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ACTIONS DE COURANT UTILISABLES

mettent d'espérer une action favorable de l'électricité dans ces différentes maladies des nerfs périphériques ; ce sont, avant tout, les actions catahjliques auxquelles échoit peut être ici aussi, la plus vaste sphère d'activité, par conséquent les influences sur la circulation et la nutrition, sur l'inflammation et ses suites qui, ici oià d'ordinaire vous avez à vous occuper de foyers de maladie superficiels et faciles à atteindre, apparaissent facilement et sûrement ; à cette question se rattachent aussi les actions sur les tissus de cicatrices, sur la cirrhose et la dégénérescence des nerfs, les influences sur la résorption des ex- Iravasalions et des exsudations, dans les nerfs et dans les gaines des nerfs, de plus sur l'action des troubles moléculaire ou nutritifs, provoquées par une compression de courte durée ou modérée ; dans tous ces états, les actions catalytiques du courant peuvent être utiles.

En outre ilfaudrautiliserles actions vaso-motrices qui se produisent indubitablement dans leshypérémiesetanémies,là où il est question d'accélérer la circulation, d'exciter la nutrition et de résister à l'atrophie dégénérative des nerfs. Peut être aussi les actions excitantes et modifiantes du courant, trouvent-elles ici leur place, car dirigées sur les voies et les centres trophiques, elles modifient les troubles locaux de la nutrition ; on peut en tout cas les utiliser dans les divers troubles fonctionnels (moléculaires, nutritifs plus délicats) qui, dans ce chapitre ne nous occupent que d'une manière secondaire.

Les expériences pratiques pour démontrer l'apparition de tous ces effets ne sont pas précisément rares ; cependant on ne saurait constater une action prompte et énergique pour toutes les formes morbides mentionnées plus haut, cela dépend de la nature du fait. Làoii il s'agit de graves lésions organiques, de cicatrices, d'atrophie dégénérative, etc., les effets ne peuvent pas se produire rapidement mais on trouve assez souvent de prompts succès dans la névrite et encore davantage dans les lésions plus légères, qui forment la base de tant de névralgies périphériques, etc.. Permettez-moi de noter tout d'abord une série' d'exemples.

36° Observation personnelle. — Névrite chronique du médian. Quérison par le courant galvanique. — Femme de 40 ans, souffrant, depuis plus de 15 mois, d'une névrite du nerf médian, au-dessusdu poignet droit. Celacomraença par un engourdissement des quatre premiers doigts ; pais survinrent des douleurs dans la même région ; elles augmenLèrent peu à peu tellement, qu "elle ne pouvait plus dormir. On peut sentir le nerf médian, au-dessus du poignet, sous forme d'un cordon épais, en forme de fuseau et enflé ; douleur à la îoression. Il existe delà douleur et une sensation de fourmillement dans toute la région du nerf. Troubles trophiques de la peau dans la même région. La douleur est exactement localisée, contusive, brûlante, mais lancinante seulement par moments. Au moment des paroxysmes, elle s'étend

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jusqu'au coude et à l'épaule. Il n'y a pas d'anesthésie. La motililé des muscles de l'éminencc thénar n'est pas Lvks afTecl^'e ; mais la main se fatigue vile en travaillant. — \.'cxcilabililé famdique el galvanique du nerf s'est un peu élevée, — Traitement r/alvanique : pôle positif stable sur les nerfs audessus du poignet et au coude. — Brillant succès. Après la première séance, quelques heures de repos. Après la deuxième séance « amélioration notable ». Après chaque séance, mieux sensible, durant jusqu'à la nuit. Sommeil bien meilleur ; après la dixième séance, la patiente a dormi toute la nuit. La sensibilité de la main est plus normale. La malade se sert mieux de sa main. La douleur, lien diminuée, est plus étroitement limitée. — Peu à peu, l'enflure du nerf diminua. Au bout de 70 séances, la guérison fut complète. Toute douleur avait disparu. On ne pouvait plus constater de différence dans l'épaisseur des deux médians. 11 n'y avait plus d'augmentation dans l'excitabilité électrique. Les troubles vaso-moteurs trophiques sur la peau et les ongles ont disparu.

37° Observation personnelle. — Névrite noueuse (Neuroma?) du cubital, chronique. — Ingénieur, âgé de 25 ans ; a eu, il y a 20 ans, une luxation au coude droit; il en guérit, mais conserva une faible difformité, tout en gardant l'usage complet de son bras. Depuis environ 8 ans, quand il avait écrit ou dessiné longtemps (actes pendant lesquels le nerf cubital est mécaniquement comprimé sur le condyle interne un peu disloqué), il éprouvait un fourmillement au petit doigt de la main droite. Depuis 2 ans, faiblesse et amaigrissement de quelques petits muscles de la main. Depuis un an, le petit doigt lui fait continuellement l'effet d'être cotonneux et engourdi ; depuis longtemps, il lui semble que son quatrième doigt est perforé jusqu'au fond, ce dont il souffre beaucoup. Quand il plie fortement l'avant-bras, il éprouve de la douleur au nerf cubital. État: à la main droite, tout l'hypothénar, le court adducteur du pouce et la plupart des interosseux, entièrement paralysés et atrophiés. Par contre, le fléchisseur cubilal du carpe et les fléchisseurs des doigts sont normaux comme tous les autres muscles. — Complète réaction de dégénérescence dans les muscles paralysés. Sensibilité un peu diminuée dans la région cubitale, mais pas supprimée. — A l'articulation du coude, faible difformité ; sur le condyle interne huméral, on sent très bien le nerf cubital, qui présente sur ce point, un épaississement notable fusiforme et à peu près de la grosseur d'an haricot ; au-dessus et au-dessous, il est parfaitement normal et mobile. — Traitement galvanique: An stable sur ce renflement ; Ka alternativement au-dessus et au-dessous de lui, quelques commutations; puis action labile de la Ka sur la région cubitale. L'An est alors sur le renllement. Après 5 séances : sensibilité du petit doigt un peu améliorée. Ce jour-là, le patient peut contracter à volonté le court fléchisseur du petit doigt, ce qui auparavant était tout à fait impossible. Au bout de lo séances, amélioration persistante et progressive. Les mouvements dans l'hypothénar, le court adducteur du pouce et dans la plupart des inlerosseux (à l'exception du quatrième doigt) sont revenus, s'effectuent assez facilement. L'excitabilité faradique du nerf cubital au-dessus du poignet est revenue. Celle des muscles, pas encore. La sensation d'engoudissement a beaucoup diminué. Le renflement du cubital n'a pas varié. Le patient est renvoyé. L'amélioration fit plus tard encore des progrès.

OBSEUVATIONS THÉHAPEUTIQUES 369

38o Observation personnelle. — Névrite du plexus brachial (?). Paralysie combinée du bras et de l'épaule (Erb.). Homme de 1)2 ans, malade depuis cinq semaines. Il éprouvait une douleur et une raideur dans la moitié gauche de la nuque, d'où la douleur se porta dans l'épaule et dans le bras, simultanément avec des paresthésies du pouce et de l'index. Faiblesse et paralysie progressive du bras. Douleur d'abord violente, diminuant peu à peu, paralysie n'ayant pas varié. L'examen donne : paralysie complète, et amaigrissement notable du delloide, biceps, brachial interne, long supinateur ; le court supinateur aussi paraît affaibli. Tous les autres muscles de l'extrémité supérieure de gauche sont à l'état normal. Au pouce et à l'index, la sensation dii tact est quelque peu émoussée; quant au reste, la sensibilité y est normale. Dans la fosse snpraclaviculaire gauche., quelques points sensibles à la pression, comme le sont aussi les muscles. L'excitabilité électrique paraît avoir un peu diminué. Traitement galvanique : An, stable sur le plexus brachiale, galvanisation du sympathique, et labile en descendant à travers les nerfs et muscles paralysés. — Après o séances, le biceps se contracte un peu. Après 7 séances, le patient peut plier l'avant-bras. Après 10 séances, traces de contraction sur le deltoïde et le long supinateur. Après 15 séances, le patient peut reporter la main sur la tête. Après 3o séances, guérison complète. Excitabilité électrique de nouveau normale.

39° Observation de R. Remak. — Paralysie du deltoïde. Névrite du plexus brachial. — Homme de 31 ans. Rhumatisme des trois grandes articulations du bras droit, depuis 3 mois. H y a deux mois, paralysie subite et complète du deltoïde droit, laquelle résiste à tous les essais thérapeutiques (faradisation, vésicatoires). L'articulation de l'épaule est encore un peu sensible. La paralysie du deltoïde est encore assez complète. En opérant une pression sur le plexus brachial, on trouve un gonflement palpable et douloureux : surtout la oii émerge le nerf axillaire. L'application labile de la Ka sur les muscles n'a pas de succès immédiat. — Par contre, l'action stable de l'An sur la partie douloureuse du plexus (2 à 3 minutes), permet au malade d' élever aussitôt son bras jusqu'à la verticale. Le gonflement du plexus brachial paraît ensuite moins sensible. Deux applications ultérieures du courant confirment la guérison.

40° ObservaiioJi personnelle. — Paralysie traumatique du bras gauche (par une luxation de l'épaule). — Homme de 63 ans ; 23 octobre 1869, luxation de l'épaule gauche ; aussitôt paralysie du bras. Réduction facile; d'abord forte anesthésie, qui s'est maintenant améliorée un peu. Au 23 février 1870, paralysie complète de tout l'avant-bras gauche et delà main (fléchisseurs, extenseurs, supinateurs, etc.). A la partie supérieure du bras, le biceps est encore tout à fait paralysé ; le biceps et le brachial interne sont conservés. Complète DR dans les muscles paralysés et atrophiés. Sensibilité diminuée à la main et au côté radial de l'avant-bras. Traitement galvanique : stable à travers l'articulation de l'épaule, surtout en partant de l'aisselle (An) ; puis Ka labile à travers les nerfs et les muscles. Après trois jours, se manifeste déjà un mieux sensible; motilité du biceps sensiblement améliorée. Le 3 mars, durant l'application du courant sur l'épaule, se manifeste une légère fluctuation dans la musculature de l'avant-bras (au fléchisseur radial du carpe, et commun des Erb. — Électrolhérapie. 24

MALADIICS DES NKHFS l'ÉHiniÉHIQUES

doigts). Lors de la conimulalioii du courant sur le pôle négatif, ces muscles éprouvciiL uue secousse, «jui pari aussi du nerf, (Courte secousse). Pendant que la Ka a son sidiji: sous l'aisscllc, se manifeste une Udére eofitrarlion volontaire desdils muscles. ÎJ mars : amélioration nolahie dans la inotilili; des fléchisseurs à l'avanl-hras. — 29 mars: l'An étant stable sous l'aisselle, il se manifeste aujourd'hui un léger mouvement dans les muscles extenseurs, à l'avant-hras, ainsi (|ue des traces de contraction lors d'une tentative pour contracte!' volontairemenL ces muscles. Leur molilité augmente visiblimenl les jours suivants. L'aspect du bras et de la main, qui étaient auparavant bouffis, rouges, bleus et froids, est devenu bien plus satisfaisant. — 6 avril, le patient cesse son traitement et il est foi t ainélioié. — Juin : le mieux s'est encore accentué.

41° Observation 'personnelle. — Paralysie du nerf radiai droit (névrite? Irauma?) — Homme de 4;j ans. 20 décembre 1874, apparition subite d'une paralysie du radial de la main droite (avec sensation de vertige, dont on ne peut découvrir la cause). Outre cela, fourmillement dans la région radiale de la main. La faradisation de l'avanl-bras n'a aucun résultat satisfaisant. État au li) février 187o : loaralysie de toute la région radiale, à r avant- bras. Au nerf radial lui-môme, à l'avant-bras, absolument rien de pathologique à trouver. La sensibilité n'est pas troublée objectivement. Au moyen de l'exploration électrique, on peut, avec une sûreté absolue, localiser le siège de la lésion (interruption de conductibilité) dans la région où le nerf contourne l'os du nerf. Au-dessous de celles-ci existe dans la région névro-musculaire une DR ; au-dessus on ne peut absolument pas provoquer de contraction en partant du nerf. Traitement galvanique : An sur la nuque, Ka stable sur le point de la lésion (quelques commutations, puislabile à travers nerfs et muscles). — Dès le jour suivant, amélioration notable, la main peut rester quelque temps dans la position horizontale. Après le quatrième traitement, amélioration notable, surtout dans le long supinateur, les extenseurs radiaux et des doigts. Du point de contour, on peut aujourd'hui, provoquer une faible contraction dans les mêmes muscles ; après chaque séance, amélioration notable. Renvoyé guéri après 22 séances ; l'excitabilité électrique se rapproche du degré normal.

42° Observation de Mor. Meyer. — Névralgie {névrite ?) du plexus brachial. — Jeune fille de 14 ans; depuis 9 mois, douleur dans le quatrième espace interosseux de la main droite, douleur qui s'étend peu à peu, en suivant le trajet du radial jusqu'au bord postérieur du deltoïde ; à l'angle externe du plexus brachial, un petit point épaissi et douloureux à la pression. L'action de l'An stable sur ce point amène une amélioration immédiate ; guérison après 177 séances.

43» Observation de Mor. Meyer. — Névralgie [Névrite?) du nerf cubital. — Jeune fille de 19 ans, à la suite d'une exostose et d'un solide bandage appliqué à cause de cela. Douleur au quatrième espace métacarpien droit, longeant le trajet du rameau du nerf cubital, jusqu'au coude et jusqu'au côté droit du cou. Incapacité de travail. Grande sensibilité à la j^ression sur la partie inférieure du plexus brachial. (Névrite ascendante?) L'application de l'An (10 éléments) sur cet endroit, améliore beaucoup la station, dès la qua-

OUSElîVATlOiNS TU lîH Al'liUTlQUES

trièiiie séance. Après 20 séances, la patienLe pouvait jouer du piano pendant une demi-heure et même pendant une heure ; mais le mal n'a entièrement •disparu qu'après o4 séances,

440 Observation personnelle. — Nèvnil()ie ocdiritalc et du trijumetiu droit {JSévrile.) — Compositeur typographe, 24 ans; en avril 1873, violente névralo-ie supra et infraorbitaire droite. Il fut guéri au bout de 4 séances galvaniques, avec l'An stable. — Juin 1872, névralgie dans les deux trijumeaux (troisième branche) et dans l'occipital. Guérison obtenue en peu de jours avec VAn stable.

Août 1873 : depuis 14 jours, douleur, d'abord à l'oreille droite, à la moitié droite du visage (dans tous les trois rameaux du trijumeau et dans la moitié droite de l'occiput et de la tète. Douleurs vives et lancinantes, surtout pendant quelques heures de l'après-midi. Avec cela, sentiment d'engourdissement dans la région occipitale et dans toute la moitié droite du visage ; lors des excès, forte salivation. — Pas»de points douloureux à la face : mais il y en a au nerf grand occipital. Sur toute l'étendue de la région endolorie, existe w?ie anesthésie d'une intensité modérée. — Traitement galvanique: An stable, en le faisant glisser devant l'oreille et à l'occiput Après les cinq premières séances, faible amélioration. Apiès 10 séances, renvoyé guéri.

450 Observation personnelle. — SciaLique gauche ; Anesthésie {Néorite?) — 43 ans, employé à la gare d'un chemin de fer, malade depuis quatre semaines, par suite d'un refroidissement, avec vive douleur lombaire dam la jambe gauche eL le pitd; très intense pendant 14 jours ; puis le patient resta pendant 8 jours assez calme ; mais, dans toute la jambe gauche, sensation d'engourdissement et de duvet, depuis le bassin, dans toute la région du sciatique, avec «ela, toute la jambe est très faible, au point qu'il ne peut marcher qu'à l'aide d'une canne. (Névrite ischiatique.) — Etat: il marche en boîlant, ya?n6e très faible, mais tous les mouvements sont possibles. La sensibilité a diminué à la face postérieure et latérale de la cuisse et dans toute la jambe, la sensibilité au toucher et à la douleur très fortement diminuée, elle est obtuse, mais pas entièrement éteinte. Sensation de froid très accusée dans la jambe gauche, qui est a.\issi objectivement plus froide que la jambe droite. — A part cela, rien de particulier objectivement parlant. — Traitement galvanique : de 20 à 24 éléments, descendant, stable, quelques fermetures de courant.

Au b"Ut de i séances: amélioration; la sensibilité redevenue bonne dans la jambe ; elle est encore diminuée dans le pied et dans la cuisse. — Après 8 séances : amélioration considérable. Le patient marche beaucoup plus facilement; mais sa sensibilité n'est pas encore redevenue tout à fait normale. Les jours suivants, la douleur sciatique reparaît, surtout la nuit. Après in séances, plus de douleur ni de sensation d'engourdissement; objectivement, la sensibilité aussi est redeveuue-to«4,-à fait normale. Renvoj'é guéri, il est resté guéri.

46" O^istrvaliin personnelle, — Névralgie supraorbilaire droite. — Gantier, âgé de 26 ans; depus 5 jours, violentes douleurs névralgiques àtms le nerf supraorbitaire droit, durant toute la journée ; repos, la nuit. Point douloureux au trtiu sus-orbit. très accentué ; nei'f, sensible à la pression dans toute son étendue. Pas de trouble de la sensibilité. — Traitement galvanique : 8 éléments ; An stable sur le tronc nerveux; Ka sur la main gauche ; immé-

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diatement après, la douleur a disparu. Guérison après deux autres séances. Le point douloureux à disparu dès la fin de la première séance.

47" 0bscrvuti07i personndk. — 'Névralgie du rameau superficiel du ntrf radial (jauche. — Domestique, iif,'(';e de 33 ans. Klle a, depuis huit jours, à partir de 4 lieures de l'après-midi, les douleurs les plus vives, juste dans la z(jne de distribution et le long du 71e?/ radial superficiel, lesquelles durent toute la nuit. Les mouvements de la main et des doigts s'effectuent plus difflcilemenL pendant les paroxysmes. Depuis six jours, sensation d'engourdissement à la main, dans la région de distribution du nerf. Le point douloureux est sur le nerf. — Traitement galvanique : courant descendant, stable, à travers le nerf, 3 à 4 minutes. Dès la première séance, la douleur disparut, il n'en resta plus que de très légères traces, qui disparurent aussi après les deuxième et troisième séance.

48° ûbsii'vation personnelle. — Névralgie du nerf trijumeau. Herpès lahialis.

— Domestique, âgée de 24 ans. Malade depuis trois jours, elle a des vomissements, des maux de tête et un peu de fièvre -, depuis hier, elle a une douleur localisée sur la moitié gauche du visage, très vive, surtout sur les joues et sur le front et s'irradiant jusque dans les deuï mâchoires; tous les jours de cinq à six paroxysmes, d'une demie à une heure de durée. — Points douloureux au trou supra et infraorbitaire. — Herpès lahialis de la lèvre inférieure gauche. — 21 mars, traitement galvanique, stable, depuis la fosse mastoïde jusqu'au trou supra et infraorbitaire et menlonnier ; quelques fermetures de courant. Immédiatement après, grande amélioration. — 22 mars : rien que deux accès modérés depuis hier. Points douloureux, moins sensibles. — 23 mars : hier, plus d'accès. Aujourd'hui: légers accès, particulièrement dans le frontal. Ce nerf est traité à part. — 24 mars: aujourd'hui, pour la première fois, dans la matinée, un léger accès. L'herpès se dessèche. Plus de points douloureux- — 26 mars: sort guérie.

49° Observation de Leber. — Névrite optique, rétrobulbaire. — Homme de 19 ans. Depuis huit mois, état persistant de l'afTeclion, malgré tous les traitements ; puis amélioration surprenante et très prompte. Guérison presque complète d'un œil, pendant la galvanisation du sympathique (An au ganglion supérieur), alors que la direction transversale du courant à travers les tempes fut restée infructueuse. Après chaque séance, on pouvait constater une amélioration de la faculté visuelle.

bO» Observation de Donald Fraser. — Atrophie blanche des nerfs optiques.

— Homme de 59 ans. Sa vue s'affaiblit depuis cinq ans et cela notablement depuis 9 mois. — Septembre 1871 : œil droit. Vue, vingt sur quatre pouces; 02il gauche, sur huit pouces. — OphLaimoscope : les deux tiers externes de l'optique sont blancs et brillants; le tiers intérieur hyperémié; les veines sont sinueuses et dilatées ; les artères, diminuées en nombre et en calibre ; raies blanches le long de quelques vaisseaux. Aucune autre espèce de maladie. Diagnose: dégénérescence primaire du nerf optique. — Pendant quatre semaines, traitement au mercure et à l'iode, sans succès. — Octobre 1871 : Vue, vingt avec les deux yeux sur sept pouces i. Galvanisation, six éléments, vingt secondes, à travers les tempes ; puis immédialement Vue, vingt sur dix pouces. — Traitement: direction transversale et longitudinale du courant à

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