MALADIES DES NERFS PÉRIPHÉRIQUES
trothérapie s'esl développée de bonne heure el avec une prédilection parlicuiiére el dans presque tous les manuels d'électrolhérapie l'étude des paralysies, des crampes, des névralgies, des atrophies occupe une très grande place.
Pour le moment nous n'avons pas à nous occuper de ces questions qui d'ailleurs, dans nos leçons futures, sont l'objet de discussions spéciales et détaillées.
Je veux traiter ici simplement des lésions etafîections palpables plus grossières, des nerfs périphériques, lésions et affections qu'on peut incontestablement localiser, sans se préoccuper de leurs symptômes spéciaux, crampes, paralysies, névralgie, anestbésie, etc., qui dépendent aussi uniquement du siège accidentel de ces maladies dans des nerfs sensibles, moteurs, vaso-moteurs ou mixtes. Je ne puis ici que parler, en passant, des troubles de la nutrition moléculaires, plus délicats, que jusqu'ici l'on n'a pas pu définir d'une manière plus exacte, et qui sont à l'occasion et fréquemment la cause de troubles de fonctions et entraînent particulièrement, à leur suite, des névralgies, des crampes et éventuellement aussi une paralysie.
Il ne s'agit ici que d'un petit nombre de formes morbides, en première ligne, de l'inflammation des nerfs périphériques, delaném/e, dans ses formes subaiguës et chroniques, ensuite des modifications à coup sûr rares et difficiles à reconnaître dans la vascularisation des nerfs, de leur anémie et hypérémie et des hémorragies, encore beaucoup plus rares, dans leur épaisseur. Nous parlerons ensuite des lésions nerveuses, mécaniques et traumaliques , plus importantes que tout le reste, depuis leurs degrés les plus légers jusqu'à leurs formes les plus sérieuses, depuis une pression simple et légère, jusqu'à une contusion des plus fortes, depuis la compression lente et persistante (telle qu'elle est produite par des cicatrices, exsudations, abcès, etc.), jusqu'aux solutions de continuité traumatiques les plus graves, déchirures et seclions totales des nerfs, et finalement, en dernier lieu mais non le plus faiblement, last not least, r atrophie dégénérative des nerfs qui, certes, dans la plupart des cas, n'est que secondaire, est provoquée par d'autres lésions périphériques ou spinales, mais par-ci par-là surgit spontanément sous la forme de névrite chronique el parenchymateuse souvent décrite dans ces derniers temps. (Nous pouvons ici ne pas tenir compte de l'hypertrophie ni des néoplasmes des nerfs périphériques ; pour ceux-ci, on peut bien employer l'électricité, mais simplement comme moyen symptomalique, abstraction faite de l'éleclrolyse chirurgicale).
Si vous vous rappelez, Messieurs, tout ce que je vous ai dit à plusieurs reprises, vous n'aurez pas à chercher longtemps pour trouver les bases fondamentales de nature expérimentale el clinique, qui per-