PARALYSIE FACIALE ; SA RÉACTION ÉLECTRIQUE 40S
d'une manière anormale, avec une secousse lente et avec une prépondérance de l'An F S). Celle forme présente aussi encore un pronostic relativement favorable. La maladie guérit dans l'espace de quatre à six semaines, rarement au bout de huit ou dix semaines. Souvent la motilité est presque entièrement rétablie avant que les changements de l'excitabilité galvanique aient disparu des muscles. La guérison est complète, sans être suivie de contractures ni de secousses spasmodiques spontanées, dans les muscles de la face. [Forme moyenne de la paralysie faciale rhumatismale.)
Enfin un grand nombre de cas appartiennent au troisième groupe; ce sont ceux, clans lesquels se manifestent aussitôt et d'une manière éclatante tous les phénomènes de la réaction complète de dégénérescence, dans lesquels l'excitabilité des branches nerveuses baisse très rapidement et s'éteint, tandis que les muscles subissent les modifications caractéristiques de l'excitabilité faradique, galvanique et mécanique. Ici le pronostic est réellement peu favorable, car ces cas ont besoin chaque fois de beaucoup de tempspour guérir ; c'estseulement au bout dudeuxième et du troisième mois que les premiers signes avant-coureurs du retour de la motililé commencent le plus souvent à se montrer et il peut se passer plusieurs mois jusqu'à ce que la guérison soit à peu près complète. Généralement cela n'arrive que lorsque pendant un temps assez long, il s'est manifesté une certaine raideur qui a duré pendant quelque temps et que des contractures et des secousses musculaires ont eu lieu. Cela peut durer six, dix, quinze mois et souvent un œil bien exercé peut discerner les traces indélébiles d'une paralysie antérieui-e. [Forme grave la paralysie faciale rhumatismale.)
Il n'est guère nécessaire d'affirmer que toutes les transitions possibles peuvent exister entre la forme légère et la forme grave de ladite paralj'sie, que la forme moyenne se rattache, d'un côté, étroitement à la forme légère et peut, d'un aut;'e côté, se transformer imperceptiblement en la forme grave.
Nous sommes donc ici dans la situation agréable de pouvoir, dès la fin de la première semaine (plus tôt même, dans les cas les plus graves) énoncer, grâce à l'exploration électrique, un pronostic presque absolument certain, relativement à la durée de la maladie et cela est très souvent excessivement utile, par rapport au public et une maladie qui défigure beaucoup le patient. Si nous trouvons à la fin de la première semaine qu'il n'existe pas la moindre trace de diminution d'excitabilité dans le nerf (mais seulement après une exploration très jninutieuse), alors la maladie dure de deux à trois semaines ; si au contraire nous trouvons une légb^e diminution de l'excitabilité : nous en avons alors pour quatre ou huit semaines ; si enfin nous trouvons une diminution élevée de l'excitabilité, dès ce moment, alors le mal dure au moins