclamait à grands cris l’application des courants continus qui le soulageait. ne